Convention collective du Crédit Mutuel 2026 : classification, rémunération et droits des salariés

Mise à jour : 01/10/2026 Convention collective IDCC 1468

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 1468. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Chargé d'accueil, conseiller de clientèle particuliers ou professionnels, chargé d'affaires entreprises, conseiller en gestion de patrimoine, technicien des opérations bancaires, développeur, auditeur ou directeur de caisse : dans une caisse de Crédit Mutuel, une fédération ou une caisse fédérale, ces salariés relèvent de la convention collective nationale de branche du Crédit Mutuel, numéro IDCC 1468. Côté employeurs, la branche est représentée par la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM).

C'est une convention bancaire singulière, et il faut le savoir avant de chercher une grille ou un préavis. La branche ne négocie qu'un socle étroit : le dialogue social, les principes de classification et des salaires annuels minima pour onze emplois-repères et pour l'embauche. Tout le reste (grille de classification détaillée, nombre de mensualités, primes, durée du travail, congés, maladie, préavis, indemnités) est négocié dans chaque fédération régionale, dont la branche reconnaît expressément l'autonomie. Là où aucun texte fédéral ne prévoit mieux, c'est le Code du travail qui s'applique.

Cette page présente les minima en vigueur depuis le 1er décembre 2025, leur comparaison avec le SMIC, deux simulateurs, puis, thème par thème, ce que fixe la branche, ce qui revient à la fédération et le plancher légal à connaître. Les textes de la branche n'étant pas publiés sur Légifrance, chaque valeur est rattachée au texte signé qui la porte.

Étape 0 : votre employeur relève-t-il de la convention du Crédit Mutuel ?

La convention de branche du 14 juin 2017 s'applique au personnel des fédérations régionales du Crédit Mutuel adhérant à la Confédération nationale, des caisses de Crédit Mutuel et des caisses fédérales, de la Confédération nationale du Crédit Mutuel et de la Caisse centrale du Crédit Mutuel (article 1er). Elle vise aussi toute personne qui bénéficie, au niveau régional, de la même couverture conventionnelle que ces salariés. Le groupe compte toutefois d'autres sociétés qui appliquent une autre convention.

EmployeurCode NAF déclaréConvention déclarée
Caisse locale de Crédit Mutuel64.19ZIDCC 1468
Caisse fédérale, Caisse centrale du Crédit Mutuel, Confédération nationale64.19ZIDCC 1468
Fédération régionale du Crédit Mutuel94.11Z ou 94.99ZIDCC 1468
Entité de services rattachée (informatique, titres, conseil)66.19B, selon l'activitésouvent IDCC 1468, à vérifier
Banque commerciale filiale du groupe, par exemple le CIC et ses banques régionales64.19ZIDCC 2120, convention de la banque

Les conventions de ce tableau sont celles que les établissements déclarent dans leurs déclarations sociales, consultables dans l'annuaire des entreprises de l'État : c'est une indication, pas une règle de droit. Le code NAF 64.19Z, « autres intermédiations monétaires », est commun à presque toutes les banques de détail et ne distingue pas les réseaux. Certaines fédérations ont par ailleurs leur propre convention collective, parfois enregistrée sous un IDCC distinct : leurs salariés restent dans le champ de la branche pour les minima.

Banque AFB : IDCC 2120 Les banques commerciales appliquent la convention collective de la banque (IDCC 2120), avec ses niveaux et sa grille propres. Un conseiller de caisse de Crédit Mutuel n'en relève pas, même si son poste ressemble trait pour trait à celui d'une agence voisine.
Crédit agricole : IDCC 7501 Autre réseau mutualiste, autre branche : les caisses régionales de Crédit agricole mutuel appliquent la convention des caisses régionales de Crédit agricole (IDCC 7501), rattachée au régime agricole. La Banque populaire a sa propre convention (IDCC 3210), le Crédit maritime mutuel la sienne (IDCC 2622) et les Caisses d'épargne un statut (IDCC 5005).
Crédit-bail, affacturage, crédit spécialisé : IDCC 0478 Un établissement spécialisé dans le crédit à la consommation, le crédit-bail ou l'affacturage relève en principe de la convention des sociétés financières (IDCC 0478), y compris lorsqu'il appartient à un groupe bancaire.
« Mutuelle » n'est pas « Crédit Mutuel » : IDCC 2128 Une mutuelle de santé ou de prévoyance n'est pas une banque mutualiste : ses salariés suivent la convention de la Mutualité (IDCC 2128). La proximité des mots est la première source d'erreur dans les recherches.

