Sensibilisation Gratuite & Sans Inscription

Formation éco-conduite
flotte & véhicules utilitaires

Une sensibilisation gratuite pour déployer l'éco-conduite sur une flotte et savoir ce qu'elle rapporte réellement. 10 à 15 % de carburant en moins selon l'ADEME, un calculateur pour chiffrer votre propre parc, puis la méthode : techniques de conduite, spécificités des VU, motorisations alternatives, audit de flotte, télématique et CEE. Pour gestionnaires de flotte, conducteurs, RH, HSE et dirigeants.

15 chapitres · 4h30 -10 à -15 % de conso Flotte · ZFE · CEE Examen 25 questions

Sensibilisation théorique, sans certification

Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation et ce parcours ne délivre aucune certification. C'est une sensibilisation théorique : elle ne remplace pas la formation pratique en double commande sur véhicule réel, ni les formations obligatoires des conducteurs professionnels (FIMO et FCO pour les poids lourds). Pour un déploiement réel en entreprise, faites appel à un organisme de formation déclaré proposant une partie pratique sur véhicule : c'est aussi la condition d'éligibilité aux CEE (voir module 5).

Formation complémentaire · gratuite

Couplez avec Risque Routier Professionnel

L'éco-conduite est l'extension naturelle d'une démarche de prévention du risque routier. Selon l'ONISR, 549 personnes ont été tuées en 2024 lors d'un trajet lié au travail, dont 142 en déplacement professionnel. Couplez éco-conduite et sécurité : les deux agissent sur les mêmes comportements.

-10 à -15 % de conso

Fourchette retenue par l'ADEME. Durable à condition de mesurer et de relancer : sans suivi, le gain s'érode.

ZFE-m · Crit'Air

Toujours en vigueur en 2026 : leur suppression a été censurée par le Conseil constitutionnel. Grand Paris et Lyon en ZFE effective, les autres en territoire de vigilance.

Fin thermique 2035

Règlement (UE) 2023/851 : −100 % de CO2 pour les VL et VU neufs en 2035. Proposition de révision à −90 % en discussion.

Parcours pédagogique

Programme de la sensibilisation Éco-conduite & VU

5 modules pour comprendre les enjeux, maîtriser les techniques, gérer les VU, choisir l'énergie et déployer en flotte

1

Enjeux et cadre éco-conduite

Ce que l'éco-conduite rapporte à une flotte, le cadre légal 2026 (ZFE, fiscalité, CEE) et le lien avec la prévention du risque routier.

  • Éco-conduite en entreprise : gains et calcul des économies
  • Cadre légal 2026 : ZFE, fiscalité des flottes, CEE
  • Éco-conduite et risque routier professionnel
  • Quiz du Module 1 — Enjeux et cadre
Commencer
2

Techniques d'éco-conduite

Anticipation, régime moteur et rapports, vitesse, climatisation, pneus et charge : les gestes qui font baisser la consommation.

  • Anticipation et regard loin
  • Régime moteur et passage des rapports
  • Vitesse, climatisation, pneus et charge
  • Quiz du Module 2 — Techniques de conduite
Commencer
3

Véhicules utilitaires : spécificités

Permis B, B96, BE et C, FIMO et FCO, chargement et arrimage, entretien et contrôle technique d'un utilitaire.

  • Permis pour un utilitaire : B, B96, BE, C
  • Chargement et arrimage d'un utilitaire
  • Entretien et contrôle technique d'un utilitaire
  • Quiz du Module 3 — Véhicules utilitaires
Commencer
4

Énergies alternatives et transition

Électrique, hybride, GNV, hydrogène, recharge en entreprise, Crit'Air, ZFE, retrofit et échéance européenne de 2035.

  • Électrique, hybride, GNV, hydrogène : quelle énergie
  • Recharge d'un utilitaire électrique
  • Crit'Air, ZFE et fin du thermique 2035
  • Quiz du Module 4 — Énergies et transition
Commencer
5

Déploiement et pilotage en entreprise

Audit de flotte et TCO, télématique et règles CNIL, politique de mobilité, calcul du retour sur investissement et CEE.

  • Audit de flotte et télématique
  • Politique de mobilité et plan de mobilité employeur
  • ROI, CEE et financements
  • Quiz du Module 5 — Déploiement en entreprise
Commencer

Prêt pour l'examen final ?

