Convention collective des centres de lutte contre le cancer 2026 : grille des salaires et droits
Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 2046. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.
Infirmière en hôpital de jour de chimiothérapie, manipulateur en radiothérapie, attachée de recherche clinique, technicien de laboratoire, aide-soignante, secrétaire médicale ou oncologue salarié : les équipes des centres de lutte contre le cancer, souvent désignés par le sigle CLCC et réunis sous la bannière Unicancer, ont leur propre convention collective. Signée le 1er janvier 1999, elle porte l'IDCC 2046 et la brochure n° 3201 du Journal officiel. Elle a une particularité rare : elle couvre dans un même texte le personnel non praticien et les médecins, pharmaciens et odontologistes salariés du centre.
Cette convention n'a jamais été étendue par le ministère du Travail. Le texte de base a été agréé par un arrêté du 30 octobre 1998, publié au Journal officiel du 13 novembre 1998, et il s'applique aux centres et organismes que vise son article 1.1.1. Il a été profondément remanié en 2024 : nouvelle classification commune aux praticiens et aux non praticiens, création d'un troisième palier de compétences, revalorisation des premiers groupes. Les salaires y prennent une forme peu courante, celle d'une rémunération minimale annuelle garantie, la RMAG, versée par douzième.
Vous trouverez ci-dessous de quoi vérifier que la convention vous concerne, puis la grille complète des RMAG 2026 emploi par emploi, avec les montants mensuels et la comparaison au SMIC de juin 2026, qui dépasse désormais tout le bas de la grille. Suivent la classification, les primes et indemnités (expérience professionnelle, Ségur, nuit, dimanche, astreintes), les grilles des praticiens, la durée du travail, les congés, la maladie, la prévoyance et la rupture du contrat. Deux simulateurs chiffrent un salaire mensuel et les indemnités de départ. Tout a été lu dans le texte intégral publié par la DILA, qui alimente Légifrance ; ce que nous n'avons pas pu vérifier est listé en fin de page.
Étape 0 : votre employeur relève-t-il de la convention des centres de lutte contre le cancer ?
L'article 1.1.1 vise, sur tout le territoire national, les salariés « exerçant dans l'un des centres de lutte contre le cancer fonctionnant conformément aux articles L. 6162-1 et suivants du code de la santé publique », ainsi que ceux de l'Institut Curie et de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC). Le critère n'est donc pas un code NAF, que le texte ne cite d'ailleurs pas, mais le statut de l'établissement. Un hôpital public, une clinique commerciale ou un hôpital associatif qui soigne aussi des cancers n'entrent pas dans ce champ, même avec un service d'oncologie réputé.
Praticiens et non praticiens : une seule convention
L'article 1.1.3 couvre le personnel non praticien, à temps plein ou partiel, en CDI ou en CDD, sauf les personnes payées à la vacation ou à l'acte. Il couvre aussi les praticiens titulaires d'un doctorat en médecine, en chirurgie dentaire ou en pharmacie qui n'exercent aucune activité libérale rémunérée à l'acte dans le centre : praticiens spécialistes, praticiens, assistants et consultants des CLCC. Les professeurs et maîtres de conférences des universités-praticiens hospitaliers y relèvent pour leur seule activité hospitalière. Sont notamment hors champ les internes, les chefs de clinique-assistants et les vacataires rémunérés en honoraires.
Numéro, brochure et date du texte : voir la fiche technique de l'IDCC 2046. Le bulletin de paie doit mentionner l'intitulé de la convention applicable (article R. 3243-1 du code du travail). Certaines listes officielles reprennent encore l'intitulé de l'ancienne convention de 1971, « personnel non médical des centres de lutte contre le cancer » : c'est le même numéro 2046.
1. Une convention de 1999, agréée mais jamais étendue, refondue en 2024
Avant 1999, les centres appliquaient une convention de 1971 réservée au personnel non médical. Le préambule de la convention actuelle raconte une négociation d'avril 1997 à mai 1998, en quinze réunions de la commission paritaire, avec un objectif affiché : moderniser la gestion des ressources humaines, rémunérer les compétences et défendre l'emploi. Le texte est daté du 1er janvier 1999 ; ses dispositions propres aux praticiens ont été réécrites par l'avenant du 30 mai 2000 relatif à leur situation sociale, puis par celui du 27 mars 2006.
Juridiquement, la convention est agréée et non étendue. La base des conventions collectives la classe « en vigueur non étendue », avec la mention « Agréée par arrêté du 30 octobre 1998, JORF du 13 novembre 1998 ». L'organisation patronale signataire est la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, que plusieurs avenants récents désignent sous le nom d'Unicancer. Côté salariés, la CFE-CGC et l'UNSA ont adhéré au texte en 2021. Les formations relèvent de l'OPCO Santé, désigné par l'accord du 22 novembre 2018.
Le secteur emploie 25 700 salariés fin 2023 selon la DARES, dont 76 % de femmes. Les professions intermédiaires, infirmiers, manipulateurs et techniciens en tête, représentent 56 % des effectifs, les cadres, médecins compris, 23 %. Le salaire net moyen en équivalent temps plein atteint 3 250 € par mois, avec une médiane de 2 630 € : l'écart s'explique par le poids des rémunérations médicales dans la moyenne.
Source : DARES, portrait statistique des principales conventions collectives, données 2023 (IDCC 2046) ; texte de base convention du 1er janvier 1999.
2. Grille des salaires 2026 : des RMAG annuelles, dont tout le bas de grille sous le SMIC
La convention ne fixe pas de salaire mensuel ni de valeur du point. Chaque emploi de la classification reçoit une rémunération minimale annuelle garantie pour 35 heures par semaine, versée chaque mois par douzième (article 2.5.2.1). Depuis la réforme de 2024, chaque emploi a jusqu'à quatre montants : la RMAG d'entrée, puis les RMAG 1, 2 et 3, atteintes en validant les compétences des paliers successifs du parcours professionnel. La RMAG est un salaire de base : elle exclut la prime d'expérience professionnelle, les indemnités de sujétion, les majorations et les primes aléatoires.