Numéro, arrêtés et historique : voir la fiche technique IDCC 1468. Le réflexe fiable reste le bulletin de paie, qui doit indiquer l'intitulé de la convention applicable (article R. 3243-1 du code du travail). En cas de doute, l'outil trouver ma convention collective part du numéro SIRET de l'employeur.

1. Une branche nationale, des fédérations qui négocient l'essentiel

Le Crédit Mutuel est organisé en caisses locales coopératives, regroupées en fédérations régionales, elles-mêmes adhérentes d'une Confédération nationale. La convention collective suit cette architecture. Le préambule du texte de 2017 l'écrit sans détour : « l'autonomie des Fédérations en matière de négociation sociale conduit à reconnaître le caractère irremplaçable du dialogue social au plan régional ». L'article 3 ajoute que les négociations de branche se font « sous réserve de respecter les compétences des Fédérations régionales en matière de négociation collective ».

Concrètement, deux étages se superposent. Au niveau national, la branche fixe les règles du dialogue social, des principes de classification et des minima salariaux annuels. Au niveau régional, chaque fédération négocie avec ses syndicats sa propre grille, son organisation du travail, ses primes et la plupart des droits individuels. Deux conseillers de clientèle de deux fédérations différentes peuvent donc avoir des salaires, des horaires et des congés différents, tout en relevant de la même convention de branche et du même minimum annuel.

1987
première convention, 7 juillet
11
emplois-repères dotés d'un minimum
22 842 €
minimum annuel à l'embauche
6
syndicats représentatifs
Branche

Dialogue social, commission paritaire confédérale, principes de classification, emplois-repères, salaire minimum à l'embauche et minima annuels, accords-cadres (formation, égalité, mobilité entre fédérations).

Fédération

Grille de classification détaillée, raccordement des emplois aux emplois-repères, nombre de mensualités, primes, temps de travail, congés, maladie, rupture du contrat, télétravail.

Code du travail

Le plancher, partout où aucun texte ne prévoit mieux : SMIC, 35 heures, congés payés, congés familiaux, maintien de salaire, préavis et indemnité légale de licenciement.

Ce partage n'est pas sans garde-fou. Le Code du travail fait prévaloir la convention de branche sur l'accord d'entreprise pour les salaires minima hiérarchiques et les classifications, sauf garanties au moins équivalentes (article L. 2253-1). Un accord fédéral ne peut donc pas fixer une rémunération annuelle inférieure au minimum de branche de l'emploi-repère auquel le poste est raccordé.

Où trouver « sa » convention ?

Le salarié a besoin de deux textes : la convention de branche, pour le minimum annuel, et l'accord ou la convention de sa fédération, pour tout le reste. L'employeur doit informer le salarié des textes conventionnels applicables, en tenir un exemplaire à jour à disposition sur le lieu de travail et le publier sur l'intranet s'il en existe un (article R. 2262-1 du code du travail). La demande se fait au service des ressources humaines ; les représentants du personnel disposent également des textes.

Sources : convention collective de la branche Crédit Mutuel relative au droit syndical et au dialogue social du 14 juin 2017, préambule et articles 1 à 3 (texte signé diffusé par les organisations syndicales) ; consultés le 1er octobre 2026.

2. Les textes de la branche en vigueur en 2026

On parle de « la convention collective du Crédit Mutuel » comme d'un texte unique. C'est en réalité un ensemble d'accords, dont le plus ancien a largement disparu. La première convention de branche est un accord du 7 juillet 1987, modifié le 8 juillet 1992. En 2006, les partenaires sociaux ont signé une convention de branche consacrée au droit syndical et au dialogue social, révisée en 2012 et 2013, puis réécrite le 14 juin 2017. Son article 2 annule et remplace l'accord de 1987, à deux exceptions près : le chapitre V, consacré à la classification et à la rémunération, et l'accord-cadre du 4 avril 2000 sur les principes de classification et les minima.

Autour de ce noyau gravitent des accords-cadres thématiques, conclus au fil des années, et un accord salarial annuel qui revalorise les minima. Ces textes ne figurent pas dans la base des conventions collectives de Légifrance : ils sont déposés auprès de l'administration du travail et du greffe du conseil de prud'hommes de Paris, et diffusés par la Confédération et les syndicats. Seuls les arrêtés de représentativité de la branche sont publiés au Journal officiel.

