Convention collective de l'industrie des cuirs et peaux 2026 : tannerie, mégisserie, salaires et droits

Mise à jour : 28/09/2026 Convention collective IDCC 0207

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 0207. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Tanneur, mégissier, corroyeur, chamoiseur, conducteur de machine de refente ou de corroyage, coloriste, technicien de laboratoire, agent de maîtrise d'atelier : les salariés des tanneries et mégisseries relèvent de la convention collective nationale de l'industrie des cuirs et peaux, identifiée sous le numéro IDCC 207 et publiée dans la brochure 3058. Née en 1956, elle a été entièrement réécrite par un avenant du 6 juin 2018.

Sa situation juridique mérite d'être comprise d'emblée : depuis un arrêté du 23 janvier 2019, son champ est fusionné avec celui de la maroquinerie (IDCC 2528), qui est devenue la branche de rattachement. Les cuirs et peaux forment désormais un secteur de cette branche, avec leurs propres dispositions et leurs propres salaires minima, négociés à part.

Vous trouverez ci-dessous la grille des ouvriers et la valeur du point des ETAM et cadres, un simulateur, les règles du travail de nuit, les congés d'ancienneté (qui remplacent ici la prime d'ancienneté), les congés familiaux, les préavis et indemnités par catégorie, et le maintien de salaire en cas de maladie. Plusieurs chiffres qui circulent sur cette convention sont faux : nous les signalons au fil de la page.

Étape 0 : tannerie, maroquinerie ou chaussure ?

La filière du cuir compte plusieurs conventions. Le critère est l'activité principale réelle de l'employeur ; la convention applicable doit figurer sur votre bulletin de paie (article R. 3243-1 du code du travail).

Transformer les peaux en cuir : IDCC 207 L'article 1er vise la tannerie, la corroierie, la mégisserie et la chamoiserie. Code NAF correspondant : 15.11Z (apprêt et tannage des cuirs). Organisation patronale : la Fédération française de la tannerie-mégisserie.
Fabriquer sacs, bagages, bracelets : maroquinerie Même branche depuis 2019, mais un autre secteur, avec sa propre grille : voir la convention de la maroquinerie (IDCC 2528).
Fabriquer des chaussures La fabrication de chaussures relève de sa propre convention : voir l'industrie de la chaussure (IDCC 1580).
Confectionner des vêtements La confection de vêtements, y compris en cuir, relève en principe de l'industrie de l'habillement (IDCC 247).

Pour l'identité technique des textes, voir les fiches IDCC 207 et IDCC 2528.

1. La fusion avec la maroquinerie : une seule branche, des règles par secteur

Dans le cadre de la restructuration des branches professionnelles, l'État a fusionné plusieurs petites conventions de la filière du cuir avec celle de la maroquinerie. Pour les cuirs et peaux, c'est l'arrêté du 23 janvier 2019 qui a opéré cette fusion. La maroquinerie est la branche de rattachement ; la négociation se fait désormais dans une commission paritaire commune.

Cela ne signifie pas que les tanneurs appliquent la grille de la maroquinerie. Les partenaires sociaux ont conservé des dispositions propres au secteur, dans une annexe du 22 mars 2021 (congés d'ancienneté, préavis, indemnités), et les salaires minima continuent d'être fixés par des accords distincts pour chaque secteur.

  • 6 octobre 1956 — convention collective nationale de l'industrie des cuirs et peaux.
  • 6 juin 2018 — réécriture complète du texte par avenant, étendue par arrêté du 10 juillet 2020 (JORF du 1er août 2020).
  • 23 janvier 2019 — arrêté de fusion du champ avec celui de la maroquinerie (IDCC 2528).
  • 22 mars 2021 — annexe spécifique au secteur des cuirs et peaux.
  • 30 juin 2021 — accord sur la maladie, l'accident et la maternité, étendu en 2022.
  • 18 février 2026 — accord salaires, effet au 1er janvier 2026, étendu le 4 mai 2026.
  • 1er juillet 2026 — nouvel accord salaires, effet au 1er juin 2026, pour tenir compte de la hausse du SMIC.

Source : annexe du 22 mars 2021 spécifique au secteur des cuirs et peaux, qui rappelle l'arrêté de fusion du 23 janvier 2019.