Le tableau suivant reprend l'article A-1.3.2 de l'annexe I dans sa version en vigueur au 1er janvier 2025, corrigé pour les groupes A et B par l'avenant n° 2024-07 du 24 octobre 2024, applicable depuis le 1er novembre 2024 et que le tableau consolidé de Légifrance n'a pas repris. Aucune augmentation générale n'a été publiée depuis la hausse de 1,2 % du 1er juillet 2023. Le montant mensuel est la RMAG divisée par douze ; en rouge, les montants inférieurs au SMIC du 1er juin 2026, soit 1 867,02 € par mois ou 22 404,24 € par an.
| Groupe | Emplois (position) | RMAG d'entrée | RMAG 1 | RMAG 2 | RMAG 3 |
|---|---|---|---|---|---|
| A | Agent de service (1) | 21 622 € (1 801,83 €) | — | — | — |
| A | Employé administratif (2) | 21 622 € (1 801,83 €) | — | — | — |
| B | Employé administratif qualifié (2) | 21 622 € (1 801,83 €) | 21 730 € (1 810,83 €) | 21 839 € (1 819,92 €) | 21 910 € (1 825,83 €) |
| B | Ouvrier spécialisé (2) | 21 622 € (1 801,83 €) | 21 730 € (1 810,83 €) | 21 839 € (1 819,92 €) | 21 910 € (1 825,83 €) |
| B | Agent de service qualifié (2) | 21 622 € (1 801,83 €) | 21 730 € (1 810,83 €) | 21 839 € (1 819,92 €) | 21 910 € (1 825,83 €) |
| B | Agent d'accueil / standardiste (2) | 21 622 € (1 801,83 €) | 21 730 € (1 810,83 €) | 21 839 € (1 819,92 €) | 21 910 € (1 825,83 €) |
| C | Brancardier (2) | 21 669 € (1 805,75 €) | 21 890 € (1 824,17 €) | 22 105 € (1 842,08 €) | 22 370 € (1 864,17 €) |
| C | Technicien administratif (3) | 21 669 € (1 805,75 €) | 21 890 € (1 824,17 €) | 22 105 € (1 842,08 €) | 22 370 € (1 864,17 €) |
| C | Technicien (3) | 21 669 € (1 805,75 €) | 21 890 € (1 824,17 €) | 22 105 € (1 842,08 €) | 22 370 € (1 864,17 €) |
| C | Ouvrier qualifié (3) | 21 669 € (1 805,75 €) | 21 890 € (1 824,17 €) | 22 105 € (1 842,08 €) | 22 370 € (1 864,17 €) |
| D | Secrétaire (3) | 21 972 € (1 831,00 €) | 22 411 € (1 867,58 €) | 23 084 € (1 923,67 €) | 23 360 € (1 946,67 €) |
| D | Ouvrier hautement qualifié (3) | 21 972 € (1 831,00 €) | 22 411 € (1 867,58 €) | 23 084 € (1 923,67 €) | 23 360 € (1 946,67 €) |
| D | Aide-soignant (3) | 21 972 € (1 831,00 €) | 23 071 € (1 922,58 €) | 24 508 € (2 042,33 €) | 25 045 € (2 087,08 €) |
| D | Auxiliaire de puériculture (3) | 21 972 € (1 831,00 €) | 23 071 € (1 922,58 €) | 24 508 € (2 042,33 €) | 25 045 € (2 087,08 €) |
| E | Aide-soignant spécialisé (4) | 24 481 € (2 040,08 €) | 24 971 € (2 080,92 €) | 25 721 € (2 143,42 €) | 26 030 € (2 169,17 €) |
| E | Auxiliaire de puériculture spécialisé (4) | 24 481 € (2 040,08 €) | 24 971 € (2 080,92 €) | 25 721 € (2 143,42 €) | 26 030 € (2 169,17 €) |
| E | Assistant de gestion (4) | 24 481 € (2 040,08 €) | 24 971 € (2 080,92 €) | 25 721 € (2 143,42 €) | 26 030 € (2 169,17 €) |
| E | Assistant médical (4) | 24 481 € (2 040,08 €) | 24 971 € (2 080,92 €) | 25 721 € (2 143,42 €) | 26 030 € (2 169,17 €) |
| E | Technicien de recherche clinique (4) | 24 481 € (2 040,08 €) | 25 215 € (2 101,25 €) | 25 972 € (2 164,33 €) | 26 540 € (2 211,67 €) |
| E | Technicien de maintenance (4) | 24 481 € (2 040,08 €) | 25 215 € (2 101,25 €) | 25 972 € (2 164,33 €) | 26 540 € (2 211,67 €) |
| E1 | Préparateur qualifié en pharmacie (4) | 24 481 € (2 040,08 €) | 25 215 € (2 101,25 €) | 25 972 € (2 164,33 €) | 27 900 € (2 325,00 €) |
| E1 | Technicien de laboratoire (4) | 25 984 € (2 165,33 €) | 26 763 € (2 230,25 €) | 27 568 € (2 297,33 €) | 27 900 € (2 325,00 €) |
| F | Technicien qualifié (4) | 28 821 € (2 401,75 €) | 29 687 € (2 473,92 €) | 30 576 € (2 548,00 €) | 30 945 € (2 578,75 €) |
| F | Assistant médical spécialisé (4) | 28 821 € (2 401,75 €) | 29 687 € (2 473,92 €) | 30 576 € (2 548,00 €) | 30 945 € (2 578,75 €) |
| F | Diététicien (4) | 24 481 € (2 040,08 €) | 25 215 € (2 101,25 €) | 25 972 € (2 164,33 €) | 30 945 € (2 578,75 €) |
| F1 | Assistant social (4) | 29 110 € (2 425,83 €) | 29 985 € (2 498,75 €) | 30 880 € (2 573,33 €) | 31 250 € (2 604,17 €) |
