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Transport routierpar travail-industrie

Conduite préventive, urgence

Anticiper avant que ça arrive, savoir réagir quand ça arrive : c'est la rubrique « conduite préventive et situations d'urgence » du thème 3 de la FIMO, de la FCO et de la passerelle. Ce que dit le texte, et comment l'appliquer sur la route.

6 min de lecture Arrêté du 3 janvier 2008, annexes I, I bis et I ter, thème 3 : conduite préventive et évaluation des situations d'urgence Vérifié le 4 novembre 2026
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Sommaire
  1. En bref
  2. Ce que dit le texte
  3. Anticiper : ce que le programme européen demande de savoir faire
  4. Évaluer une situation d'urgence
  5. Comment on s'y exerce en formation
  6. Fatigue et stress : le lien avec la prévention
  7. S'entraîner

En bref

La conduite préventive, c'est repérer tôt ce qui peut mal tourner et se garder de la marge pour l'éviter. L'évaluation des situations d'urgence, c'est savoir quoi faire quand l'imprévu arrive quand même. L'arrêté du 3 janvier 2008 range les deux dans le thème 3 de la FIMO (28 heures pour tout le thème), de la FCO (7 h) et de la passerelle (7 h). Le texte demande de les travailler par des exercices pratiques et des études de cas.

Ce que dit le texte

La rubrique est la même dans les trois annexes : « la conduite préventive et l'évaluation des situations d'urgence notamment à travers des exercices pratiques et études de cas permettant une approche pragmatique des situations à risques ». En FIMO et en FCO, elle partage son thème avec le secourisme, les règles de circulation, les tunnels, les passages à niveau et d'autres sujets de sécurité ; en passerelle, la liste est plus courte (accidents du travail en circulation et à l'arrêt, tunnels). Ici, on ne traite que la prévention et l'urgence ; l'éco-conduite et la conduite sûre du thème 1 ont leur fiche conduite rationnelle.

Formation Durée du thème 3
FIMO (annexe I) 28 heures
FCO (annexe I bis) 7 h
Passerelle (annexe I ter) 7 h

Anticiper : ce que le programme européen demande de savoir faire

Le point 1.4 de l'annexe I de la directive 2022/2561 décrit l'objectif : « anticiper les risques de trafic, les évaluer et s'y adapter ». Traduit en réflexes de conducteur :

  • S'adapter aux routes, à la circulation et à la météo. Le texte demande d'avoir conscience des différences et d'anticiper les événements à venir.
  • Préparer le trajet quand la météo est exceptionnelle. Le texte demande de comprendre quand un trajet doit être reporté ou annulé en raison de conditions météorologiques extrêmes, et de connaître l'équipement de sécurité adéquat.
  • Se méfier des distractions. Le texte cite les appareils électroniques, la nourriture et la boisson.
  • Reconnaître les situations dangereuses et gérer le stress qu'elles créent. Le texte insiste sur la taille et le poids des véhicules lourds et sur les usagers vulnérables : piétons, cyclistes, deux-roues motorisés.
  • Se garder de la marge. Le texte demande d'identifier les situations qui pourraient devenir impossibles à rattraper, puis de choisir des actions qui augmentent suffisamment les marges de sécurité pour encore éviter l'accident.

Le point 1.2 ajoute les aides techniques : ABS, ESP, système avancé de freinage d'urgence (AEBS), contrôle de traction, systèmes de surveillance des véhicules. Le texte parle de dispositifs d'aide à la conduite et demande aussi de savoir quelle attitude adopter en cas de défaillance.

Évaluer une situation d'urgence

Le point 3.5 de l'annexe I de la directive 2022/2561 liste le comportement à connaître en situation d'urgence. Dans l'ordre où le texte le cite :

  1. Évaluer la situation. Regarder ce qui s'est passé et ce qui menace encore.
  2. Éviter le sur-accident. Ne pas ajouter un accident à l'accident.
  3. Prévenir les secours.
  4. Secourir les blessés et appliquer les premiers soins. Le détail relève de la fiche secourisme.
  5. Réagir en cas d'incendie.
  6. Évacuer les occupants du poids lourd.
  7. Réagir en cas d'agression.

