FPE — Administration d'État Cat. B

Contrôleur du travail (corps en extinction)

Le contrôleur du travail est un agent de contrôle de l'inspection du travail. Régi par le décret n° 97-364 du 18 avril 1997, il participe, aux termes de l'article 3 de son statut, au contrôle de l'application de la réglementation du travail, au contrôle du droit social agricole et à la mise en œuvre des politiques de formation professionnelle. Concrètement : visites d'entreprise et contrôles en santé et sécurité au travail, durée du travail et paie, lutte contre le travail illégal, contrôle des chantiers du bâtiment, suivi des institutions représentatives du personnel, traitement des réclamations de salariés, constatation des infractions et rédaction des suites — observations, mises en demeure, procès-verbaux. Il exerce en unité de contrôle des DREETS et des DDETS. ⚠️ **Le corps est placé en voie d'extinction depuis le 1er octobre 2013**, date d'entrée en vigueur du décret n° 2013-875 du 27 septembre 2013, qui a abrogé ses chapitres relatifs au recrutement : il ne recrute plus du tout, mais subsiste pour les agents qui y sont restés. Sa particularité indiciaire est directement liée à cette histoire : le corps ne comporte que **deux grades — contrôleur du travail de classe normale et contrôleur du travail hors classe — qui correspondent aux deuxième et troisième grades du nouvel espace statutaire de la catégorie B**, et non aux trois grades habituels. Son pied de grille se situe donc à l'indice majoré 376, et non 373 comme dans les autres corps de catégorie B.

Aucune condition de diplôme n'a plus d'objet, le corps ne recrutant plus depuis 2013. Auparavant, le concours externe était ouvert au niveau du baccalauréat et les lauréats suivaient une formation à l'Institut national du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (INTEFP) à Marcy-l'Étoile. Pour le concours interne réservé d'accès au corps des inspecteurs du travail, c'est l'ancienneté — cinq années de services effectifs — qui est requise, sans condition de diplôme. Aucun recrutement n'est possible : le décret n° 2013-875 du 27 septembre 2013 a abrogé les chapitres du statut relatifs au recrutement et à la nomination, en même temps qu'il rattachait le corps au nouvel espace statutaire de la catégorie B et le plaçait en voie d'extinction. La réforme de l'inspection du travail a organisé, en contrepartie, un plan de transformation d'emplois : les contrôleurs du travail justifiant de cinq années de services effectifs dans le corps peuvent se présenter à un concours interne réservé d'accès au corps des inspecteurs du travail, dont le volume a été fixé à 250 postes par an au lancement du dispositif. C'est la voie de sortie du corps — et, pour l'immense majorité des agents concernés, la seule perspective de progression au-delà du plafond de la hors classe. L'avancement de la classe normale à la hors classe continue de s'effectuer par tableau d'avancement ou après examen professionnel, selon les règles du nouvel espace statutaire.
Fourchette nette mensuelle
1 550 € – 2 419 €
net / mois (hors primes)
IM 376 → IM 592 · Point : 4,92278 €
Entrée (brut)
1 867 €
Entrée (net)
1 550 €
Fin carrière (brut)
2 914 €
Fin carrière (net)
2 419 €

Grille indiciaire Contrôleur du travail (corps en extinction) 2026 — Échelons & indices

Contrôleur du travail de classe normale (2e grade du NES)

12 échelons
IM 376 → 539
Échelon Indice Majoré Brut mensuel Net mensuel estimé Brut annuel Durée dans l'échelon
1er 376 1 867 € 1 550 € 22 404 € 1 an
2e 377 1 867 € 1 550 € 22 404 € 1 an
3e 384 1 890 € 1 569 € 22 680 € 2 ans
4e 395 1 944 € 1 614 € 23 328 € 2 ans
5e 406 1 999 € 1 659 € 23 988 € 2 ans
6e 421 2 072 € 1 720 € 24 864 € 2 ans
7e 441 2 171 € 1 802 € 26 052 € 3 ans
8e 457 2 250 € 1 868 € 27 000 € 3 ans
9e 466 2 294 € 1 904 € 27 528 € 3 ans
10e 485 2 388 € 1 982 € 28 656 € 3 ans
11e 509 2 506 € 2 080 € 30 072 € 4 ans
12e 539 2 653 € 2 202 € 31 836 € Échelon terminal

Contrôleur du travail hors classe (3e grade du NES)

11 échelons
IM 397 → 592
Échelon Indice Majoré Brut mensuel Net mensuel estimé Brut annuel Durée dans l'échelon
1er 397 1 954 € 1 622 € 23 448 € 1 an
2e 409 2 013 € 1 671 € 24 156 € 2 ans
3e 424 2 087 € 1 732 € 25 044 € 2 ans
4e 446 2 196 € 1 823 € 26 352 € 2 ans
5e 470 2 314 € 1 921 € 27 768 € 2 ans
6e 489 2 407 € 1 998 € 28 884 € 3 ans
7e 513 2 525 € 2 096 € 30 300 € 3 ans
8e 539 2 653 € 2 202 € 31 836 € 3 ans
9e 556 2 737 € 2 272 € 32 844 € 3 ans
10e 574 2 826 € 2 346 € 33 912 € 3 ans
11e 592 2 914 € 2 419 € 34 968 € Échelon terminal
Calcul : Traitement brut = Indice Majoré × 4,92278 €. Net estimé ≈ brut × 83% (FPE). Hors primes et indemnités. Le point d'indice est gelé depuis le 1er juillet 2023 (inchangé en 2026). Les échelons dont l'indice donne un traitement inférieur au SMIC (1 867,02 € brut/mois au 1er juin 2026) sont relevés à ce montant via une indemnité différentielle. Source : grilles indiciaires officielles de la fonction publique publiées au Journal officiel / Légifrance ; valeur du point d'indice fixée par décret.
Publicité