2. Grille des salaires 2026 étendue : deux coefficients rattrapés par le SMIC

La dernière grille étendue est celle de l'accord du 18 février 2026, conclu dans le cadre de la branche de la maroquinerie pour le secteur des cuirs et peaux. Il revalorise les minima de 1,18 % en moyenne, avec effet au 1er janvier 2026, et a été étendu par arrêté du 4 mai 2026. Les ouvriers sont classés sur quatre coefficients ; les ETAM et cadres sont rémunérés à partir d'une valeur du point.

CatégorieCoefficientTaux horaireMensuel 151,67 hDepuis le 1er juin 2026
OS1 Ouvrier spécialisé 113512,13 €1 839,69 €SMIC : 12,31 € / 1 867,02 €
OS2 Ouvrier spécialisé 214312,29 €1 863,91 €SMIC : 12,31 € / 1 867,02 €
OQ Ouvrier qualifié15512,73 €1 930,72 €Taux conventionnel
OHQ Ouvrier hautement qualifié17013,47 €2 042,27 €Taux conventionnel
ETAM et cadres : valeur du point de 10,66 € au 1er janvier 2026

Source : accord du 18 février 2026 relatif aux salaires minima du secteur des cuirs et peaux (Fédération française de la maroquinerie, FFTM / CFDT Services, CGT THCB), effet 1er janvier 2026, étendu par arrêté du 4 mai 2026 (JORF du 10 mai 2026). Montants mensuels tels que publiés. Classification des ouvriers : avenant n° 71 S du 18 janvier 2022.

Accord du 1er juillet 2026 : une nouvelle grille, pas encore publiée

Le SMIC est passé à 12,31 € de l'heure le 1er juin 2026, dépassant les coefficients 135 et 143. Un accord du 1er juillet 2026, signé par les fédérations patronales de la maroquinerie et de la tannerie-mégisserie et par la CFE-CGC, FO et la CGT, révise les minima de tout le secteur avec effet au 1er juin 2026. Ses montants n'étant pas encore publiés, nous ne les reproduisons pas. En attendant, le SMIC s'applique de plein droit pour les coefficients 135 et 143.

Pour les ETAM et cadres, la grille des coefficients n'a pas pu être vérifiée : nous ne publions donc pas de montants calculés. Votre coefficient figure sur votre bulletin de paie ; demandez à votre service paie le mode de calcul appliqué avec la valeur du point de 10,66 €.

3. Simulateur : votre minimum d'ouvrier et votre majoration de nuit

Choisissez votre coefficient, votre durée de travail et le nombre d'heures de nuit du mois. Le simulateur applique la grille de l'accord de février 2026, le plancher SMIC quand il est plus élevé, et la majoration conventionnelle minimale de 20 % pour les heures entre 22 heures et 5 heures.

Minimum mensuel ouvrier et majoration de nuit

La majoration est calculée sur le salaire minimum professionnel du coefficient : 20 % au moins, un accord d'entreprise pouvant prévoir davantage.

Minimum mensuel
—
Majoration de nuit
—
Total brut minimum
—

Constantes du 28/09/2026 : grille de l'accord du 18/02/2026 (effet 01/01/2026, étendu le 04/05/2026) ; SMIC 12,31 €/h et 1 867,02 €/mois depuis le 01/06/2026 ; majoration de nuit de l'article 13 E (au moins 20 % du salaire minimum professionnel, calculée ici sur le taux horaire du coefficient). Hors accord du 01/07/2026, non publié. Résultat indicatif ; pour le net, voir le calculateur brut / net.

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4. Travail de nuit, pauses et conditions de travail

Les tanneries travaillent souvent en équipes, avec des bains et des séchages qui imposent une continuité. La convention encadre le travail de nuit des ouvriers, mais de façon plus modeste que ce qu'affirment de nombreux sites : il n'y a ni majoration de 50 %, ni heure de pause payée.

Heures de nuit (article 13 E)

+ 20 % au moins

Pour les heures comprises entre 22 heures et 5 heures, une majoration au moins égale à 20 % du salaire minimum professionnel.