7 juillet 1987 : convention de branche du Crédit MutuelModifiée le 8 juillet 1992. Annulée et remplacée en 2017, sauf son chapitre V (articles 47 et 48).
4 avril 2000 : avenant au chapitre V et accord-cadre sur la classification et les minimaLa branche s'engage à négocier des emplois-repères et leurs minima, revalorisés chaque année. Quatre emplois-repères au départ.
28 juin 2011 et 15 juin 2016 : avenants n° 1 et n° 2L'avenant n° 2 porte la liste à onze emplois-repères, ceux de l'accord salarial en vigueur.
14 juin 2017 : convention relative au droit syndical et au dialogue socialLa commission paritaire confédérale devient la commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation. Avenants, dont le n° 3 du 5 juillet 2022 et le n° 6 du 5 mars 2024.
17 juillet et 30 octobre 2025 : arrêtés de représentativitéPubliés au Journal officiel des 5 septembre et 8 novembre 2025, sous l'intitulé « convention collective de branche du Crédit Mutuel (IDCC n° 1468) ».
18 novembre 2025 : accord salarial 2025Minima revalorisés au 1er décembre 2025, toujours en vigueur au 1er octobre 2026.
Accord de brancheDate d'origineRévisions connues
Mobilité volontaire entre fédérations (accord-cadre)18/09/19861991, 2011, 2013
Politique active et préventive de l'emploi02/03/1988—
Gestion anticipée des restructurations27/06/1990—
Formation tout au long de la vie professionnelle16/05/20062011, 2015, nouvel accord du 15/12/2020
Emploi des personnes handicapées14/01/20092016
Emploi des seniors15/12/20092016
Incivilités et agressions dans la relation clientèle14/04/2010—
Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes09/12/2014accord du 02/04/2019, avenant n° 1 du 26/06/2024
Sécurisation du parcours des représentants du personnel14/12/2021—

Sources : Confédération nationale du Crédit Mutuel, « Liste des conventions et accords de branche Crédit Mutuel » (2017) ; liste des accords de branche publiée par la CFDT Crédit Mutuel, consultée le 1er octobre 2026 ; convention du 14 juin 2017, article 2. Le contenu de ces accords-cadres n'est pas détaillé ici, faute de texte consolidé consulté.

3. Minima 2026 : le salaire d'embauche et les onze emplois-repères

La branche ne publie pas de grille par coefficient. Elle fixe deux types de planchers, tous exprimés en montant annuel brut pour un temps plein : un salaire minimum à l'embauche, valable pour l'ensemble des emplois, et un salaire minimum par emploi-repère. Selon l'accord-cadre du 4 avril 2000, ce montant correspond au « salaire théorique mensuel brut récurrent multiplié par le nombre de mensualités, hors intéressement et participation ». Dans sa rédaction d'origine, le minimum à l'embauche exclut le personnel de ménage, les contrats en alternance et les auxiliaires de vacances ou saisonniers.

Les montants en vigueur sont ceux de l'accord salarial du 18 novembre 2025, conclu à l'issue de la commission paritaire confédérale du même jour et applicable depuis le 1er décembre 2025. La hausse est de 1,5 % pour neuf emplois-repères et pour le salaire d'embauche, de 2,55 % pour le technicien des opérations bancaires et de 2,85 % pour le chargé de clientèle entreprise (calcul à partir de l'accord du 27 septembre 2024). Au 1er octobre 2026, aucun accord salarial 2026 n'était publié.

22 842 €
embauche, par an
38 209 €
directeur de caisse, par an
+ 437,76 €
embauche au-dessus du SMIC annuel
01/12/2025
date d'effet des minima
Emploi-repèreMinimum annuel au 01/12/2025Au 01/10/2024ÉvolutionÉquivalent sur 12 moisÉquivalent sur 13 mois
Salaire minimum à l'embauche (tous emplois)22 842 €22 504 €+ 1,50 %1 903,50 €1 757,08 €
Chargé d'accueil guichetier22 954 €22 615 €+ 1,50 %1 912,83 €1 765,69 €
Technicien des opérations bancaires24 100 €23 500 €+ 2,55 %2 008,33 €1 853,85 €
Chargé de clientèle particuliers24 895 €24 527 €+ 1,50 %2 074,58 €1 915,00 €
Chargé de clientèle professionnels28 468 €28 047 €+ 1,50 %2 372,33 €2 189,85 €
Développeur informatique28 685 €28 261 €+ 1,50 %2 390,42 €2 206,54 €
Responsable de point de vente29 225 €28 793 €+ 1,50 %2 435,42 €2 248,08 €
Animateur commercial29 441 €29 006 €+ 1,50 %2 453,42 €2 264,69 €
Conseiller en gestion de patrimoine30 146 €29 700 €+ 1,50 %2 512,17 €2 318,92 €
Inspecteur-auditeur31 389 €30 925 €+ 1,50 %2 615,75 €2 414,54 €
Chargé de clientèle entreprise32 500 €31 600 €+ 2,85 %2 708,33 €2 500,00 €
Directeur de caisse ou d'un secteur de caisses38 209 €37 644 €+ 1,50 %3 184,08 €2 939,15 €

Sources : accord salarial dans la branche du Crédit Mutuel 2025, conclu le 18 novembre 2025, points 1 et 2 (texte signé diffusé par la CFDT Crédit Mutuel, valeurs identiques dans la copie publiée par juristique.org) ; accord salarial 2024 du 27 septembre 2024 ; accord-cadre du 4 avril 2000, articles 2 et 3. Les équivalents mensuels et les évolutions sont des calculs de la rédaction ; le nombre réel de mensualités est fixé par chaque fédération.

