FPH — Hospitalière — Médico-Technique Cat. A

Assistant socio-éducatif hospitalier (ASE)

L'assistant socio-éducatif hospitalier est le travailleur social de l'hôpital public : il accompagne les patients et leurs familles dans les conséquences sociales de la maladie et de l'hospitalisation — ouverture ou rétablissement des droits (sécurité sociale, complémentaire, AAH, APA), préparation de la sortie et du retour à domicile, orientation vers un SSIAD, un EHPAD ou un établissement médico-social, protection de l'enfance et signalement, accompagnement des situations de précarité ou de perte d'autonomie. Le corps compte deux spécialités, assistant de service social et éducateur spécialisé, et exerce en centre hospitalier, en CHU, en établissement de santé mentale, en EHPAD public et dans les établissements sociaux et médico-sociaux de la fonction publique hospitalière. Classé en catégorie B jusqu'au 31 janvier 2019, il a été reclassé en catégorie A par le décret n° 2018-731 du 21 août 2018, en application du protocole PPCR : le corps est désormais structuré en deux grades — assistant socio-éducatif (14 échelons) et assistant socio-éducatif de classe exceptionnelle (11 échelons). Ce reclassement s'est accompagné du passage en catégorie sédentaire, point de vigilance majeur pour les agents en poste avant 2019.

Diplôme d'État d'assistant de service social (DEASS) pour la spécialité assistant de service social, ou diplôme d'État d'éducateur spécialisé (DEES) pour la spécialité éducateur spécialisé — ces deux diplômes sont désormais reconnus au grade de licence. Les titres équivalents et les diplômes étrangers reconnus dans les conditions fixées par la réglementation ouvrent également l'accès au concours. Concours externe sur titres organisé par l'établissement ou au niveau régional (avis publiés par les ARS et les établissements) : sélection sur dossier puis entretien avec un jury, sans épreuve écrite d'admissibilité. Concours interne pour les agents publics remplissant les conditions de diplôme. Après nomination, l'agent est stagiaire un an avant titularisation. L'avancement au grade de classe exceptionnelle s'effectue au choix, par tableau d'avancement, sous condition d'ancienneté dans le premier grade.
Fourchette nette mensuelle
1 555 € – 2 489 €
net / mois (hors primes)
IM 395 → IM 632 · Point : 4,92278 €
Entrée (brut)
1 944 €
Entrée (net)
1 555 €
Fin carrière (brut)
3 111 €
Fin carrière (net)
2 489 €

Grille indiciaire Assistant socio-éducatif hospitalier (ASE) 2026 — Échelons & indices

Assistant socio-éducatif (1er grade)

14 échelons
IM 395 → 597
Échelon Indice Majoré Brut mensuel Net mensuel estimé Brut annuel Durée dans l'échelon
1er 395 1 944 € 1 555 € 23 328 € 2 ans
2e 409 2 013 € 1 610 € 24 156 € 2 ans
3e 420 2 068 € 1 654 € 24 816 € 2 ans
4e 431 2 122 € 1 698 € 25 464 € 2 ans
5e 445 2 191 € 1 753 € 26 292 € 2 ans
6e 457 2 250 € 1 800 € 27 000 € 2 ans
7e 470 2 314 € 1 851 € 27 768 € 2 ans
8e 487 2 397 € 1 918 € 28 764 € 2 ans
9e 507 2 496 € 1 997 € 29 952 € 2 ans
10e 528 2 599 € 2 079 € 31 188 € 2 ans 6 mois
11e 551 2 712 € 2 170 € 32 544 € 2 ans 6 mois
12e 571 2 811 € 2 249 € 33 732 € 3 ans
13e 581 2 860 € 2 288 € 34 320 € 3 ans
14e 597 2 939 € 2 351 € 35 268 € Échelon terminal (indice brut 714)

Assistant socio-éducatif de classe exceptionnelle (2e grade)

11 échelons
IM 438 → 632
Échelon Indice Majoré Brut mensuel Net mensuel estimé Brut annuel Durée dans l'échelon
1er 438 2 156 € 1 725 € 25 872 € 1 an
2e 453 2 230 € 1 784 € 26 760 € 2 ans
3e 467 2 299 € 1 839 € 27 588 € 2 ans
4e 483 2 378 € 1 902 € 28 536 € 2 ans
5e 502 2 471 € 1 977 € 29 652 € 2 ans
6e 527 2 594 € 2 075 € 31 128 € 2 ans
7e 550 2 708 € 2 166 € 32 496 € 2 ans 6 mois
8e 571 2 811 € 2 249 € 33 732 € 3 ans
9e 590 2 904 € 2 323 € 34 848 € 3 ans
10e 610 3 003 € 2 402 € 36 036 € 3 ans
11e 632 3 111 € 2 489 € 37 332 € Échelon terminal (indice brut 761)
Calcul : Traitement brut = Indice Majoré × 4,92278 €. Net estimé ≈ brut × 80% (FPH). Hors primes et indemnités. Le point d'indice est gelé depuis le 1er juillet 2023 (inchangé en 2026). Les échelons dont l'indice donne un traitement inférieur au SMIC (1 867,02 € brut/mois au 1er juin 2026) sont relevés à ce montant via une indemnité différentielle. Source : grilles indiciaires officielles de la fonction publique publiées au Journal officiel / Légifrance ; valeur du point d'indice fixée par décret.
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Questions fréquentes — Assistant socio-éducatif hospitalier (ASE)

Au 1er échelon du premier grade, l'indice majoré 395 correspond à 1 944,50 € brut par mois ; au 14e et dernier échelon, l'indice majoré 597 correspond à 2 938,90 € brut. Le grade de classe exceptionnelle culmine à l'indice majoré 632, soit 3 111,20 € brut. À ces montants s'ajoute systématiquement le complément de traitement indiciaire de 49 points (241,22 € brut), puis la prime de service, l'indemnité de résidence et le supplément familial.