Questions fréquentes — Contrôleur du travail (corps en extinction)

En classe normale, le traitement brut mensuel va de 1 850,97 € au 1er échelon (indice majoré 376) à 2 653,38 € au 12e échelon (indice 539). En hors classe, il va de 1 954,34 € (indice 397) à 2 914,29 € au 11e échelon (indice 592). S'y ajoutent le RIFSEEP et les indemnités liées aux contrôles en entreprise et aux déplacements.

Parce qu'au moment de son rattachement au nouvel espace statutaire de la catégorie B, en 2013, le corps a été aligné sur les **deuxième et troisième grades** du décret n° 2009-1388, et non sur les trois grades habituels : la classe normale correspond au 2e grade et la hors classe au 3e. Conséquence pratique, souvent mal reprise ailleurs : le pied de grille est à l'indice majoré 376 et non 373, et le corps ne comporte pas de premier grade.

Non, plus du tout. Le décret n° 2013-875 du 27 septembre 2013 a placé le corps en voie d'extinction à compter du 1er octobre 2013 et abrogé les chapitres de son statut relatifs au recrutement et à la nomination. Le corps subsiste uniquement pour les agents qui y sont restés, qui continuent d'y bénéficier de l'avancement d'échelon et de l'accès à la hors classe.

Par le concours interne réservé organisé dans le cadre du plan de transformation d'emplois de la réforme de l'inspection du travail, ouvert aux contrôleurs justifiant de cinq années de services effectifs dans le corps — 250 postes par an au lancement du dispositif. C'est la voie de sortie du corps : l'inspecteur du travail relève de la catégorie A, avec une grille allant de l'indice majoré 421 à 716 au premier grade et jusqu'à un échelon spécial en hors échelle B au grade de directeur du travail.

Les deux sont des agents de contrôle de l'inspection du travail et exercent en unité de contrôle. La différence tient au niveau de responsabilité et aux prérogatives : depuis la réforme, les décisions administratives les plus lourdes et l'encadrement relèvent des inspecteurs, tandis que les contrôleurs du travail restants exercent leurs attributions de contrôle dans le cadre défini par le code du travail. Le statut du contrôleur mentionne aussi explicitement le droit social agricole et la formation professionnelle.

Il progresse à l'ancienneté dans la classe normale, puis peut accéder à la hors classe par tableau d'avancement ou examen professionnel, jusqu'à l'indice majoré 592 — soit 2 914,29 € brut par mois. Au-delà, il n'existe pas de troisième grade : le plafond du corps est atteint, et seule la requalification en inspecteur du travail permet d'aller plus haut.

Oui : c'est un agent de contrôle assermenté, qui constate les infractions à la réglementation du travail et rédige les suites — observations, mises en demeure, procès-verbaux transmis au procureur de la République. À ce titre, il bénéficie de la protection fonctionnelle de l'administration et de la prise en charge des frais de contentieux liés à l'exercice de ses fonctions.

Sources officielles

Indices et montants vérifiés sur ces sources le 21/08/2026.

Primes & indemnités Contrôleur du travail (corps en extinction) — FPE

RIFSEEP — IFSE et CIA

Selon le groupe de fonctions et le service

Indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise et complément indemnitaire annuel, fixés par arrêté ministériel par groupe de fonctions. Les fonctions d'agent de contrôle en unité de contrôle et les fonctions d'appui ou de renseignement en service ne relèvent pas du même groupe.

Sujétions du contrôle en entreprise

Selon les sujétions effectivement constatées

Les visites d'entreprise et de chantier, les contrôles en horaires atypiques — nuit, week-end, opérations conjointes de lutte contre le travail illégal — et les déplacements permanents sur le territoire de l'unité de contrôle ouvrent droit aux indemnités et remboursements prévus par les barèmes applicables aux agents de l'État.

Protection fonctionnelle et frais de contentieux

Prise en charge par l'administration

Agent de contrôle assermenté, le contrôleur du travail rédige des procès-verbaux et peut être partie à des contentieux : l'administration lui doit la protection fonctionnelle et la prise en charge des frais qui en découlent. Ce n'est pas une prime, mais c'est un élément concret des conditions d'exercice du métier.

NBI

Points d'indice majoré supplémentaires

Nouvelle bonification indiciaire attachée à certaines fonctions. Constituée de points d'indice, elle compte pour la retraite.

Indemnité de résidence et supplément familial

3 %, 1 % ou 0 % du traitement — SFT à partir de 2,29 € pour un enfant

L'indemnité de résidence est calculée sur le traitement indiciaire brut selon la zone géographique d'affectation ; le supplément familial de traitement est versé à raison des enfants à charge.

Les montants des primes sont indicatifs et peuvent varier selon l'affectation, l'évaluation et les textes réglementaires en vigueur.

Autres métiers — Administration d'État