Le graphique ci-dessous compare chaque minimum annuel au SMIC annuel en vigueur depuis le 1er juin 2026, soit 22 404,24 € pour 35 heures par semaine (12,31 € de l'heure, 1 867,02 € par mois). Tous les minima de branche le dépassent sur l'année. Mais l'écart est mince en bas de l'échelle : 437,76 € pour l'embauche, 549,76 € pour le chargé d'accueil.

Le piège du SMIC mensuel

Le SMIC se vérifie mois par mois, et un versement annuel comme un 13e mois ne compte que pour le mois où il est payé. Une fédération qui verserait le minimum d'embauche en 13 mensualités paierait 1 757,08 € par mois, soit 109,94 € de moins que le SMIC mensuel : dans ce cas, c'est le SMIC qui est dû chaque mois (article L. 3231-2 du code du travail). Le constat vaut aussi pour le chargé d'accueil guichetier et le technicien des opérations bancaires. Respecter le minimum annuel de branche ne suffit donc pas : il faut aussi que chaque mensualité atteigne le SMIC.

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4. Emplois-repères et classification : comment votre poste est raccordé

Un emploi-repère n'est pas un poste de travail, c'est une définition générique. L'accord-cadre du 4 avril 2000 le dit clairement : compte tenu de la diversité des fédérations, le contenu de ces emplois « peut varier d'une Fédération à une autre » en termes d'activités, de niveau de classification et de qualification. Chaque fédération doit donc faire un « travail de transposition et de raccordement » pour identifier ceux de ses emplois qui entrent dans chaque définition.

Le raccordement peut être multiple : une fédération peut rattacher plusieurs de ses emplois à un même emploi-repère. Il peut aussi être partiel : un emploi dont le contenu ne correspond qu'en partie à une définition peut être raccordé, ou non. Ce travail est fait par les partenaires sociaux de chaque fédération. Pour connaître son minimum de branche, un salarié doit donc savoir à quel emploi-repère son poste est raccordé. Le salaire minimum à l'embauche, qui concerne l'ensemble des emplois, reste dans tous les cas le premier plancher de branche.

Accueil et guichet

Accueillir, informer, orienter la clientèle, assurer les opérations courantes de guichet, vendre les produits de base, détecter les besoins et proposer des rendez-vous.

Clientèle particuliers

Développer et gérer un portefeuille de particuliers, instruire et analyser les dossiers de financement, négocier les conditions dans le cadre de ses délégations.

Clientèle professionnels

Gérer un portefeuille de professions libérales, artisans, commerçants et entreprises familiales, évaluer le risque d'un financement, prospecter.

Responsable de point de vente

Animer l'équipe, fixer les objectifs avec elle, organiser et contrôler l'activité, conduire l'appréciation annuelle des collaborateurs, maîtriser les risques.

Ces quatre définitions sont celles de l'annexe de l'accord de 2000. Les sept emplois-repères ajoutés par l'avenant du 15 juin 2016 (chargé de clientèle entreprise, animateur commercial, conseiller en gestion de patrimoine, directeur de caisse ou d'un secteur de caisses, inspecteur-auditeur, technicien des opérations bancaires et développeur informatique) ont leurs propres définitions, que nous ne reproduisons pas faute d'avoir consulté le texte de l'avenant. Leurs intitulés suffisent toutefois à situer la plupart des métiers du réseau, du siège et de l'informatique.

Les principes que la branche impose aux grilles fédérales

Selon l'article 1er de l'accord-cadre, une grille de classification fédérale établit une hiérarchie des emplois (et des salaires, sans fixer la totalité du salaire individuel), sert de référence pour la mobilité et l'évolution professionnelle, et doit répondre à des critères d'équité interne, de positionnement sur le marché, de cohérence avec la gestion des ressources humaines et d'adaptation. Elle doit être actualisée régulièrement, au moins tous les cinq ans.

En pratique, la question à poser à son service des ressources humaines ou à ses représentants du personnel est double : quel est mon niveau dans la grille de ma fédération, et à quel emploi-repère de branche mon poste est-il raccordé ? La première réponse donne le salaire fédéral, la seconde le plancher de branche à ne pas franchir.

