Convention Collective des Ateliers et Chantiers d'Insertion 2026 : Grille des Salaires, CDDI et Droits des Salariés

Mise à jour : 29/09/2026 Convention collective IDCC 3016 · brochure JORF 3379

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 3016. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Salarié en parcours d'insertion sur un chantier d'espaces verts, encadrant technique d'une recyclerie, accompagnatrice socioprofessionnelle, directeur d'un atelier de maraîchage : tous relèvent de la convention collective nationale des ateliers et chantiers d'insertion, numéro IDCC 3016, signée le 31 mars 2011 et étendue en 2012. C'est l'une des rares conventions qui organise sous un même toit deux populations aux règles très différentes.

D'un côté, les salariés polyvalents, c'est-à-dire les personnes recrutées en contrat à durée déterminée d'insertion (CDDI) : leur contrat est largement fixé par le code du travail, et leur rémunération minimale est le SMIC. De l'autre, les salariés permanents qui encadrent, accompagnent et font tourner la structure : leur classification a été entièrement refondue par l'avenant n° 39 du 25 novembre 2025, applicable depuis le 1er juin 2026, avec une formule de salaire nouvelle et des points d'expérience.

Cette page présente la nouvelle grille, emploi-repère par emploi-repère, un simulateur qui gère le temps partiel du CDDI, les règles propres au contrat d'insertion, la durée du travail, les congés familiaux, où l'accord de branche reste sous la loi sur deux événements, et la rupture du contrat. Ce que nous n'avons pas pu vérifier sur une source primaire est signalé en clair, dans une section dédiée.

Étape 0 : votre structure relève-t-elle de l'IDCC 3016 ?

Le champ de la convention ne se lit pas dans un code NAF : il repose sur le conventionnement de la structure par l'État en qualité d'atelier et chantier d'insertion, au titre de l'article L. 5132-15 du code du travail. L'activité support (espaces verts, bâtiment, maraîchage, recyclerie, couture, restauration) ne change rien : un chantier d'insertion qui entretient des jardins n'applique pas pour autant la convention du paysage. La convention couvre tous les salariés de droit privé de la structure, cadres et non-cadres, quels que soient la nature et la durée de leur contrat, sur tout le territoire national.

L'exclusion à connaître : les entités agréées Les avenants récents et leurs arrêtés d'extension excluent « les entités soumises à agrément au sens de l'article L. 314-6 du code de l'action sociale et des familles ». Cet article vise les établissements et services sociaux et médico-sociaux privés à but non lucratif financés sur fonds publics, dont les accords collectifs doivent être agréés par le ministre. Leur chantier d'insertion peut relever d'une autre convention du secteur, par exemple la CCN 66 (IDCC 0413) ou la CCN 51 (IDCC 0029), selon la convention qu'applique la structure.
Centres sociaux, animation : d'autres branches Un centre social ou une association de développement social local relève de la convention ALISFA (IDCC 1261) ; une association d'éducation populaire ou d'animation, de la convention ÉCLAT (IDCC 1518). Si la structure porte aussi un ACI, c'est l'activité principale qui tranche, et l'avenant n° 39 vise justement les structures dont « l'activité principale est celle effectuée dans le cadre de l'ACI ».
Intérim d'insertion : les règles du travail temporaire Les entreprises de travail temporaire d'insertion concluent des contrats de mission et sont soumises à l'ensemble des règles du travail temporaire (article L. 5132-6 du code du travail). Leurs intérimaires ne sont pas en CDDI : voir la page consacrée aux droits des intérimaires.
Régies de quartier : une convention à part Les régies de quartier ont leur propre convention collective nationale, signée le 2 avril 2012 (IDCC 3105). Les associations intermédiaires et certaines entreprises d'insertion, qui ne relèvent d'aucune autre convention, peuvent appliquer volontairement l'IDCC 3016 ou y adhérer : l'avenant n° 39 l'envisage expressément, sans modifier le champ.

Numéro, brochure et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 3016. Le réflexe fiable reste la mention obligatoire du bulletin de paie (article R. 3243-1 du code du travail).

1. Deux populations, deux titres de la convention

Les ateliers et chantiers d'insertion ont une double mission, fixée par la loi : accueillir, embaucher et mettre au travail des personnes sans emploi qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles particulières, puis organiser leur suivi, leur accompagnement, leur encadrement technique et leur formation. La convention traduit cette mission en deux régimes. Son titre IV traite des salariés en parcours, que la branche appelle salariés polyvalents ; son titre V, des autres salariés, c'est-à-dire l'équipe permanente.