Pause (article 13 C)

20 minutes

Consécutives pour 6 heures de travail, comme le prévoit la loi. Elle n'est pas payée, sauf si elle constitue du temps de travail effectif.

Conditions pénibles (article 13 B)

Prime facultative

Des primes distinctes du salaire peuvent être attribuées pour des conditions particulièrement pénibles ou dangereuses. La convention n'en fixe pas le montant.

Pour les heures supplémentaires, nous n'avons pas trouvé de taux ni de contingent propres à la convention : les règles légales s'appliquent, soit 25 % puis 50 % de majoration (article L. 3121-36) et un contingent réglementaire de 220 heures par an. Le travail de nuit habituel ouvre aussi les garanties du code du travail (article L. 3122-1 et suivants).

Source : article 13 de la convention.

5. Congés : l'ancienneté se récompense en jours, pas en pourcentage

Les congés payés sont de 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés (article 22). L'ancienneté n'ouvre pas droit à une prime en pourcentage, contrairement à ce qu'affirment plusieurs sites, mais à des jours de congé supplémentaires (article 26, repris par l'annexe de 2021). Ces tranches ne se cumulent pas. L'entreprise peut remplacer ces jours par une prime d'un montant équivalent.

1 jour
à 10 ans
2 jours
à 20 ans
3 jours
à 30 ans
4 jours
à 40 ans

Article 26 de la convention ; annexe du 22 mars 2021, article 4.

Événements familiaux (article 24)

Les congés sont accordés sans condition d'ancienneté, rémunérés, et se prennent dans un délai d'un mois autour de l'événement. La dernière colonne indique le plus favorable entre la convention et l'article L. 3142-4, en vigueur depuis le 14 juin 2026.

ÉvénementConventionMinimum légalCe qui s'applique
Mariage ou PACS du salarié4 jours4 jours4 jours
Naissance ou adoption3 jours3 jours3 jours
Mariage d'un enfant1 jour1 jour1 jour
Décès du conjoint ou du partenaire3 jours3 jours3 jours
Décès du père, de la mère, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur3 jours3 jours3 jours
Décès d'un grand-parent1 jour—1 jour (convention)
Décès d'un enfant5 jours12 jours, 14 dans certains cas12 ou 14 jours (loi)
Annonce du handicap d'un enfant2 jours10 jours10 jours (loi)

Article 24 de la convention ; article L. 3142-4 du code du travail.

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6. Maladie et accident : un maintien qui dépend fortement de la catégorie

Le maintien de salaire est fixé par l'accord du 30 juin 2021 sur la suspension du contrat de travail, étendu par arrêté du 23 septembre 2022. Contrairement à une idée répandue, il n'est pas de 100 % pour tous dès un an d'ancienneté : c'est le cas des cadres, pas des ouvriers et employés, dont le régime suit la logique du socle légal (article L. 1226-1) avec une carence réduite pour les ouvriers.

AnciennetéÀ 90 % de la rémunération brutePuis à 66,66 %
1 à 5 ans30 jours30 jours
6 à 10 ans40 jours40 jours
11 à 15 ans50 jours50 jours
16 à 20 ans60 jours60 jours
21 ans et plusDurées plus longues, selon l'ancienneté atteinte

Condition : un an d'ancienneté. Un délai de carence de 3 jours s'applique aux ouvriers.

Après un an d'ancienneté, sans délai de carence : de 1 à 4 ans, 30 jours à 90 % puis 30 jours à 66,66 % ; à partir de 5 ans, plein salaire pendant 2 mois, durée portée progressivement jusqu'à 4 mois entre 10 et 25 ans d'ancienneté.

Après un an d'ancienneté : plein salaire pendant 3 mois, 4 mois à partir de 5 ans et 6 mois à partir de 10 ans d'ancienneté.

Source : accord du 30 juin 2021 relatif à la suspension du contrat de travail, étendu par arrêté du 23 septembre 2022 (JORF du 11 octobre 2022). Sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale.

7. Période d'essai et préavis

Pour les ouvriers et employés en CDI, la période d'essai est de 2 mois, renouvelable une fois pour 1 mois (article 18), dans les limites de l'article L. 1221-19. Pour les techniciens, agents de maîtrise et cadres, la convention renvoie aux avenants de catégorie, que nous n'avons pas pu relire. Le préavis dépend de la catégorie et, pour les ouvriers, de l'ancienneté.