Après les 5 modules, validez votre maîtrise théorique avec un examen de 25 questions sur les techniques, le cadre légal, les VU et la transition énergétique.

Accéder à l'examen

Construire son parcours mobilité durable

Combinez avec : Risque Routier Pro, Bilan Carbone / CSRD, DUERP, Lean Manufacturing.

Déployer l'éco-conduite en entreprise : ce que ça rapporte, et comment s'y prendre

Combien l'éco-conduite rapporte réellement à une flotte

L'éco-conduite consiste à adopter un style de conduite plus souple, anticipé et économe en carburant. L'ADEME retient une réduction moyenne de 10 à 15 % de la consommation. Le point important, rarement dit : ce gain dépend du point de départ. Un conducteur nerveux gagnera beaucoup, un conducteur déjà sobre presque rien. C'est pourquoi une démarche sérieuse commence par une mesure, pas par une formation.

L'ordre de grandeur est facile à poser. Une flotte de 50 utilitaires parcourant 20 000 km par an à 9 L/100 km consomme 90 000 litres, soit environ 153 000 € de carburant à 1,70 €/L. Un gain de 10 % représente 15 300 € par an et, les émissions de CO2 étant strictement proportionnelles au carburant, près de 24 tonnes de CO2 évitées. Sans investissement matériel et sur le parc existant. Le calculateur du module 1 refait ce calcul avec vos propres chiffres.

S'y ajoutent une baisse de l'usure (pneumatiques, freins, embrayage) et une baisse de la sinistralité. Ces deux postes sont réels mais ne se chiffrent pas a priori : ils dépendent de votre parc et de votre historique. Notre parti pris, dans cette formation, est de ne pas les convertir en pourcentages inventés, mais de vous donner la méthode pour les mesurer chez vous.

Le risque routier professionnel : un risque mortel majeur

Selon l'ONISR, 549 personnes ont été tuées en 2024 lors d'un trajet lié au travail : 407 sur le trajet domicile-travail et 142 en déplacement professionnel. Parmi les salariés du régime général et agricole, les accidents de la route représentent environ 30 % des décès dans le cadre du travail. Les salariés dont le métier se fait sur la route — chauffeurs-livreurs, techniciens itinérants, commerciaux — cumulent une exposition kilométrique élevée et une pression temporelle forte.

L'éco-conduite ne remplace pas un plan de prévention du risque routier, mais elle agit sur les mêmes déterminants : anticipation, vitesse stabilisée, distances de sécurité. Les deux démarches se pilotent avec les mêmes outils (télématique, indicateurs, restitution managériale) et se défendent avec le même argument devant une direction : la sécurité et le carburant progressent ensemble. L'indicateur à suivre est le taux d'accidents responsables, seul poste sur lequel le comportement du conducteur a réellement prise.

ZFE-m et Crit'Air : où en est-on vraiment en 2026 ?

C'est le sujet sur lequel circulent le plus d'informations périmées. Voici l'état du droit. La loi LOM du 24 décembre 2019 puis la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 avaient généralisé les zones à faibles émissions mobilité aux agglomérations de plus de 150 000 habitants. Ce schéma a été resserré deux fois.

Depuis le 1er janvier 2025, seules les agglomérations en dépassement régulier des valeurs limites de NO2 restent des territoires ZFE effectifs, tenus d'interdire les Crit'Air 3 : en pratique le Grand Paris et la Métropole de Lyon. Les autres sont devenues des territoires de vigilance, où les restrictions relèvent largement du choix local.

Ensuite, la suppression pure et simple des ZFE, votée par l'Assemblée nationale le 17 juin 2025, a été censurée par le Conseil constitutionnel comme cavalier législatif : elle ne figure pas dans la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique. Les ZFE restent donc en vigueur. L'amende prévue est de 68 € pour un véhicule léger et 135 € pour un poids lourd — encore faut-il que la collectivité ait mis fin à sa période pédagogique, ce qui varie fortement d'une métropole à l'autre. Pour une flotte, la règle pratique est simple : vérifier la ZFE de chaque bassin d'activité auprès de la métropole concernée avant d'arbitrer un renouvellement.