Salarié polyvalent (titre IV)

  • Recruté en CDDI, contrat de la politique de l'emploi (article L. 1242-3).
  • Un emploi-repère à niveau unique, catégorie « ouvriers / employés ».
  • Rémunération minimale : le SMIC, soit 12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026.
  • Au moins 20 heures par semaine, 4 mois minimum, 24 mois au plus en principe.
  • Activité possible en atelier, sur chantier ou en mise à disposition autorisée.

Salarié permanent (titre V)

  • En CDI, « forme normale et générale de la relation de travail » selon la convention.
  • 19 emplois-repères de branche, dans trois filières : production, insertion, management ou appui.
  • Minimum : 928 € + coefficient × 4,04 €, soit de 1 897,60 € à 3 634,80 €.
  • 8 points d'expérience tous les deux ans, majorations pour diplôme ou délégation de pouvoirs.
  • Période d'essai conventionnelle, préavis de licenciement de 2 mois dès un an d'ancienneté.

La convention a été signée le 31 mars 2011 par le SYNESI, le syndicat national des employeurs spécifiques d'insertion, et par les fédérations CFDT et CFTC compétentes, puis étendue par arrêté du 31 octobre 2012 publié au Journal officiel du 8 novembre 2012. La CFE-CGC santé-social y a adhéré en 2016. Depuis, la branche négocie souvent : égalité professionnelle en 2021, salariés polyvalents en 2024, temps de travail en 2024 et 2025, prévoyance, frais de santé et classification en novembre 2025.

31/03/2011
signature de la convention
08/11/2012
extension publiée au JORF
01/06/2026
nouvelle classification
51 %
de femmes chez les permanents

Source : convention collective nationale des ateliers et chantiers d'insertion, préambule, titre I et titre IV ; article L. 5132-15 du code du travail ; observatoire de branche 2025 cité à l'article 2 de l'avenant n° 39.

2. Grille 2026 des salariés permanents étendue : une valeur socle et un point

L'avenant n° 39 du 25 novembre 2025, signé par le SYNESI et la CFDT, a été étendu par arrêté du 4 mai 2026 publié au Journal officiel du 8 mai 2026. Il est entré en vigueur le premier jour du mois suivant, soit le 1er juin 2026. Il abandonne l'ancien système des niveaux A, B et C et fixe le minimum de chaque emploi-repère par une formule unique : valeur socle de 928 € + coefficient × 4,04 €, pour un temps plein, à proratiser pour un temps partiel. Avec cette formule, le bas de grille s'établit à 30,58 € au-dessus du SMIC mensuel du 1er juin 2026.

928 €
valeur socle, temps plein
4,04 €
valeur du point
1 897,60 €
assistant technique, coef 240
3 634,80 €
directeur confirmé, coef 670

Minimum mensuel brut de chaque emploi-repère de branche, temps plein

FilièreEmploi-repèreCoef.MinimumCatégorie
ProductionAssistant(e) technique2401 897,60 €Ouvrier / employé
ProductionAssistant(e) technique confirmé(e)2631 990,52 €Ouvrier / employé
ProductionAssistant(e) technique expert(e)2812 063,24 €Ouvrier / employé
InsertionAccompagnateur(trice) socioprofessionnel(le)3122 188,48 €Technicien / AM
InsertionAccompagnateur(trice) socioprofessionnel(le) confirmé(e)3222 228,88 €Technicien / AM
InsertionAccompagnateur(trice) socioprofessionnel(le) expert(e)4002 544,00 €Technicien / AM
InsertionEncadrant(e) technique, pédagogique et social3132 192,52 €Technicien / AM
InsertionEncadrant(e) technique, pédagogique et social confirmé(e)3342 277,36 €Technicien / AM
InsertionEncadrant(e) technique, pédagogique et social expert(e)3952 523,80 €Technicien / AM
AppuiAssistant(e) administratif(ve) et financier(ère)2742 034,96 €Ouvrier / employé
AppuiTechnicien(ne) administratif(ve) et financier(ère) confirmé(e)2972 127,88 €Technicien / AM
AppuiTechnicien(ne) administratif(ve) et financier(ère) expert(e)3032 152,12 €Technicien / AM
ManagementCoordinateur(trice)3932 515,72 €Assimilé cadre
ManagementCoordinateur(trice) confirmé(e)4342 681,36 €Assimilé cadre
ManagementCoordinateur(trice) expert(e)4922 915,68 €Cadre
ManagementResponsable administratif(ve) et financier(ère) / RRH4302 665,20 €Assimilé cadre
ManagementResponsable administratif(ve) et financier(ère) / RRH confirmé(e)4942 923,76 €Cadre
ManagementDirecteur(trice), directeur(trice) adjoint(e)5643 206,56 €Cadre
ManagementDirecteur(trice) confirmé(e)6703 634,80 €Cadre