Oui. Dans les établissements de santé et les EHPAD, le complément de traitement indiciaire est versé à tous les agents non médicaux, quel que soit leur métier ou leur catégorie : les assistants socio-éducatifs en bénéficient donc de plein droit. Il vaut 49 points d'indice majoré, soit 241,22 € brut par mois à la valeur du point en vigueur. Point important : ce sont des points d'indice, pas une prime — le CTI est soumis à retenue pour pension et augmente la retraite, ce qu'aucune prime ne fait.

Aucune sur les indices : les deux corps ont été reclassés en catégorie A au 1er février 2019 avec exactement les mêmes échelons — 395 à 597 pour le premier grade, 438 à 632 pour la classe exceptionnelle — et les mêmes durées d'avancement. L'écart de rémunération réelle vient du régime indemnitaire : à l'hôpital, le CTI de 241,22 € et la prime de service jusqu'à 17 % du traitement ; dans la territoriale, le RIFSEEP fixé par délibération de la collectivité, dont le montant varie fortement d'un employeur à l'autre.

Parce que le décret n° 2018-731 a classé les nouveaux corps de catégorie A en catégorie sédentaire. Les assistants socio-éducatifs relevaient auparavant de la catégorie active, qui ouvre un départ à la retraite anticipé. Les agents en poste au 1er février 2019 ont disposé d'un droit d'option : accepter le reclassement en catégorie A, plus favorable en rémunération, ou conserver le bénéfice de la catégorie active en restant dans l'ancien corps de catégorie B. Ceux qui ont opté pour la catégorie A conservent les services actifs déjà accomplis, mais n'en acquièrent plus de nouveaux.

Par concours externe sur titres, sans épreuve écrite : la sélection se fait sur dossier puis par un entretien avec le jury. Il faut être titulaire du diplôme d'État d'assistant de service social (DEASS) ou du diplôme d'État d'éducateur spécialisé (DEES), tous deux reconnus au grade de licence. Les avis de concours sont publiés par les établissements et les agences régionales de santé. La nomination est suivie d'une année de stage avant titularisation.

Vingt-neuf ans pour parcourir les 14 échelons du premier grade, en cumulant les durées statutaires : deux ans par échelon jusqu'au 9e, puis deux ans et demi, puis trois ans sur les trois derniers. L'avancement au grade de classe exceptionnelle se fait au choix par tableau d'avancement : il intervient donc en pratique avant la fin du premier grade, mais reste soumis aux quotas et aux décisions de l'établissement.

Le débouché hiérarchique est le corps des cadres socio-éducatifs de la fonction publique hospitalière, accessible par concours interne ou au choix, qui encadre le service social de l'établissement. D'autres voies existent : le diplôme d'État d'ingénierie sociale ou le CAFERUIS pour des fonctions de direction en établissement médico-social, ou le concours de directeur d'établissement sanitaire, social et médico-social (D3S) pour les profils souhaitant rejoindre la direction.

Le service social hospitalier fonctionne principalement en horaires de bureau du lundi au vendredi, contrairement aux soignants. Certaines organisations mettent toutefois en place des permanences sociales le samedi ou des astreintes, notamment aux urgences, en pédiatrie ou en psychiatrie, ainsi que pour les situations de protection de l'enfance. Ces sujétions, quand elles existent, ouvrent droit aux indemnités correspondantes.

Primes & indemnités Assistant socio-éducatif hospitalier (ASE) — FPH

Complément de traitement indiciaire (CTI)

49 points d'indice majoré, soit 241,22 € brut par mois

Issu du Ségur de la santé (décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020), le CTI est versé à l'ensemble des agents non médicaux des établissements de santé et des EHPAD, dont les assistants socio-éducatifs. Il s'agit de points d'indice majoré et non d'une prime : il est donc soumis à retenue pour pension et pris en compte dans le calcul de la retraite. C'est le principal écart de rémunération avec un assistant socio-éducatif territorial exerçant hors établissement éligible.

Prime de service

Jusqu'à 17 % du traitement brut annuel

Prime propre à la fonction publique hospitalière (décret n° 68-929 du 24 octobre 1968), calculée sur le traitement brut au 31 décembre et modulée selon la manière de servir et le temps de présence effective. Son taux réel dépend du crédit global attribué à l'établissement : il varie en pratique de quelques pour cent au plafond de 17 %.

Indemnité de sujétions spéciales / travaux supplémentaires

Selon les sujétions constatées

Indemnités liées aux contraintes de service effectivement supportées : travail le dimanche et les jours fériés, astreintes, participation à une permanence sociale. Elles ne sont pas systématiques et dépendent de l'organisation de l'établissement.

Indemnité de résidence

3 %, 1 % ou 0 % du traitement

Calculée sur le traitement indiciaire brut selon la zone géographique de la commune d'implantation de l'établissement.

Supplément familial de traitement

À partir de 2,29 € pour un enfant

Versé à raison des enfants à charge : 2,29 € pour un enfant, puis un montant fixe majoré d'un pourcentage du traitement à partir de deux enfants.

NBI

Points d'indice majoré supplémentaires

Nouvelle bonification indiciaire attachée à certaines fonctions, notamment l'exercice en service accueillant des publics en grande précarité ou des fonctions de coordination. Elle s'ajoute à l'indice majoré et compte pour la retraite.

Les montants des primes sont indicatifs et peuvent varier selon l'affectation, l'évaluation et les textes réglementaires en vigueur.