Sources : accord-cadre sur les principes de classification et les minima dans la branche du 4 avril 2000, article 1er, article 3 et annexe (définitions des emplois-repères) ; accord salarial du 18 novembre 2025, point 2 (liste des onze emplois-repères définis par l'avenant n° 2 du 15 juin 2016).

5. Simulateurs : votre minimum annuel et vos indemnités de fin de contrat

Le premier simulateur part de l'emploi-repère auquel votre poste est raccordé. Il applique les minima du 1er décembre 2025, les proratise pour un temps partiel (le minimum est défini pour un temps plein), les répartit selon le nombre de mensualités versées par votre fédération et vérifie chaque mensualité au regard du SMIC. Si vous saisissez votre salaire mensuel de base, il reconstitue votre salaire annuel récurrent et le compare au minimum de branche.

Le second simulateur calcule le plancher légal en cas de licenciement ou de départ à la retraite : la branche n'ayant pas d'indemnité propre, c'est le minimum que tout accord fédéral doit au moins atteindre. Si l'accord de votre fédération prévoit un barème plus favorable, c'est lui qui s'applique.

Minimum de branche et SMIC — minima au 01/12/2025

Minimum annuel de branche
—

Constantes du 01/10/2026 : minima annuels de l'accord salarial du 18/11/2025, effet 01/12/2025 ; SMIC 12,31 €/h depuis le 01/06/2026, soit 1 867,02 € par mois et 22 404,24 € par an pour 35 heures ; net estimé avec un coefficient de 0,78. Le prorata pour temps partiel est une lecture du texte, qui définit le minimum pour un temps plein. Résultat indicatif ; pour le net exact, utilisez la calculatrice brut / net.

Licenciement ou retraite : le plancher légal

La loi retient la formule la plus favorable : moyenne des 12 derniers mois ou des 3 derniers mois, primes annuelles comprises au prorata.

Indemnité légale minimale
—

Barèmes : article R. 1234-2 du code du travail (dès 8 mois d'ancienneté, un quart de mois par année jusqu'à 10 ans, un tiers au-delà, années incomplètes au prorata) ; article D. 1237-1 pour le départ volontaire à la retraite ; préavis de l'article L. 1234-1. Pour comparer avec un accord fédéral ou une rupture conventionnelle, utilisez le simulateur d'indemnité de licenciement.

Exemple chiffré : un chargé d'accueil payé sur 13 mois

Un chargé d'accueil guichetier à temps plein perçoit 1 900 € brut de base, versés 13 fois. Son salaire annuel récurrent est de 24 700 €, au-dessus du minimum de branche de 22 954 € (+ 1 746 €). Chaque mensualité de 1 900 € dépasse aussi le SMIC mensuel de 1 867,02 €. Si sa base n'était que de 1 780 €, le minimum annuel serait encore respecté (23 140 €), mais pas le SMIC : il manquerait 87,02 € chaque mois.

6. 13e mois, primes et éléments variables : ce qui revient à la fédération

Les textes de branche en vigueur ne prévoient aucune prime : ni 13e mois, ni prime d'ancienneté, ni prime de vacances, ni indemnité de panier. Ni la convention de 2017, ni l'accord-cadre de 2000, ni les accords salariaux de 2024 et 2025 n'en contiennent. Ce silence n'est pas une absence de droits : c'est la conséquence du partage des rôles. Le nombre de mensualités, les primes et la rémunération variable sont négociés dans chaque fédération, et parfois complétés par des accords d'entreprise d'intéressement et de participation.

Le minimum de branche intègre en revanche toutes les mensualités récurrentes. Un 13e ou un 14e mois versé par la fédération compte donc pour vérifier le respect du minimum annuel, puisque celui-ci est calculé sur le salaire mensuel récurrent multiplié par le nombre de mensualités. L'intéressement et la participation, eux, en sont expressément exclus. Les primes ponctuelles non récurrentes ne sont pas mentionnées par le texte : leur prise en compte est à vérifier dans l'accord fédéral.

Élément de rémunérationPrévu par la branche ?Compte dans le minimum annuel ?
Salaire mensuel de basefédérationoui
13e mois ou mensualités supplémentairesfédérationoui, s'il s'agit de mensualités récurrentes
Intéressement et participationaccord d'entreprisenon, exclus par l'accord-cadre
Prime d'ancienneté, prime de vacancesaucune dans les textes de brancheà vérifier dans l'accord fédéral
Rémunération variable commercialefédérationnon précisé par la branche

Prudence avec les chiffres qui circulent

On lit parfois qu'« au Crédit Mutuel, le 13e mois est conventionnel » ou qu'une prime d'ancienneté est due à partir de tant d'années. Aucune de ces affirmations ne se trouve dans les textes de branche consultés. Si une prime existe, elle figure dans l'accord ou la convention de votre fédération, et c'est ce texte qu'il faut demander. Pour calculer un 13e mois au prorata d'une année incomplète, le calculateur de prime de 13e mois applique la règle générale.