Source : avenant n° 39 du 25 novembre 2025 relatif à la classification et aux salaires minima, articles 5.1.3, 5.1.4, 5.1.6 et 5.2.2, étendu par arrêté du 4 mai 2026 (JORF du 8 mai 2026). Le tableau officiel des minima n'étant publié qu'en image au Bulletin officiel, les coefficients ont été calculés par nos soins en additionnant les points des paliers de chaque emploi-repère ; ils concordent avec la liste des emplois cadres (coefficient 440 et plus) donnée à l'article 5 de l'avenant. Lecture du 29 septembre 2026. Catégorie « assimilé cadre » : à partir du coefficient 370, avec au moins le palier 5 en autonomie et le palier 4 en encadrement.

Minimum mensuel brut de chaque emploi-repère (barres) et SMIC mensuel du 1er juin 2026 (ligne). Même au bas de la grille, l'écart au SMIC reste faible : 30,58 € pour l'assistant technique.

Pendant la bascule : l'ancienne grille de l'avenant n° 38

L'avenant n° 39 laisse aux structures un délai : la nouvelle classification devient obligatoire au plus tard douze mois après l'extension, donc d'ici juin 2027. Il prévoit que les anciens textes s'éteignent dans chaque structure dès que l'ensemble des nouvelles dispositions y est appliqué. Pendant cette période, des bulletins de paie affichent encore l'ancien système : un emploi-repère, un niveau A, B ou C, un coefficient multiplié par la valeur du point de l'avenant n° 38, 7,12 € depuis le 1er janvier 2026.

Emploi-repère (ancien système)Niveau ANiveau BNiveau C
Assistant(e) technique265 — 1 886,80 €270 — 1 922,40 €285 — 2 029,20 €
Assistant(e) administratif(ve), comptable265 — 1 886,80 €280 — 1 993,60 €305 — 2 171,60 €
Accompagnateur(trice) socioprofessionnel(le), encadrant(e) technique pédagogique et social285 — 2 029,20 €315 — 2 242,80 €345 — 2 456,40 €
Chargé(e) de missions ou de projets315 — 2 242,80 €345 — 2 456,40 €375 — 2 670,00 €
Responsable administratif et financier, coordinateur(trice)345 — 2 456,40 €375 — 2 670,00 €405 — 2 883,60 €
Directeur(trice)405 — 2 883,60 €455 — 3 239,60 €505 — 3 595,60 €

Source : avenant n° 38 du 25 novembre 2025 relatif aux salaires minima, article 2.1, en vigueur au 1er janvier 2026, étendu par arrêté du 27 janvier 2026 (JORF du 5 février 2026). Les coefficients ne sont pas comparables d'un système à l'autre : le nouveau part d'une valeur socle.

Au moment de la bascule, comparez les deux montants

Le nouveau coefficient de l'article 5.1.3 remplace l'ancien sur le contrat et le bulletin. Les sommes déjà acquises au titre des anciens points d'ancienneté et de progression professionnelle restent dues au salarié présent lors de la mise en œuvre. Un désaccord sur le rattachement du poste peut être porté devant la commission paritaire nationale de recours de la branche, après une tentative de règlement interne.

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3. Simulateur : votre minimum conventionnel, temps partiel compris

Choisissez votre emploi-repère, ou « salarié polyvalent » si vous êtes en CDDI, puis la durée hebdomadaire de votre contrat. Le simulateur applique la formule de l'avenant n° 39 au prorata des heures, vérifie le plancher du SMIC, ajoute les majorations de minima si vous y avez droit et compare le résultat au salaire que vous saisissez. Les points d'expérience, dont la valeur en euros n'est pas écrite dans l'avenant, ne sont pas intégrés.

Minimum conventionnel — avenant n° 39, applicable depuis le 01/06/2026

Base mensuelle : heures × 52 / 12.

Votre minimum brut du mois
—

Constantes du 29/09/2026 : avenant n° 39 (valeur socle 928 €, point 4,04 €, étendu le 04/05/2026) ; SMIC 12,31 €/h depuis le 01/06/2026 ; net estimé avec un coefficient de 0,78, à affiner avec le calculateur brut / net. Résultat indicatif.