| F1 | Technicien de laboratoire confirmé (4) | 29 110 € (2 425,83 €) | 29 985 € (2 498,75 €) | 30 880 € (2 573,33 €) | 31 250 € (2 604,17 €) |
| F1 | Attaché de recherche clinique (4) | 29 110 € (2 425,83 €) | 29 985 € (2 498,75 €) | 30 880 € (2 573,33 €) | 31 250 € (2 604,17 €) |
| F1 | Infirmier diplômé d'État (4) | 29 110 € (2 425,83 €) | 29 985 € (2 498,75 €) | 30 880 € (2 573,33 €) | 31 250 € (2 604,17 €) |
| F1 | Manipulateur d'électroradiologie médicale (4) | 29 110 € (2 425,83 €) | 29 985 € (2 498,75 €) | 30 880 € (2 573,33 €) | 31 250 € (2 604,17 €) |
| G | Technicien hautement qualifié (4) | 30 121 € (2 510,08 €) | 31 024 € (2 585,33 €) | 31 955 € (2 662,92 €) | 32 340 € (2 695,00 €) |
| G | Infirmier de puériculture (4) | 30 121 € (2 510,08 €) | 31 024 € (2 585,33 €) | 31 955 € (2 662,92 €) | 32 340 € (2 695,00 €) |
| G | Technicien de laboratoire spécialisé (4) | 30 121 € (2 510,08 €) | 31 024 € (2 585,33 €) | 31 955 € (2 662,92 €) | 32 340 € (2 695,00 €) |
| G | Attaché de recherche clinique spécialisé (4) | 30 121 € (2 510,08 €) | 31 024 € (2 585,33 €) | 31 955 € (2 662,92 €) | 32 340 € (2 695,00 €) |
| G1 | Manipulateur d'électroradiologie médicale spécialisé (4) | 30 440 € (2 536,67 €) | 31 335 € (2 611,25 €) | 32 275 € (2 689,58 €) | 32 660 € (2 721,67 €) |
| G1 | Infirmier spécialisé (4) | 30 440 € (2 536,67 €) | 31 335 € (2 611,25 €) | 32 275 € (2 689,58 €) | 32 660 € (2 721,67 €) |
| G1 | Orthophoniste (4) | 30 440 € (2 536,67 €) | 31 335 € (2 611,25 €) | 32 275 € (2 689,58 €) | 32 660 € (2 721,67 €) |
| G1 | Masseur-kinésithérapeute (4) | 30 440 € (2 536,67 €) | 31 335 € (2 611,25 €) | 32 275 € (2 689,58 €) | 32 660 € (2 721,67 €) |
| H | Infirmier de bloc opératoire (5) | 30 121 € (2 510,08 €) | 31 024 € (2 585,33 €) | 31 955 € (2 662,92 €) | 35 630 € (2 969,17 €) |
| H | Infirmier anesthésiste (5) | 32 554 € (2 712,83 €) | 34 181 € (2 848,42 €) | 35 206 € (2 933,83 €) | 35 630 € (2 969,17 €) |
| H | Infirmier en pratique avancée (5) | 35 630 € (2 969,17 €) | — | — | — |
| H | Chef d'équipe (5) | 32 554 € (2 712,83 €) | 34 181 € (2 848,42 €) | 35 206 € (2 933,83 €) | 35 630 € (2 969,17 €) |
| H | Coordonnateur technique (5) | 32 554 € (2 712,83 €) | 34 181 € (2 848,42 €) | 35 206 € (2 933,83 €) | 35 630 € (2 969,17 €) |
| I | Cadre 1 (6) | 36 065 € (3 005,42 €) | 37 147 € (3 095,58 €) | 38 264 € (3 188,67 €) | 38 720 € (3 226,67 €) |
| J | Cadre 2 (6) | 42 473 € (3 539,42 €) | 43 324 € (3 610,33 €) | 44 622 € (3 718,50 €) | 45 155 € (3 762,92 €) |
| K | Cadre 3 (6) | 51 310 € (4 275,83 €) | 52 338 € (4 361,50 €) | 53 907 € (4 492,25 €) | 54 550 € (4 545,83 €) |
| L | Cadre supérieur 1 (7) | 54 734 € (4 561,17 €) | — | — | — |
| M | Cadre supérieur 2 (7) | 61 789 € (5 149,08 €) | — | — | — |
| N | Cadre supérieur 3 (7) | 70 608 € (5 884,00 €) | — | — | — |
Montants annuels bruts pour 35 heures, avec entre parenthèses le douzième mensuel. Source : annexe I, article A-1.3.2 (valeurs au 1er juillet 2023, au 1er septembre 2024 et, pour la RMAG 3, au 1er janvier 2025) et avenant n° 2024-07 du 24 octobre 2024 (groupes A et B au 1er novembre 2024) ; classification : article A-1.3.1. Texte tel que publié, y compris la RMAG d'entrée du diététicien, inférieure à celle des autres emplois du groupe F.
Le SMIC dépasse les groupes A, B, C et l'entrée du groupe D
Rapportées au mois, les RMAG du groupe A (1 801,83 €), du groupe B (1 801,83 € à 1 825,83 €), du groupe C (1 805,75 € à 1 864,17 €) et la RMAG d'entrée du groupe D (1 831,00 €) sont inférieures au SMIC mensuel de 1 867,02 € en vigueur depuis le 1er juin 2026. Les agents de service, employés administratifs, agents d'accueil, brancardiers, ouvriers, techniciens et secrétaires concernés doivent percevoir au moins le SMIC. L'avenant du 24 octobre 2024 l'écrit lui-même : l'augmentation du SMIC « s'impose » puisque les minima conventionnels « ne peuvent être inférieurs à cette valeur ». La secrétaire passée à la RMAG 1 (22 411 €, soit 1 867,58 €) ne dépasse le SMIC que de 56 centimes.