CatégorieDémissionLicenciementDépart à la retraite
Ouvriers1 mois1 mois ; 2 mois à partir de 2 ans d'ancienneté1 mois avant 2 ans, puis 2 mois
Employés2 mois (après 1 an)2 mois
Techniciens et agents de maîtrise3 mois3 mois
Cadres3 mois4 mois

Sources : articles 18 et 19 de la convention ; annexe du 22 mars 2021, articles 5 et 7. Le minimum légal de l'article L. 1234-1 reste garanti.

Ouvriers âgés ou anciens : un seul mois travaillé

En cas de licenciement d'un ouvrier de 45 ans ayant 10 ans d'ancienneté, ou ayant 15 ans d'ancienneté, seul le premier mois de préavis est travaillé ; le second donne lieu à une indemnité d'au moins un mois de salaire.

Heures pour chercher un emploi

Ouvriers : 2 heures payées par journée de travail pendant le préavis de licenciement, dans la limite de 50 heures, non payées en cas de démission. Employés, TAM et cadres : par mois de préavis, un nombre d'heures égal à la durée hebdomadaire du travail, payées.

8. Indemnités de licenciement et de départ à la retraite

L'annexe de 2021 fixe des barèmes par catégorie, à partir de 8 mois d'ancienneté. Le salaire de référence est la moyenne la plus favorable des 12 derniers mois ou des 3 derniers mois. Pour les ouvriers et employés, les tranches ne se cumulent pas : le taux de la tranche atteinte s'applique à toute l'ancienneté. L'indemnité légale (article R. 1234-2) reste garantie.

CatégorieBarème conventionnelFace au légal
Ouvriers1/4 de mois par année de 8 mois à 5 ans ; 3/10 par année de la 6e à la 20e année ; formule légale à partir de la 21ePlus favorable de 6 à 20 ans
Employés1/4 de 8 mois à 4 ans ; 3/10 de la 5e à la 20e année ; formule légale au-delàPlus favorable de 5 à 20 ans
TAM5/20 de mois par année jusqu'à 10 ans ; 8/20 de 11 à 15 ans ; 10/20 au-delà de 15 ans ; formule légale à partir de 30 ans ; majoration de 15 % à 50 ans (3 ans d'ancienneté) ou 20 % à 55 ans (5 ans)Plus favorable
CadresPar tranches successives : 5/20 jusqu'à 5 ans, 7/20 de 5 à 10 ans, 10/20 de 10 à 20 ans, 12/20 au-delà ; plafond de 14 mois ; mêmes majorations d'âgeNettement plus favorable
Ancienneté5 ans10 ans15 ans20 ans
Ouvrier (mois)1,2534,56
Cadre (mois)1,2535,58
Minimum légal (mois)1,252,54,175,83

Comparaison calculée par nos soins, hors majorations d'âge.

Départ volontaire à la retraite

Sous réserve de la liquidation effective de la pension : 1 mois de salaire à partir de 5 ans d'ancienneté, 2 mois à 10 ans, 3 mois à 15 ans, 4 mois à 20 ans, 5 mois à 25 ans et 6 mois à partir de 30 ans (tranches non cumulatives). En cas de mise à la retraite par l'employeur, c'est la formule légale de l'indemnité de licenciement qui s'applique. Pour un calcul avec vos salaires, voir le simulateur d'indemnité de licenciement.

Sources : article 19 de la convention ; annexe du 22 mars 2021, article 7.

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9. Les métiers de la filière

La tannerie-mégisserie transforme des peaux brutes en cuir, par une succession d'opérations de rivière, de tannage, de corroyage et de finition. Le secteur emploie surtout des ouvriers spécialisés et qualifiés, des coloristes et des techniciens de laboratoire. En aval, les cuirs produits sont travaillés par les ateliers de maroquinerie, de chaussure et d'habillement.

Pour découvrir les métiers de la transformation du cuir en aval, voir les fiches coupeur cuir, piqueur en maroquinerie et maroquinier industriel. Ces métiers relèvent le plus souvent du secteur maroquinerie de la branche, avec sa propre grille.

10. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

Nous ne publions que ce qui a pu être vérifié dans le texte de la convention, de son annexe ou de ses accords. À la date de mise à jour, les points suivants n'ont pas pu être confirmés :

  • Les montants de l'accord du 1er juillet 2026 (effet au 1er juin 2026) et son extension.
  • Les coefficients des ETAM et cadres et donc leurs minima en euros.
  • Un contingent ou des taux d'heures supplémentaires propres à la convention.
  • La période d'essai des techniciens, agents de maîtrise et cadres.
  • Les garanties de prévoyance et de frais de santé de branche, et une éventuelle disposition sur l'enfant malade.

Nous avons en revanche retiré plusieurs affirmations fausses qui figuraient sur l'ancienne version de cette page et circulent ailleurs : une prime d'ancienneté de 3 à 15 %, une majoration de nuit de 50 % entre 21 heures et 6 heures, des heures supplémentaires de nuit et un dimanche majorés de 100 %, une heure de pause payée la nuit et un maintien de salaire à 100 % pour tous après un an.

FAQ — Convention des cuirs et peaux

La dernière grille étendue est celle de l'accord du 18 février 2026, applicable au 1er janvier 2026 et étendu par arrêté du 4 mai 2026. Pour les ouvriers, elle fixe 12,13 euros de l'heure au coefficient 135 (OS1), 12,29 euros au coefficient 143 (OS2), 12,73 euros au coefficient 155 (OQ) et 13,47 euros au coefficient 170 (OHQ). La valeur du point des ETAM et cadres est de 10,66 euros. Depuis le 1er juin 2026, les taux OS1 et OS2 sont inférieurs au SMIC de 12,31 euros, qui s'applique. Un accord du 1er juillet 2026, avec effet au 1er juin, revalorise les minima, mais ses montants ne sont pas encore publiés.

Oui. Un arrêté du 23 janvier 2019 a fusionné le champ de la convention de l'industrie des cuirs et peaux (IDCC 207) avec celui de la convention des industries de la maroquinerie (IDCC 2528), qui est la branche de rattachement. Le secteur des cuirs et peaux a toutefois conservé ses dispositions propres, confirmées par une annexe du 22 mars 2021, et ses salaires minima restent négociés séparément.

Non, il n'existe pas de prime d'ancienneté en pourcentage. L'article 26 de la convention accorde des jours de congé supplémentaires : 1 jour à 10 ans d'ancienneté, 2 jours à 20 ans, 3 jours à 30 ans et 4 jours à 40 ans, ces tranches ne se cumulant pas. L'entreprise peut les remplacer par une prime d'un montant équivalent au nombre de jours accordés.

Pour les ouvriers, les heures effectuées entre 22 heures et 5 heures donnent lieu à une majoration au moins égale à 20 % du salaire minimum professionnel, selon l'article 13 de la convention. Le temps de pause est de 20 minutes consécutives pour 6 heures de travail ; il n'est pas payé, sauf s'il constitue du temps de travail effectif.

Il dépend de la catégorie, selon l'accord du 30 juin 2021 étendu en 2022. Les ouvriers et employés ayant un an d'ancienneté perçoivent 90 % de leur rémunération brute pendant 30 jours puis 66,66 % pendant 30 jours, ces durées augmentant de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté ; un délai de carence de 3 jours s'applique aux ouvriers. Les cadres ayant un an d'ancienneté sont maintenus à plein salaire pendant 3 mois, 4 mois à 5 ans et 6 mois à partir de 10 ans.

Pour un ouvrier, le préavis est d'un mois en cas de démission ; en cas de licenciement, il est d'un mois, porté à deux mois à partir de deux ans d'ancienneté. Le préavis est de deux mois pour les employés et de trois mois pour les techniciens, agents de maîtrise et cadres. Pendant le préavis de licenciement, l'ouvrier peut s'absenter deux heures par jour, payées, pour chercher un emploi, dans la limite de 50 heures.

Sources officielles

Textes consultés le 28 septembre 2026.

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Contenu relu par le Pôle Juridique & Social · Politique éditoriale