Fin du thermique en 2035 et fiscalité des flottes

Le règlement européen 2023/851 du 19 avril 2023 (paquet « Fit for 55 ») fixe une réduction de 100 % des émissions de CO2 des voitures particulières et utilitaires légers neufs au 1er janvier 2035. La clause de réexamen, prévue pour 2026, a été activée par anticipation : la Commission européenne a proposé le 16 décembre 2025 de ramener cet objectif à -90 %, ce qui autoriserait une part résiduelle de thermiques et d'hybrides neufs. Cette proposition doit encore être adoptée : le règlement de 2023 reste le droit applicable, et les véhicules d'occasion thermiques resteront de toute façon autorisés à circuler.

Pour une entreprise, l'échéance de 2035 est moins structurante que la fiscalité immédiate, elle aussi profondément remaniée. L'obligation de quotas de véhicules à faibles émissions pour les flottes de plus de 100 véhicules (article L. 224-10 du code de l'environnement) a été supprimée par la loi de finances pour 2025 et remplacée par une taxe annuelle incitative : l'écart au taux cible d'intégration — 18 % en 2026 — est taxé sur la base d'un tarif unitaire de 4 000 €. Dans le même temps, le bonus écologique a été supprimé au 1er juillet 2025 et remplacé par une prime réservée aux particuliers, et la prime à la conversion a disparu le 2 décembre 2024. Le raisonnement a changé de nature : on ne subventionne plus l'achat, on renchérit le maintien du thermique — malus à 108 g CO2/km en 2026, taxes annuelles sur l'affectation des véhicules, taxe incitative.

À qui s'adresse cette formation

Cette sensibilisation gratuite de 4h30 réparties en 5 modules s'adresse à : (1) Gestionnaires de flotte (fleet managers) d'entreprises avec véhicules de service ou société. (2) Conducteurs professionnels VL ou VU : commerciaux, techniciens itinérants, livreurs, artisans, ambulanciers, agriculteurs. (3) RH et HSE qui pilotent la prévention du risque routier. (4) Dirigeants TPE-PME avec flotte. (5) Référents mobilité (depuis la loi LOM, la mobilité domicile-travail est négociée dans les entreprises d'au moins 50 salariés sur un même site, avec un plan de mobilité employeur à défaut d'accord). (6) Étudiants en logistique, transport, RSE. Aucun prérequis. Cette formation est le complément naturel de notre Risque Routier Professionnel. Elle complète aussi nos formations Bilan Carbone / CSRD (les émissions de la flotte en propre relèvent des émissions directes de l'entreprise), DUERP (intégration du risque routier) et Lean Manufacturing (réduction gaspillages logistiques). Avertissement : Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation. Ce parcours ne remplace ni la formation pratique en double commande sur véhicule réel, ni la FCO des conducteurs poids lourds. Pour un déploiement opérationnel, faites appel à un organisme de formation déclaré proposant une partie pratique sur véhicule.

Questions fréquentes

Éco-conduite, ZFE, VU, permis, énergies alternatives

Non. Travail-Industrie n'est pas un organisme de formation et ce parcours ne délivre aucune certification. C'est une sensibilisation théorique : elle ne remplace ni la formation pratique en double commande sur véhicule, ni la FCO obligatoire des conducteurs poids lourds. Elle sert de préparation, de support de révision et de socle méthodologique pour les gestionnaires de flotte qui montent une démarche.

L'ADEME retient une réduction moyenne de 10 à 15 % de la consommation de carburant grâce à l'éco-conduite. Le gain dépend surtout du point de départ : un conducteur nerveux gagne beaucoup, un conducteur déjà sobre peu. Les émissions de CO2 baissant exactement dans la même proportion que le carburant, une flotte de 50 utilitaires roulant 20 000 km/an à 9 L/100 km économise de l'ordre de 15 000 € et 24 tonnes de CO2 par an pour 10 % de gain. S'y ajoutent une baisse de l'usure et de la sinistralité, réelles mais non chiffrables a priori. Point de vigilance : sans mesure ni rappels réguliers, le gain initial s'érode.

