En bref
Dans chaque période de 24 heures écoulées après la fin de son repos précédent, le conducteur doit avoir pris un nouveau repos journalier (art. 8 §2 du règlement (CE) n° 561/2006). Ce repos est normal (au moins 11 heures) ou réduit (au moins 9 heures, moins de 11 heures). Le repos normal peut aussi se prendre en deux tranches : 3 heures ininterrompues au moins, puis 9 heures ininterrompues au moins. Entre deux repos hebdomadaires, on ne prend pas plus de 3 repos journaliers réduits.
Les deux formes du repos journalier
| Forme | Durée | Texte |
|---|---|---|
| Repos journalier normal | au moins 11 heures | art. 4, point g) |
| Repos journalier normal en deux tranches | une première tranche ininterrompue d'au moins 3 heures, puis une deuxième ininterrompue d'au moins 9 heures | art. 4, point g) |
| Repos journalier réduit | au moins 9 heures, moins de 11 heures | art. 4, point g) |
Les deux tranches du repos normal font au moins 3 + 9 = 12 heures de repos au total (arithmétique des durées minimales du texte).
La fenêtre de 24 heures
Le règlement raisonne par périodes de 24 heures qui commencent à la fin du repos précédent, journalier ou hebdomadaire (art. 8 §2). Dans chacune, un nouveau repos journalier doit avoir été pris.
Si la partie du repos qui tombe dans cette période de 24 heures dure au moins 9 heures et moins de 11 heures, le repos est considéré comme un repos réduit (art. 8 §2, deuxième alinéa).
Trois repos réduits au plus
Un conducteur ne peut pas prendre plus de trois repos journaliers réduits entre deux repos hebdomadaires (art. 8 §4). Un quatrième repos entre ces deux repos hebdomadaires doit donc être un repos normal.
Quand le repos journalier devient un repos hebdomadaire
Un repos journalier peut être prolongé pour devenir un repos hebdomadaire, normal ou réduit (art. 8 §3). Les règles du repos hebdomadaire sont à part : durée, compensation, lieu.
En double équipage
Par dérogation à la règle des 24 heures, le conducteur qui participe à la conduite en équipage doit avoir pris un nouveau repos journalier d'au moins 9 heures dans les 30 heures qui suivent la fin d'un repos journalier ou hebdomadaire (art. 8 §5).
La conduite en équipage suppose, entre deux repos, au moins deux conducteurs à bord pour la relève. La présence de l'autre conducteur est facultative pendant la première heure et obligatoire ensuite (art. 4, point o).
Les erreurs fréquentes
Pour vous entraîner
Les repos sont au programme du thème 2 de la FIMO et de la FCO : testez-vous avec le quiz FIMO marchandises ou le quiz FCO marchandises. Pour compter vos repos sur une semaine, le simulateur temps de conduite et repos est fait pour ça. À lire avec la fiche sur les durées de conduite et celle sur les pauses.
Questions fréquentes
Quelle est la durée du repos journalier normal ?
Au moins 11 heures. Il peut aussi être pris en deux tranches : la première d'au moins 3 heures ininterrompues, la deuxième d'au moins 9 heures ininterrompues (règlement (CE) n° 561/2006, art. 4, point g).
Qu'est-ce qu'un repos journalier réduit ?
Une période de repos d'au moins 9 heures, mais de moins de 11 heures (art. 4, point g). Un conducteur ne peut pas prendre plus de trois repos journaliers réduits entre deux repos hebdomadaires (art. 8 §4).
Dans quel délai faut-il prendre le repos journalier ?
Dans chaque période de 24 heures écoulées après la fin du repos journalier ou hebdomadaire précédent, le conducteur doit avoir pris un nouveau repos journalier (art. 8 §2).
Quelle règle en double équipage ?
Le conducteur en équipage doit avoir pris un nouveau repos journalier d'au moins 9 heures dans les 30 heures qui suivent la fin du repos journalier ou hebdomadaire précédent (art. 8 §5).
Pour aller plus loin
- Temps de conduite et de repos du chauffeur routier
- Durées de conduite
- Les pauses de conduite
- Simulateur temps de conduite et repos
- FIMO Marchandises : réussiriez-vous l'examen blanc ?
- FCO Marchandises : êtes-vous à jour pour votre recyclage ?
- Risque routier professionnel : maîtrisez-vous le sujet ?
- Éco-conduite & véhicules utilitaires : roulez-vous économique ?
- Notre méthode
- Transport routier
- Règlement (CE) n° 561/2006 du 15 mars 2006 relatif à l'harmonisation de certaines dispositions de la législation sociale dans le domaine des transports par route (version consolidée au 31 décembre 2024), art. 4, points f), g) et o) ; art. 8, paragraphes 1 à 5, consulté le 4 novembre 2026
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