Le graphique compare la RMAG d'entrée mensuelle la plus basse de chaque groupe au SMIC. Il montre la marche entre les groupes de soignants et de techniciens, qui démarrent autour de 2 040 € (groupe E) à 2 425 € (groupe F1, celui des infirmiers), et l'écrasement du bas de grille, où quatre groupes tiennent entre 1 801 € et 1 831 €.
Graphique alimenté par le même tableau de données que le simulateur ; SMIC : arrêté du 22 mai 2026.
3. Simulateur : votre salaire mensuel minimum, expérience, Ségur et sujétions comprises
Choisissez votre emploi et votre palier, indiquez votre quotité de travail et vos années d'expérience dans les centres, puis vos heures de nuit et de dimanche du mois. Le simulateur divise la RMAG par douze, place le SMIC en plancher si elle est inférieure, ajoute la prime d'expérience professionnelle au taux de votre catégorie, l'indemnité Ségur et les indemnités de nuit et de dimanche fixées en minimum garanti. Il ne compte ni la bonification acquise de carrière, propre à chaque salarié, ni les indemnités d'exercice et Ségur 2, qui dépendent du diplôme et de l'emploi exact.
Salaire minimum dans un centre de lutte contre le cancer — grille 2026
Annexe IV : nuit 0,94 MG par heure, dimanche et férié 2,20 MG par heure, astreinte 103 MG par semaine complète ; minimum garanti (MG) de 4,35 €.
Constantes du 09/10/2026 : RMAG de l'article A-1.3.2 et de l'avenant n° 2024-07 ; SMIC 1 867,02 € par mois et minimum garanti 4,35 € depuis le 01/06/2026 ; prime d'expérience calculée sur la RMAG de l'emploi (articles 2.5.2.4 et 2.5.3.4) ; indemnité Ségur au prorata de la quotité ; net estimé avec un coefficient de 0,78, simple estimation. Résultat indicatif.
Exemple chiffré. Une infirmière diplômée d'État, groupe F1, à temps plein, avec quatre ans d'expérience dans le centre et la RMAG d'entrée de 29 110 €, a un salaire de base de 2 425,83 € par mois. La prime d'expérience de 4 % y ajoute 97,03 €, l'indemnité Ségur 248,98 €. Ce mois-ci, elle a assuré dix nuits de dix heures entre 21 heures et 7 heures, soit 100 heures à 4,09 € (0,94 × 4,35 €), et deux dimanches de douze heures, soit 24 heures à 9,57 € (2,20 × 4,35 €). Son brut minimum atteint 3 410,42 € : 2 425,83 + 97,03 + 248,98 + 408,90 + 229,68 €, hors heures supplémentaires et indemnité Ségur 2.
Pour un agent de service du groupe A sans ancienneté, la RMAG de 21 622 € donne 1 801,83 € par mois : c'est le SMIC, 1 867,02 €, qui est dû, auquel s'ajoute l'indemnité Ségur. Pour comparer avec le secteur public, les grilles indiciaires de la fonction publique hospitalière sont détaillées sur notre simulateur de la filière soins de la fonction publique hospitalière. Le simulateur d'heures de nuit aide à décompter un planning en horaires décalés.
4. Classification : quatorze groupes, sept positions et des paliers de compétences
La classification issue de l'avenant n° 2024-02, en vigueur depuis le 1er septembre 2024, range les emplois repères dans quatorze groupes de rémunération (A à H pour les non-cadres, avec les sous-groupes E1, F1 et G1, puis I à N pour les cadres) et dans sept positions. Le groupe fixe la RMAG ; la position commande la durée de la période d'essai, celle de la période probatoire et le préavis. Les emplois sont cotés selon cinq critères classants, communs depuis 2024 aux praticiens et aux non praticiens.
| Position | Groupes | Emplois typiques |
|---|---|---|
| 1 | A | Agent de service |
| 2 | A, B, C | Employé administratif, agent d'accueil, agent de service qualifié, ouvrier spécialisé, brancardier |
| 3 | C, D | Technicien administratif, technicien, ouvrier qualifié et hautement qualifié, secrétaire, aide-soignant, auxiliaire de puériculture |
| 4 | E à G1 | Assistant médical, préparateur, technicien de laboratoire, infirmier, manipulateur, attaché de recherche clinique, kinésithérapeute, diététicien |
| 5 | H | Infirmier de bloc opératoire, infirmier anesthésiste, infirmier en pratique avancée, chef d'équipe, coordonnateur technique |
| 6 | I, J, K | Cadres 1, 2 et 3 |
| 7 | L, M, N | Cadres supérieurs 1, 2 et 3 |
Source : article A-1.3.1 de l'annexe I, issu de l'avenant n° 2024-02 du 9 juillet 2024.
La progression ne passe plus par l'ancienneté seule. Un salarié qui valide les compétences d'un palier de son parcours professionnel voit sa RMAG portée à la RMAG 1, puis 2, puis 3, avec effet au 1er janvier de l'année de validation ; l'augmentation est définitivement acquise (article 2.5.2.1). Des parcours détaillés existent pour les aides-soignants, les auxiliaires de puériculture, les attachés de recherche clinique, les infirmiers et les manipulateurs, les assistants médicaux, les techniciens de laboratoire et les préparateurs en pharmacie (annexe III). La validation peut aussi faire passer dans le groupe supérieur, par exemple de l'infirmier diplômé d'État (F1) à l'infirmier spécialisé (G1).
Promotion : une période probatoire payée au nouveau niveau
Une promotion se constate par avenant écrit. Pendant la période probatoire, de 2 mois en positions 1 et 2, 3 mois en positions 3 à 5 et 4 mois au-delà, le salarié perçoit déjà la différence de RMAG. Si elle n'est pas concluante, il retrouve son poste et toutes ses conditions antérieures. Le remplacement d'un collègue absent plus d'un mois ouvre droit à une indemnité de 2,5 %, ou au différentiel de salaire si l'emploi tenu est mieux payé (article 2.5.5).