Sources : accord-cadre du 4 avril 2000, articles 2 et 3 (assiette du minimum) ; accords salariaux du 27 septembre 2024 et du 18 novembre 2025 ; convention du 14 juin 2017 (aucune disposition de rémunération).

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7. Durée du travail, congés payés et congés familiaux

La branche ne fixe ni durée du travail, ni contingent d'heures supplémentaires, ni régime de forfait jours, ni congés supplémentaires. Ces sujets sont réglés par les accords de chaque fédération, souvent avec des jours de réduction du temps de travail, et à défaut par le Code du travail. Le socle légal reste le même pour tous : une durée légale de 35 heures par semaine (article L. 3121-27), des heures supplémentaires majorées de 25 % pour les huit premières et de 50 % au-delà, sauf accord fixant un taux d'au moins 10 % (article L. 3121-36).

Côté congés payés, la loi accorde 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours par an (article L. 3141-3). Pour les événements familiaux, aucun texte de branche n'est plus favorable que la loi : ce sont les durées de l'article L. 3142-4 du code du travail qui s'appliquent, sauf accord fédéral meilleur. Cet article a été modifié par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026, qui porte à dix jours le congé pour l'annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant.

ÉvénementMinimum légal (jours ouvrables)Branche Crédit Mutuel
Mariage ou PACS du salarié4 joursrien de plus ; voir l'accord fédéral
Mariage d'un enfant1 jourrien de plus ; voir l'accord fédéral
Naissance ou arrivée d'un enfant adopté3 joursrien de plus ; voir l'accord fédéral
Décès d'un enfant12 jours, 14 si l'enfant avait moins de 25 ans, était lui-même parent, ou s'il s'agit d'une personne de moins de 25 ans à chargerien de plus ; voir l'accord fédéral
Décès du conjoint, du partenaire de PACS ou du concubin, d'un parent, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur3 joursrien de plus ; voir l'accord fédéral
Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant10 jours depuis le 14 juin 2026rien de plus ; voir l'accord fédéral

Source : article L. 3142-4 du code du travail, version en vigueur depuis le 14 juin 2026 (loi n° 2026-492 du 12 juin 2026, article 6). Le décès d'un enfant ouvre en outre droit au congé de deuil de l'article L. 3142-1-1.

Exemple : une semaine de congé pour un mariage

Une salariée qui se marie un samedi dispose, au minimum, de 4 jours ouvrables de congé rémunéré pris au moment de l'événement. Ces jours ne réduisent pas ses congés payés. Si l'accord de sa fédération prévoit davantage, par exemple une semaine, c'est la durée fédérale qui s'applique. Pour un calcul de congés payés à temps partiel, le simulateur de congés payés reprend la règle légale.

8. Maladie, prévoyance et complémentaire santé

Comme pour le temps de travail, la branche n'organise pas le maintien de salaire en cas de maladie. Le salarié en arrêt perçoit les indemnités journalières de la Sécurité sociale ; le complément versé par l'employeur dépend de l'accord de la fédération, qui peut être plus généreux que la loi, et à défaut du Code du travail. C'est une différence nette avec la convention du Crédit agricole, qui fixe elle-même des durées de maintien de salaire au niveau de la branche.

Le minimum légal est fixé par l'article L. 1226-1 et ses décrets d'application : après un an d'ancienneté, l'employeur complète les indemnités de la Sécurité sociale pour atteindre 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours, puis deux tiers pendant 30 jours. Ces durées augmentent de 10 jours par période de cinq ans d'ancienneté, dans la limite de 90 jours chacune. Un délai de carence de 7 jours s'applique, sauf en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle.

Maladie ordinaire

Indemnités journalières de la Sécurité sociale après 3 jours de carence ; complément employeur selon l'accord fédéral, au moins celui de la loi.

Prévoyance

Aucun régime de branche identifié dans les textes consultés : la couverture décès, incapacité et invalidité relève des accords des fédérations ou de l'entreprise.

Complémentaire santé

Obligatoire pour tout employeur privé ; les garanties et la cotisation sont celles du contrat collectif de l'employeur, à demander au service des ressources humaines.