Deux exemples de bulletin

Salarié en CDDI à 26 heures par semaine. Sa base mensuelle est de 26 × 52 / 12 = 112,67 heures, payées au SMIC : 1 386,93 € brut. À 20 heures, la durée minimale légale, la base tombe à 86,67 heures, soit 1 066,87 € brut. Le texte ne prévoit ni prime propre, ni points d'expérience pour les salariés polyvalents.

Encadrante technique, pédagogique et sociale titulaire du titre ETI. Son minimum de base est de 928 + 313 × 4,04 = 2 192,52 €. Le titre, en adéquation directe avec son emploi-repère, le majore de 2 % : 2 236,37 €. Si elle travaille à 28 heures par semaine, ce minimum est proratisé à 80 %, soit 1 789,10 €.

4. Classification : la pesée des postes en quatre critères

Les partenaires sociaux justifient la refonte par un constat : l'ancienne grille, avec ses niveaux décrits de la même manière pour des métiers différents, laissait trop de place à l'interprétation et plafonnait les évolutions. Le nouveau titre V classe chaque poste par une pesée : quatre éléments, découpés en paliers, dont les points s'additionnent pour donner le coefficient inscrit au contrat et au bulletin. Le critère « technicité insertion » mesure ce qui fait la spécificité du métier, la connaissance des publics éloignés de l'emploi et des techniques d'accompagnement.

PalierSavoir-faireTechnicité insertionAutonomieCoopération, encadrement
155516569
272537172
383687884
4947284123
513177108180
6180130123—
7——180—

Source : article 5.1.3 du titre V dans la rédaction de l'avenant n° 39. Exemple : l'encadrant technique, pédagogique et social est au palier 3 sur les quatre éléments, soit 83 + 68 + 78 + 84 = 313 points.

Filière production

L'assistant technique réalise des travaux sous la responsabilité d'un encadrant et l'assiste dans les tâches simples. Trois emplois-repères, de 240 à 281 points, selon l'expérience ou la qualification (niveau 3 ou 4 du cadre national des certifications).

Filière insertion

L'accompagnateur socioprofessionnel est le référent des parcours d'insertion et de formation ; l'encadrant technique, pédagogique et social encadre les salariés polyvalents autour de l'activité support et leur fait acquérir les gestes du métier. Six emplois-repères, de 312 à 400 points.

Management et appui

Fonctions administratives et financières, ressources humaines, coordination et direction. Dix emplois-repères, de 274 points pour l'assistant administratif et financier à 670 pour le directeur confirmé, qui porte la stratégie par délégation de la présidence.

Le rattachement se fait à partir d'une fiche de poste décrivant les fonctions réellement exercées. Si le poste correspond majoritairement à un emploi-repère de branche, il doit lui être rattaché, sans possibilité d'en créer un autre. Sinon, la structure construit son propre emploi-repère avec la même grille de points. Les représentants du personnel sont associés à la mise en place, le salarié est informé de sa nouvelle classification, et un guide de déploiement de branche accompagne les employeurs.

Des majorations de minima, pas des primes

+ 2 % pour le salarié titulaire d'un titre d'encadrant technique d'activités d'insertion par l'économique (ETAIE, niveau 4), d'encadrant technique d'insertion (ETI, niveau 4), de conseiller en insertion professionnelle (niveau 5) ou, une fois inscrit, du CQP d'encadrant pédagogique, social et professionnel, à condition que le poste soit en adéquation directe avec le titre. + 5 % en cas de délégation de pouvoirs avec transfert de la responsabilité pénale, expressément acceptée. Les deux se cumulent, calculées sur le minimum de base.

Les points d'expérience

Tous les deux ans passés dans la structure, le salarié permanent acquiert 8 points d'expérience, versés sous forme de prime sur une ligne distincte du bulletin, sans modifier son coefficient. Ils sont conservés en cas de passage dans un autre ACI, si le salarié le signale sous 7 jours et fournit les justificatifs sous un mois. Ils sont proratisés à temps partiel, sauf à 80 % d'un temps plein ou plus, et remplacent les anciens points d'ancienneté.

Source : articles 5.1.4, 5.1.5, 5.2.3 et 5.2.4 de l'avenant n° 39. Le salaire minimum hiérarchique comprend le minimum, les majorations et les points d'expérience ; il prévaut sur les accords d'entreprise, sauf garanties au moins équivalentes (article 5.2.5, étendu sous réserve des articles L. 2253-1 à L. 2253-3 du code du travail).