5. Prime d'expérience, bonifications, Ségur : ce qui s'ajoute à la RMAG
La rémunération conventionnelle ne s'arrête pas à la RMAG. Pour les non-cadres, l'article 2.5.2 y ajoute une bonification individuelle de carrière, une bonification acquise de carrière et une prime liée à l'expérience professionnelle ; les cadres reçoivent en plus une part variable liée à la performance. Il n'existe en revanche ni treizième mois ni prime de vacances dans le texte de branche : les montants annuels de la grille sont simplement payés en douze fois.
| Années complètes d'expérience | Non-cadres | Cadres |
|---|---|---|
| 2 ans | 2 % | — |
| 3 ans | 2 % | 2 % |
| 4 ans | 4 % | 3 % |
| 7 ans | 7 % | 6 % |
| 9 ans | 10 % | 9 % |
| 15 ans | 11 % | 10 % |
| 18 ans | 13 % | 12 % |
| 20 ans | 15 % | 12 % |
| 23 ans | 18 % | 12 % |
| 25 ans | 20 % | 12 % |
Prime d'expérience professionnelle en pourcentage du douzième de la RMAG de l'emploi. Source : article 2.5.2.4 (non-cadres) et article 2.5.3.4 (cadres).
L'expérience s'entend du travail effectif dans le centre ou dans un autre CLCC, périodes de CDD comprises ; un nouvel embauché fait reprendre la moitié des années passées dans la même fonction chez un autre employeur. La bonification individuelle de carrière (BIC) est un pourcentage de la RMAG, plafonné à 2 %, attribué chaque année après l'entretien d'appréciation et versé en avril ; l'enveloppe du centre doit atteindre au moins 0,5 % des RMAG. Après trois ans sans BIC, 0,5 % est attribué d'office la quatrième année. Chaque BIC s'ajoute ensuite à la bonification acquise de carrière (BAC), payée par douzième et définitivement acquise. Les cadres ont en plus une part variable liée aux objectifs, jusqu'à 8 % de leur RMAG, dans une enveloppe d'au moins 2 %. Le simulateur de prime d'ancienneté du site donne un ordre de grandeur pour d'autres barèmes d'ancienneté.
Indemnité Ségur : 248,98 € par mois
Pour tout le personnel non praticien, en CDI ou en CDD, sans condition d'ancienneté, valeur au 1er juillet 2023 (2 987,76 € par an), au prorata en temps partiel. Exclus : alternants, contrats aidés, salariés de la fédération et du groupement Unicancer.
Ségur 2 : 74 € ou 35 € en 2022
74 € par mois pour les infirmiers (toutes spécialités), manipulateurs, kinésithérapeutes, orthophonistes et certains encadrants des soins ; 35 € pour les aides-soignants, auxiliaires de puériculture, préparateurs, diététiciens et techniciens de laboratoire. Montants au 1er janvier 2022, revalorisés chaque année des augmentations générales.
Soins critiques : 130 € par mois
Prime d'exercice en soins critiques pour les emplois listés qui passent au moins la moitié de leur temps en réanimation, soins intensifs, hématologie comprise, ou surveillance continue (annexe IV, chapitre II).
Indemnités d'exercice
Par an : 2 906,84 € pour les infirmiers anesthésistes et en pratique avancée, 1 580,13 € pour les infirmiers de bloc et de puériculture, 2 387,91 € ou 4 054,70 € pour les chefs d'équipe de ces spécialités ; revalorisées des augmentations générales.
Aides-soignants : 1 200 € par an
Indemnité spécifique des aides-soignants et auxiliaires de puériculture (groupe D) et de leurs collègues spécialisés (groupe E), non cumulable avec une mesure locale de même objet : le salarié reçoit la plus élevée.
Animation d'équipe : 5 %
Le non-cadre qui anime une équipe de façon permanente, sans rôle hiérarchique, reçoit 5 % de sa RMAG mensuelle, sur lettre de mission (article 2.5.2.5).
Sources : annexe I, chapitre IV, article 1 (Ségur) et chapitre V (Ségur 2) ; annexe IV, article A-2.1.2 et chapitre II (soins critiques).
Des primes conditionnées au financement public
Les avenants Ségur, Ségur 2 et soins critiques font de leur financement par les pouvoirs publics une « condition essentielle » : l'indemnité n'est versée qu'une fois les crédits attribués, et cesserait de l'être s'ils disparaissaient. L'indemnité Ségur est exclue de l'assiette des autres primes, mais elle entre dans le maintien de salaire, l'indemnité de congés payés, le taux des heures supplémentaires et le salaire de référence de l'indemnité de départ à la retraite.
6. Nuit, dimanche, jours fériés et astreintes : des indemnités en minimum garanti
Un centre de lutte contre le cancer fonctionne jour et nuit, week-end compris. La convention ne majore pas ces heures en pourcentage : elle verse des indemnités forfaitaires horaires exprimées en minimum garanti (MG), la valeur fixée par l'État qui sert aussi aux avantages en nature. Avec un MG de 4,35 € depuis le 1er juin 2026, une heure de nuit rapporte donc environ 4 € de plus, une heure de dimanche environ 9,50 €. La plage de nuit s'étend de 21 heures à 7 heures, selon les horaires précisés par accord local.
| Sujétion | Barème conventionnel | En euros (MG 4,35 €) |
|---|---|---|
| Travail de nuit, entre 21 h et 7 h | 0,94 MG par heure | 4,09 € de l'heure |
| Travail du dimanche ou d'un jour férié | 2,20 MG par heure | 9,57 € de l'heure |
| Astreinte, semaine complète (dimanche compris) | 103 MG | 448,05 € |
| Astreinte, semaine incomplète | 1 MG par heure | 4,35 € de l'heure |
| Sans système d'appel portable fourni | + 25 % sur l'astreinte | 560,06 € la semaine |
Source : annexe IV, article A-2.1.2 ; article 2.5.4 ; minimum garanti : arrêté du 22 mai 2026. Montants en euros arrondis au centime.