Pour estimer les jours non indemnisés au début d'un arrêt selon les règles légales, l'outil jours de carence détaille la combinaison entre le délai de la Sécurité sociale et celui de l'employeur. Un arrêt lié à un accident du travail bénéficie d'une protection renforcée contre le licenciement (article L. 1226-9).

Sources : code du travail, articles L. 1226-1, D. 1226-1 à D. 1226-3 et L. 1226-9 ; aucun accord de branche sur la maladie, la prévoyance ou la santé ne figure dans les listes d'accords de la Confédération (2017) et de la CFDT Crédit Mutuel (2026).

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9. Période d'essai, préavis, licenciement et retraite

La rupture du contrat de travail est l'autre grand domaine où la convention de branche se tait. L'ancien accord de 1987, qui pouvait en traiter, a été annulé en 2017 à l'exception de son chapitre V. Il faut donc regarder successivement l'accord ou la convention de la fédération, puis la loi, qui reste le plancher dans tous les cas. Les règles légales ci-dessous valent pour tout salarié en CDI, quel que soit son emploi-repère.

La période d'essai du CDI est au plus de deux mois pour les employés, trois mois pour les agents de maîtrise et techniciens, quatre mois pour les cadres (article L. 1221-19). Elle ne peut être renouvelée que si un accord de branche étendu le prévoit (article L. 1221-21) : aucun texte de branche consulté ne l'organise, ce point est donc à vérifier avant toute clause de renouvellement. L'employeur qui y met fin doit respecter un délai de prévenance de 24 heures à un mois selon la durée de présence (article L. 1221-25).

SituationMinimum légalOù chercher mieux
Préavis de licenciement, de 6 mois à moins de 2 ans d'ancienneté1 moisaccord ou convention fédérale
Préavis de licenciement, 2 ans d'ancienneté et plus2 moisaccord ou convention fédérale
Préavis de démissionaucune durée légale générale : convention, accord ou usagesaccord ou convention fédérale
Indemnité de licenciement, dès 8 mois d'ancienneté1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delàaccord ou convention fédérale
Départ volontaire à la retraite1/2 mois à 10 ans, 1 mois à 15 ans, 1,5 mois à 20 ans, 2 mois à 30 ansaccord ou convention fédérale
Mise à la retraite par l'employeurau moins l'indemnité légale de licenciementaccord ou convention fédérale

Sources : code du travail, articles L. 1234-1 (préavis), L. 1237-1 (démission), L. 1234-9 et R. 1234-2 (indemnité de licenciement), L. 1237-9 et D. 1237-1 (départ volontaire), L. 1237-7 (mise à la retraite).

Exemple chiffré : un conseiller licencié après 12 ans

Un conseiller de clientèle professionnels compte 12 ans d'ancienneté et un salaire de référence de 2 600 € brut par mois. L'indemnité légale est de 10 × 1/4 + 2 × 1/3, soit 3,17 mois de salaire, ou 8 233,33 €. Son préavis légal est de deux mois. Si l'accord de sa fédération prévoit un barème plus élevé, c'est ce montant qui est dû ; s'il prévoit moins, la loi s'impose. Le calculateur de préavis traite aussi la démission.

Un dernier point concerne la mobilité. La branche a conclu dès 1986 un accord-cadre sur la mobilité volontaire entre fédérations, révisé à plusieurs reprises jusqu'en 2013. Ses modalités, notamment sur la reprise d'ancienneté, ne sont pas détaillées ici faute de texte consolidé consulté : un salarié qui envisage de changer de fédération a intérêt à demander ce texte avant de signer son nouveau contrat. Le passage vers une banque du groupe relevant de l'IDCC 2120, lui, est un changement de convention collective.

10. Dialogue social : la commission paritaire confédérale et la représentativité

Si la convention de branche est mince sur les conditions de travail, elle est détaillée sur le dialogue social, qui est l'objet même du texte de 2017. La négociation de branche se tient au sein de la commission paritaire confédérale, à laquelle les partenaires sociaux ont confié le rôle de commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation prévu par la loi du 8 août 2016 (articles 16 et 17). Elle se réunit au moins trois fois par an (article 22) et chaque organisation syndicale représentative y envoie une délégation de trois salariés d'un organisme de la branche (article 18).

La commission est aussi l'instance d'interprétation des accords de branche. Elle peut être saisie par une commission paritaire régionale ou par l'une des parties signataires, et notifie sa réponse dans les deux mois (article 17). C'est la voie à connaître en cas de désaccord sur la lecture d'un minimum ou d'un raccordement à un emploi-repère. Les organisations syndicales représentatives désignent un délégué syndical national et, depuis l'avenant n° 6 du 5 mars 2024, un représentant syndical national et leurs adjoints, avec un temps de mise à disposition pouvant atteindre deux équivalents temps plein par organisation.