Le point 3.5 mentionne aussi les principes de base de la rédaction du constat amiable. Le texte énumère ces éléments sans détailler de procédure : le geste à faire, étape par étape, s'apprend en cours de secourisme.

Comment on s'y exerce en formation

La rubrique est pratique par construction : le texte parle d'« exercices pratiques et études de cas ». L'arrêté ne dit pas comment chaque rubrique du thème 3 se travaille. Il décrit en revanche deux outils qui peuvent remplacer en partie la conduite sur route pendant les cours de conduite (art. 2 à 4, décrits à l'art. 5) :

  • le simulateur haut de gamme doit proposer un large éventail de situations pédagogiques, dont la conduite et les manœuvres par tous les temps et dans des situations extrêmes, avec un suivi personnalisé du stagiaire ;
  • le terrain spécial doit pouvoir recréer des situations d'urgence avec des dispositifs qui reproduisent un obstacle fixe ou mobile, et faire conduire avec des coefficients d'adhérence variables simulant des sols secs, mouillés ou enneigés.

L'arrêté limite leur usage pour chaque formation (par exemple, 30 minutes au plus du temps de conduite individuelle de la passerelle). Pour la FIMO et son éco-conduite, voir la fiche conduite rationnelle.

Fatigue et stress : le lien avec la prévention

Le point 3.4 de la directive place la fatigue et le stress dans la rubrique « aptitude physique et mentale », en citant le rôle fondamental du cycle de base activité / repos. L'arrêté place d'ailleurs « l'aptitude physique et mentale » juste avant la conduite préventive dans la liste du thème 3. Pour préparer vos pauses et vos repos, essayez le simulateur temps de conduite et repos.

S'entraîner

Pour vérifier vos réflexes de route avant le stage ou le recyclage, faites le quiz FIMO marchandises ou le quiz FCO marchandises. Pour une approche plus large du risque routier au travail, le test risque routier professionnel complète la révision.

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Questions fréquentes

Combien d'heures dure le thème qui contient la conduite préventive ?

C'est le thème 3, « santé, sécurité routière et sécurité environnementale » : 28 heures en FIMO, 7 heures en FCO et 7 heures en passerelle. La conduite préventive n'en est qu'une rubrique : le texte ne donne pas de durée propre à chaque rubrique (arrêté du 3 janvier 2008, annexes I, I bis et I ter).

Qu'est-ce qu'une étude de cas en formation ?

L'arrêté prévoit que la conduite préventive et l'évaluation des situations d'urgence se travaillent « à travers des exercices pratiques et études de cas permettant une approche pragmatique des situations à risques ». Concrètement : une situation de route vous est présentée et vous cherchez ce qu'il faut voir, décider et faire.

Que faut-il faire en premier face à un accident ?

Le point 3.5 de l'annexe I du programme européen énumère le comportement en situation d'urgence en commençant par : évaluer la situation, éviter le sur-accident, prévenir les secours, secourir les blessés et appliquer les premiers soins (directive (UE) 2022/2561). C'est une liste de contenus de formation : le texte ne détaille pas de procédure.

La passerelle comprend-elle la conduite préventive ?

Oui. La rubrique figure au thème 3 de l'annexe I ter, qui compte 7 heures (arrêté du 3 janvier 2008).

Pour aller plus loin

Sources
  1. Arrêté du 3 janvier 2008 relatif au programme et aux modalités de mise en œuvre de la formation professionnelle initiale et continue des conducteurs du transport routier de marchandises et de voyageurs (version en vigueur au 20 juin 2025), annexes I, I bis et I ter, thème 3 ; art. 2 à 5 (simulateur haut de gamme, terrain spécial), consulté le 4 novembre 2026
  2. Directive (UE) 2022/2561 du 14 décembre 2022 relative à la qualification initiale et à la formation continue des conducteurs (texte codifié, abroge la directive 2003/59/CE), annexe I, section 1, points 1.2 et 1.4 ; section 3, points 3.4 et 3.5, consulté le 4 novembre 2026
Vérifiée le 4 novembre 2026 par un second relecteur Signaler une erreur

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