L'indemnité de nuit vise les travailleurs de nuit au sens de l'accord de branche sanitaire et sociale du 17 avril 2002, et les salariés appelés exceptionnellement la nuit lorsque ces heures ne sont pas payées en heures supplémentaires. Elle entre dans la base des heures supplémentaires de nuit non récupérées. L'indemnité de dimanche ne change pas quand un jour férié tombe un dimanche, et aucune des deux ne se cumule avec l'indemnisation d'une astreinte. Un même salarié ne peut assurer plus de dix astreintes par mois, sauf circonstances exceptionnelles ou accord local. Les interventions pendant l'astreinte sont payées en heures supplémentaires ou récupérées. Le calculateur d'heures majorées aide à vérifier un relevé mensuel.
Repas, tenues et missions
Le repas pris au centre coûte au salarié 1 MG ; le personnel de cuisine mange gratuitement les jours travaillés. Les tenues de travail sont fournies et entretenues par l'établissement. En mission, les frais sont remboursés sur justificatifs : 4 MG par repas, 15 MG la nuitée et 2 MG le petit déjeuner, 25 MG la journée (annexe IV, articles A-2.1.4 et A-2.1.5).
7. Les praticiens des CLCC : 211 jours, exclusivité et grilles propres
Les médecins, pharmaciens et odontologistes salariés d'un centre ont des obligations que le texte détaille dès son chapitre II : soins, enseignement, recherche clinique, prévention, rôle de référent régional en cancérologie, pluridisciplinarité. À temps plein, ils réservent l'exclusivité de leur activité au centre, avec une clause au contrat ; à temps partiel, ils déclarent toute activité extérieure et ne peuvent pas solliciter la patientèle du centre. Leur rémunération est la contrepartie de 211 jours de travail par an, dont cinq de formation médicale continue, portables à 218 jours au volontariat pour assurer les gardes.
| Emploi (cotation) | Début de carrière | Fin de grille | Indemnité d'exercice exclusif |
|---|---|---|---|
| Praticien spécialiste des CLCC (1 080) | 70 608 € | 114 697 € après 27 ans (12 niveaux) | 9 641 € par an |
| Praticien des CLCC (1 000) | 55 877 € | 99 177 € après 28 ans (11 niveaux) | 12 641 € par an |
| Assistant spécialiste (890) | 42 678 € | 48 669 € après 2 ans | 6 427 € par an |
| Assistant généraliste | 29 380 € | 33 829 € après 2 ans | — |
| Consultant (795) | 34 524 € | grille par ancienneté | — |
Rémunérations brutes annuelles, valeurs au 1er juillet 2023 (au 1er septembre 2024 pour les praticiens des CLCC). Source : annexe I, article A-1.4.2, article A-1.4.3, articles A-1.4.4 à A-1.4.6 ; article 2.6.2.
Les grilles des praticiens progressent avec l'ancienneté, reprise à 100 % depuis la validation du diplôme d'études spécialisées ou les années de docteur junior. S'y ajoute une part variable liée aux objectifs, après six mois dans le centre. Les PU-PH et MCU-PH perçoivent pour leur partie hospitalière la rémunération de leur statut majorée de 30 %. Les gardes sur place et les astreintes sont payées au forfait : depuis le 1er janvier 2024, une garde de jour vaut 337,61 € la période et une garde de nuit, de dimanche ou de jour férié 755,81 € ; une astreinte opérationnelle 44,79 € la nuit, une astreinte de sécurité 32,47 €, un déplacement 68,72 € (77,45 € à partir du deuxième). L'avenant n° 2026-02 du 5 janvier 2026 confirme que ces montants sont fixés par la convention, un régime local pouvant en différer.
Source : annexe IV, article A-2.1.3 ; article 2.6.3 modifié par l'avenant n° 2026-02.
8. Durée du travail, congés et absences pour événements familiaux
L'horaire collectif du personnel non praticien est fixé à 35 heures par l'accord national de réduction du temps de travail de 1999, devenu l'annexe VI. Sa méthode de décompte, hors jours fériés, aboutit à 236 jours travaillés et 1 652 heures par an. La durée peut varier sur l'année, dans la limite haute de 42 heures par semaine, pas plus de six fois par an, et basse de 21 heures. Les cadres qui ne suivent pas un horaire fixe reçoivent en compensation deux semaines de congés, dont une peut alimenter le compte épargne-temps.
Les congés payés sont de 2,5 jours ouvrables par mois, soit trente jours. Pour le fractionnement, elle reprend les jours supplémentaires légaux, deux jours dès six jours pris hors de la période du 1er mai au 31 octobre et un jour entre trois et cinq jours, et en ajoute un troisième si la totalité des congés est prise hors période. Pendant un arrêt maladie non professionnel, le salarié acquiert 2,5 jours par mois les quatre premiers mois, puis 2 jours. S'y ajoutent deux jours d'absence payés pour un déménagement, tous les cinq ans, et le don de jours de repos étendu au conjoint gravement malade. Pour les règles générales, voir l'article L. 3141-3 et notre simulateur de congés payés.
| Événement | Convention (jours ouvrables) | Code du travail | Ce qui s'applique |
|---|---|---|---|
| Mariage ou Pacs du salarié | 4 j (moins d'un an), 6 j (après un an) | 4 j | Convention |
| Naissance ou adoption | 4 j | 3 j | Convention |
| Mariage d'un enfant | 2 j | 1 j | Convention |
| Décès d'un enfant | 15 j | 12 j, 14 j si moins de 25 ans | Convention |
| Décès du conjoint, partenaire ou concubin | 6 j | 3 j | Convention |
| Décès du père ou de la mère | 4 j | 3 j | Convention |
| Décès d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur | 3 j | 3 j | Identique |
| Décès d'un grand-parent, petit-enfant, beau-frère ou belle-sœur | 2 j | — | Convention |
| Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant | 5 j | 10 j | Loi : 10 jours |
Source : article 2.4.3 (version du 18 octobre 2023) ; code du travail, article L. 3142-4 dans sa rédaction issue de la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026. Le congé de deuil de 8 jours (L. 3142-1-1) s'ajoute pour un enfant de moins de 25 ans.