Une Zone à Faibles Émissions mobilité (ZFE-m) interdit la circulation des véhicules les plus polluants selon leur vignette Crit'Air, dans un périmètre délimité. Le dispositif issu de la loi LOM du 24 décembre 2019 et de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a été très nettement resserré : depuis le 1er janvier 2025, seuls le Grand Paris et la Métropole de Lyon, en dépassement régulier des valeurs limites de NO2, sont des territoires ZFE effectifs tenus d'interdire les Crit'Air 3. Les autres agglomérations sont des territoires de vigilance. Leur suppression, contenue dans le projet de loi de simplification adopté par l'Assemblée nationale le 17 juin 2025, a été censurée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026) et ne figure pas dans la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 : les ZFE restent donc en vigueur en 2026. L'amende prévue est de 68 € pour un véhicule léger et 135 € pour un poids lourd, sous réserve de la fin de la période pédagogique locale, qui varie selon les métropoles.

(1) Permis B : véhicule utilitaire jusqu'à 3,5 tonnes de PTAC, ce qui couvre les fourgonnettes et la grande majorité des fourgons, y compris les grands volumes en version courte. (2) Permis B96 : extension du permis B pour un ensemble véhicule + remorque jusqu'à 4,25 tonnes de PTAC total, après une formation de 7 heures. (3) Permis BE : remorque jusqu'à 3,5 tonnes derrière un véhicule du permis B, soit un ensemble jusqu'à 7 tonnes, après un examen. (4) Permis C : au-delà de 3,5 tonnes, on quitte le VU pour le poids lourd. Pour un conducteur salarié de transport de marchandises, s'ajoutent alors la FIMO puis la FCO à renouveler tous les cinq ans (article L3314-1 du code des transports) et la carte de qualification de conducteur.

Le règlement européen 2023/851 du 19 avril 2023 (paquet Fit for 55) prévoit une réduction de 100 % des émissions de CO2 des voitures particulières et utilitaires légers neufs à compter du 1er janvier 2035, ce qui revient à interdire la vente de véhicules thermiques neufs. La clause de réexamen, initialement prévue pour 2026, a été activée par anticipation : la Commission européenne a publié le 16 décembre 2025 une proposition ramenant cet objectif de 100 % à 90 %, ce qui autoriserait une part résiduelle de thermiques et d'hybrides neufs. Cette proposition est toujours en discussion au Parlement européen et au Conseil à l'automne 2026 : le règlement de 2023 reste le droit applicable. Dans tous les cas, les véhicules thermiques d'occasion restent autorisés à circuler après 2035, sous réserve des restrictions locales de ZFE.

En cinq étapes. 1. Établir une base de référence : consommation aux 100 km par véhicule et par conducteur, coût d'entretien au kilomètre, taux d'accidents responsables. Sans cette mesure initiale, aucun gain n'est démontrable. 2. Former les conducteurs auprès d'un organisme de formation déclaré, avec une partie pratique sur véhicule comportant deux conduites comparées : c'est aussi la condition d'éligibilité aux certificats d'économies d'énergie. 3. Équiper et mesurer : la télématique embarquée permet une restitution individuelle, sous réserve d'informer les salariés et de consulter le CSE. 4. Animer la démarche dans la durée : sans rappels réguliers ni indicateurs suivis, le gain initial s'érode. 5. Valoriser : fiches CEE TRA-SE-102 pour les véhicules légers et utilitaires et TRA-SE-101 pour les poids lourds, qui rapportent quelques dizaines d'euros par conducteur, et surtout la fiscalité évitée sur les véhicules à faibles émissions.

(1) Gestionnaires de flotte / fleet managers d'entreprises avec véhicules de service ou société. (2) Conducteurs professionnels VL ou VU (commerciaux, techniciens itinérants, livreurs, artisans, ambulanciers). (3) RH et HSE qui pilotent la prévention du risque routier. (4) Dirigeants TPE-PME avec flotte. (5) Référents mobilité : depuis la loi LOM, la mobilité domicile-travail doit être abordée dans la négociation annuelle obligatoire des entreprises d'au moins 50 salariés sur un même site, et un plan de mobilité employeur doit être élaboré à défaut d'accord. (6) Étudiants en logistique, transport, RSE. Aucun prérequis. Compatible avec déploiement Risque Routier Professionnel + ISO 39001 (système de management sécurité routière).

Contenu relu par le Pôle HSE & Risques industriels · Politique éditoriale