31,84 %
CFDT
21,13 %
CFE-CGC
14,28 %
CGT
12,03 %
UNSA
10,74 %
CGT-FO
9,98 %
CFTC

Ces pourcentages sont ceux de l'arrêté du 30 octobre 2025 : ils mesurent le poids de chaque organisation pour apprécier la validité des accords de branche, selon les règles de l'article L. 2232-6 du code du travail auquel l'arrêté renvoie. Côté employeurs, l'arrêté du 17 juillet 2025 reconnaît une seule organisation représentative, la Confédération nationale du Crédit Mutuel. Ces deux arrêtés, publiés au Journal officiel, sont aussi la preuve la plus solide que le numéro IDCC 1468 est bien en vigueur.

Sources : arrêté du 30 octobre 2025 fixant la liste des organisations syndicales reconnues représentatives (JORF n° 0263 du 8 novembre 2025) ; arrêté du 17 juillet 2025 fixant la liste des organisations professionnelles d'employeurs reconnues représentatives (JORF n° 0206 du 5 septembre 2025) ; convention du 14 juin 2017, articles 5, 10, 11 et 16 à 22, modifiés par l'avenant n° 6 du 5 mars 2024.

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Questions fréquentes sur la convention collective du Crédit Mutuel

Les questions ci-dessous reprennent les points les plus recherchés sur la convention : minima, rattachement, 13e mois, préavis, accès au texte et congés familiaux. Les réponses s'appuient sur les textes de branche cités plus haut et, faute de disposition de branche, sur le Code du travail en vigueur au 1er octobre 2026.

Depuis le 1er décembre 2025, l'accord salarial de branche du 18 novembre 2025 fixe un salaire annuel minimum à l'embauche de 22 842 € brut et des minima annuels pour onze emplois-repères, de 22 954 € pour le chargé d'accueil guichetier à 38 209 € pour le directeur de caisse ou d'un secteur de caisses. Ce sont des montants annuels pour un temps plein, calculés sur le salaire mensuel récurrent multiplié par le nombre de mensualités, hors intéressement et participation. Aucun accord 2026 n'était publié au 1er octobre 2026.

Non pour les caisses de Crédit Mutuel, les caisses fédérales, les fédérations, la Confédération nationale et la Caisse centrale : elles relèvent de la convention de branche du Crédit Mutuel, IDCC 1468. Les banques commerciales filiales du groupe, comme le CIC, déclarent en revanche la convention collective de la banque, IDCC 2120. La convention appliquée figure sur le bulletin de paie.

Les textes de branche ne prévoient ni 13e mois ni prime. Le nombre de mensualités, les primes et les éléments variables relèvent des accords de chaque fédération régionale. La branche fixe seulement un minimum annuel qui inclut toutes les mensualités récurrentes, mais pas l'intéressement ni la participation.

Les textes de branche en vigueur ne fixent pas de préavis : il faut regarder l'accord ou la convention de la fédération qui emploie le salarié. À défaut, en cas de licenciement, le code du travail impose au moins un mois de préavis entre six mois et deux ans d'ancienneté et deux mois au-delà. Pour une démission, la loi renvoie à la convention, à l'accord collectif ou aux usages.

La branche du Crédit Mutuel n'a pas de conteneur dans la base des conventions collectives de Légifrance, et le Code du travail numérique indique ne pas la traiter. Ses textes sont diffusés par la Confédération nationale du Crédit Mutuel et par les syndicats. Sont en revanche publiés au Journal officiel les arrêtés de représentativité, dont celui du 30 octobre 2025 qui confirme le numéro IDCC 1468.

La branche ne fixe pas de congés pour événements familiaux. Le minimum est celui de l'article L. 3142-4 du code du travail : 4 jours pour son mariage ou son PACS, 1 jour pour le mariage d'un enfant, 3 jours pour une naissance, 3 jours pour le décès du conjoint, d'un parent, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur, 12 jours pour le décès d'un enfant ou 14 jours s'il avait moins de 25 ans, et 10 jours depuis le 14 juin 2026 pour l'annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant. L'accord de la fédération peut prévoir davantage.

Sources officielles

Toutes les valeurs de cette page ont été relues le 1er octobre 2026. La branche n'ayant pas de conteneur Légifrance, les textes cités sont les versions signées diffusées par la Confédération nationale du Crédit Mutuel et les organisations syndicales ; les minima de l'accord du 18 novembre 2025 ont été recoupés sur deux copies. Nous ne publions ni l'éventuelle extension des textes, ni le contenu des accords-cadres thématiques, ni les dispositions des fédérations, ni le prochain accord salarial, faute de source consolidée.

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