La convention accorde aussi, après neuf mois d'ancienneté, des absences payées pour enfant malade : six jours par an en cas d'hospitalisation d'un enfant de moins de seize ans, quatre jours pour la maladie d'un enfant de moins de quatorze ans, vingt ans dans les deux cas pour un enfant handicapé, dans la limite de douze jours par famille, plus quatre jours pour un enfant handicapé à 80 %. Le jour de la rentrée scolaire, trois heures trente sont accordées pour les enfants de moins de douze ans. Le congé de proche aidant est complété par le centre à hauteur d'une fois et demie l'allocation journalière, dans la limite du salaire net, pendant trente jours. Notre outil des congés pour événements familiaux compare les durées d'autres conventions.
9. Maladie, maternité et prévoyance : le salaire net maintenu à 100 %
Après douze mois de travail effectif dans le ou les centres, six mois en cas d'accident du travail, le salarié malade reçoit un complément qui porte ses indemnités journalières à 100 % de son salaire net pendant trois mois, dans la limite de 90 jours par année glissante (article 2.12.1). Le maintien démarre au premier jour pour un accident du travail, une maladie professionnelle, un accident de trajet, une affection de longue durée ou une hospitalisation. Pour une maladie ordinaire, il démarre au premier jour lors des deux premiers arrêts de l'année glissante, au troisième jour lors du troisième, au quatrième jour ensuite. Le régime légal de l'article L. 1226-1 est moins favorable, et le simulateur d'indemnités journalières chiffre la part de la Sécurité sociale.
Maladie
100 % du net pendant 90 jours par an après 12 mois de présence, avec subrogation : la caisse verse les indemnités journalières au centre.
Maternité et paternité
100 % du net après 9 mois de présence : 16 semaines, 26 à partir du troisième enfant, 34 pour des jumeaux, 46 pour des triplés ; même complément pour le congé de paternité.
Prévoyance
Après 90 jours d'arrêt, au moins 80 % du net moyen des 12 derniers mois ; rente d'invalidité ; capital décès en trois options ; cotisation partagée à moitié.
Source : article 2.12.1, article 2.12.2 et article 2.12.4 (version du 1er juin 2026).
Le salaire de référence du maintien comprend les éléments fixes et les indemnités de sujétion, nuit et dimanche, sur la moyenne des trois derniers mois, à l'exception des astreintes. En cas d'invalidité de 2e ou 3e catégorie, la rente reprend le niveau de l'incapacité temporaire ; en 1re catégorie, elle en vaut la moitié. Le capital décès se choisit entre 250 % du salaire brut annuel avec majorations familiales, 100 % avec une allocation d'éducation par enfant, ou 50 % avec une rente de conjoint. Les partenaires sociaux ont signé le 25 mars 2026 un accord de méthode pour créer un régime de prévoyance de branche : ses garanties ne sont pas encore écrites. Pendant la grossesse, la salariée qui travaille plus de quatre heures par jour bénéficie d'une heure de réduction quotidienne sans perte de salaire dès le troisième mois.
10. Période d'essai et préavis selon la position
La position de l'emploi détermine à la fois la période d'essai et le préavis. Depuis l'avenant n° 2023-09, applicable au 1er septembre 2023, l'essai dure deux mois en positions 1 et 2, trois mois en positions 3, 4 et 5, quatre mois en positions 6 et 7 comme pour les praticiens, avec un entretien avant la fin ou à mi-parcours. Le texte ne prévoit plus de renouvellement : l'article qui l'autorisait a été abrogé le 15 octobre 2012. Le code du travail plafonne l'essai à deux mois pour les ouvriers et employés, trois pour les techniciens et agents de maîtrise, quatre pour les cadres (article L. 1221-19) : pour un emploi de la catégorie des employés classé en position 3, ce plafond légal mérite d'être vérifié.
| Position | Période d'essai | Préavis réciproque | Minimum légal en cas de licenciement |
|---|---|---|---|
| 1 et 2, moins de 2 ans d'ancienneté | 2 mois | 1 mois | 1 mois (après 6 mois) |
| 1 et 2, 2 ans ou plus | 2 mois | 2 mois | 2 mois |
| 3 et 4 | 3 mois | 2 mois | 1 ou 2 mois |
| 5 | 3 mois | 3 mois | 1 ou 2 mois |
| 6 | 4 mois | 3 mois | 1 ou 2 mois |
| 7 (cadres supérieurs) | 4 mois | 6 mois | 1 ou 2 mois |
| Praticiens | 4 mois | 6 mois | 1 ou 2 mois |
Source : article 2.3.2 (essai), article 3.1.3 (préavis) ; code du travail, article L. 1234-1.
Le préavis est réciproque : le salarié qui démissionne doit le même que l'employeur qui licencie, sauf faute grave. Seul l'employeur peut en dispenser ; s'il le fait lors d'un licenciement, il verse une indemnité compensatrice. Pendant le préavis de licenciement, et jusqu'à ce qu'il retrouve un emploi, le salarié peut s'absenter 50 heures par mois sans retenue pour chercher du travail, heures regroupables en fin de préavis avec l'accord de l'employeur. Pendant l'essai, le délai de prévenance de l'employeur va de 24 heures à un mois selon la présence, comme à l'article L. 1221-25 ; en position 7, un préavis d'un mois s'applique à partir du quatrième mois. Le calculateur de préavis et de période d'essai donne les dates.
Une commission de conciliation avant un licenciement pour faute
Le salarié qui a plus d'un an de présence et qui est menacé d'un licenciement pour faute ou d'une rétrogradation peut demander, dans les trois jours ouvrés suivant l'entretien préalable, la réunion d'une commission paritaire de conciliation composée de salariés du centre. L'employeur ne peut pas notifier sa décision avant le quatrième jour ouvré, ou avant le lendemain de la réunion si la commission est saisie (article 3.1.2).
11. Indemnités de licenciement et de départ à la retraite : au-dessus de la loi
Sur ce point, la convention des CLCC est nettement plus favorable que le code du travail. Le salarié licencié qui compte plus de deux ans de présence reçoit, sauf faute grave ou lourde, 30 % du salaire de référence par année de la 1re à la 5e, 40 % de la 6e à la 10e et 50 % au-delà, avec une majoration de 20 % s'il a au moins 50 ans (article 3.1.5). Le salaire de référence est le douzième des douze derniers mois, hors indemnités de sujétion. Le minimum légal de l'article R. 1234-2 est d'un quart de mois par année jusqu'à dix ans puis d'un tiers ; il reste seul dû entre huit mois et deux ans d'ancienneté (L. 1234-9).
Exemple chiffré. Un infirmier de 45 ans licencié après douze ans, avec un salaire de référence de 2 900 €, touche selon la convention 5 × 30 % + 5 × 40 % + 2 × 50 % = 4,5 mois, soit 13 050 €, contre 3,17 mois et 9 183,33 € au titre de la loi. À 50 ans, la majoration de 20 % porterait l'indemnité conventionnelle à 5,4 mois, soit 15 660 €.
| Ancienneté | Départ volontaire à la retraite (convention) | Minimum légal (D. 1237-1) |
|---|---|---|
| 5 ans | 1 mois | — |
| 10 ans | 2 mois | 0,5 mois |
| 15 ans | 4 mois | 1 mois |
| 20 ans et plus | 6 mois | 1,5 mois (2 mois à 30 ans) |
Source : article 3.1.5 (licenciement) et article 3.1.6 (retraite) ; code du travail, articles L. 1237-9 et D. 1237-1.
L'indemnité de départ volontaire se calcule sur le douzième des douze derniers mois, hors sujétions, mais l'indemnité Ségur entre dans ce salaire de référence. En cas de mise à la retraite par l'employeur, le salarié reçoit le plus élevé du barème ci-dessus et de l'indemnité légale de licenciement, conformément à l'article L. 1237-7. Les PU-PH et MCU-PH ne relèvent pas de ce chapitre, sauf pour la retraite.
Indemnité de licenciement ou de départ à la retraite — convention des CLCC
Barèmes du 09/10/2026 : articles 3.1.5 et 3.1.6 de la convention ; R. 1234-2 et D. 1237-1 du code du travail. Les années incomplètes sont prises au prorata. Le salaire de référence conventionnel exclut les indemnités de sujétion, le légal les inclut : saisissez le même montant pour comparer. Résultat indicatif.
12. FAQ sur la convention collective des centres de lutte contre le cancer
Les sept questions les plus fréquentes sur la convention des CLCC, avec des réponses datées du 9 octobre 2026 et tirées du texte en vigueur.
Sources officielles et points non publiés
Toutes les valeurs de cette page ont été lues le 9 octobre 2026 dans le texte intégral des documents suivants, publiés en open data par la DILA, qui alimente Légifrance :
- Convention collective nationale des centres de lutte contre le cancer du 1er janvier 1999 (IDCC 2046, brochure 3201) — texte de base, agréé par arrêté du 30 octobre 1998 (JORF du 13 novembre 1998), non étendu ; version consolidée republiée le 2 octobre 2026.
- Grille et rémunération : avenant n° 2024-02 du 9 juillet 2024 (classification), avenant n° 2024-03, avenant n° 2024-04 (troisième palier), avenant n° 2024-05 (praticiens), avenant n° 2024-07 du 24 octobre 2024 (groupes A et B) ; avenant n° 2023-13 du 7 novembre 2023 (+ 1,2 % au 1er juillet 2023).
- Ségur : avenant n° 2020-10 du 5 octobre 2020 et avenant n° 2022-12 du 9 novembre 2022 (Ségur 2) ; prime de soins critiques : avenant n° 2023-08 du 7 mars 2023.
- Essai, congés, praticiens, prévoyance : avenant n° 2023-09, avenant n° 2023-12, avenant n° 2026-02 du 5 janvier 2026, avenant n° 2026-05 du 17 avril 2026, accord de méthode du 25 mars 2026.
- Effectifs : DARES, portrait statistique des conventions collectives, données 2023. SMIC et minimum garanti : arrêté du 22 mai 2026.
- Code du travail : articles R. 3243-1, L. 1221-19, L. 1221-25, L. 1234-1, L. 1234-9, R. 1234-2, L. 1226-1, L. 3141-3, L. 3142-4, L. 3142-1-1, L. 1237-7, L. 1237-9 et D. 1237-1.
Un minimum conventionnel ou une prime ne s'estiment pas. Les points suivants n'ont pas pu être établis sur un texte officiel au 9 octobre 2026 ; cette page ne les chiffre donc pas :
- Une augmentation générale postérieure au 1er juillet 2023 : aucun avenant de salaires de 2025 ou 2026 ne figure dans la base des conventions collectives au 8 octobre 2026. Les avenants numérotés 2025-03, 2026-03 et 2026-04 n'y sont pas publiés et leur objet n'est pas connu.
- Le montant actuel de l'indemnité Ségur 2, fixé au 1er janvier 2022 puis revalorisé chaque année du montant des augmentations générales.
- Un éventuel arrêté d'agrément des avenants récents et les textes du code de la santé publique sur le statut des centres, que nous n'avons pas pu relire : seule la référence de l'article 1.1.1 de la convention est reprise.
- Le nombre de centres, leurs codes NAF et l'audience des organisations, faute de source officielle consultée.
- Les garanties du futur régime de prévoyance de branche, encore à négocier.