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5. Le CDDI : durée, horaires, suspension et rupture

Le contrat du salarié en insertion est un contrat à durée déterminée conclu au titre de la politique de l'emploi. Ses règles essentielles ne viennent pas de la convention collective mais de l'article L. 5132-15-1 du code du travail, dans sa version en vigueur depuis le 15 juin 2021. La convention se borne à rappeler que ces contrats sont « généralement conclus sans caractère exclusif » et qu'ils ne peuvent être rompus, hors période d'essai, que dans les cas prévus par la loi. Depuis la loi du 14 décembre 2020, un ACI peut aussi recruter directement une personne en insertion, sans passer par un prescripteur.

  1. Durée : 4 mois minimum. Sauf pour les personnes condamnées qui bénéficient d'un aménagement de peine, le CDDI ne peut être inférieur à quatre mois.
  2. Renouvellement : 24 mois au total. Au-delà, le contrat peut être renouvelé pour achever une formation en cours, jusqu'au terme de celle-ci.
  3. Prolongation exceptionnelle. Par le prescripteur ou, en cas de recrutement direct, par l'ACI, après examen de la situation : pour les salariés de 50 ans et plus ou reconnus travailleurs handicapés, et pour ceux qui rencontrent des difficultés particulièrement importantes, par décisions successives d'un an au plus, dans la limite de 60 mois.
  4. Horaire : 20 heures par semaine au moins. Sauf si le contrat le prévoit pour tenir compte de difficultés particulièrement importantes, ou en cas de cumul avec un autre temps partiel. La durée peut varier sans dépasser la durée légale hebdomadaire.
  5. Suspension à la demande du salarié. Pour une période de mise en situation en milieu professionnel ou une action d'insertion, en accord avec l'employeur, ou pour accomplir la période d'essai d'un CDI ou d'un CDD d'au moins six mois. En cas d'embauche à l'issue, le CDDI est rompu sans préavis.
  6. Rupture anticipée pour se former. Le salarié peut rompre le contrat avant son terme pour suivre une formation qualifiante.

Pas d'indemnité de fin de contrat

L'article L. 1243-10 exclut l'indemnité de fin de contrat pour les contrats conclus au titre de l'article L. 1242-3, « sauf dispositions conventionnelles plus favorables ». La convention des ACI n'en prévoit pas : le CDDI ne donne pas lieu à la prime de précarité. Le simulateur de prime de fin de CDD ne s'applique donc pas à ce contrat.

Une période d'essai de CDD

La convention ne fixe pas d'essai propre au CDDI : c'est la règle des CDD de l'article L. 1242-10 qui joue, un jour par semaine de contrat, dans la limite de deux semaines pour un contrat de six mois au plus et d'un mois au-delà.

Des trimestres de retraite

Le code du travail précise que les périodes travaillées en CDDI permettent de valider des trimestres d'assurance vieillesse, dans les conditions de l'article L. 351-2 du code de la sécurité sociale, y compris à temps partiel.

Chantier, atelier ou mise à disposition

Depuis l'avenant n° 34 du 15 avril 2024, la définition de l'emploi prévoit une activité en extérieur (chantiers, jardins, domaines publics) comme en intérieur (ateliers, boutiques), et aussi auprès de particuliers, d'associations, de collectivités ou d'entreprises dans le cadre d'une mise à disposition autorisée.

20 heures, et non 24 heures

Le plancher de 24 heures par semaine de l'article L. 3123-27 ne s'applique pas au CDDI, qui a sa propre durée minimale de 20 heures. Un contrat d'insertion de 15 heures n'est possible que s'il prévoit expressément la dérogation pour difficultés particulièrement importantes, ou s'il se cumule avec un autre temps partiel. Un décret précise les conditions de cette dérogation.

Source : articles L. 5132-15-1, L. 1242-3, L. 1242-10 et L. 1243-10 du code du travail ; titre VI, sections 2 et 4 de la convention ; avenant n° 34 du 15 avril 2024 relatif aux salariés polyvalents.

6. Durée du travail et temps partiel : un socle simple, un accord à part

Le titre VII de la convention reprend pour l'essentiel le code du travail, avec quelques règles propres. La durée de référence est de 35 heures par semaine, et les heures supplémentaires se décomptent par semaine civile, avec les majorations légales de l'article L. 3121-36, payées ou compensées par un repos équivalent après accord entre l'employeur et le salarié. Le salarié en CDDI, dont la durée ne peut pas dépasser la durée légale hebdomadaire, est surtout concerné par les règles du temps partiel.

ThèmeRègle de la convention
Contingent d'heures supplémentaires220 heures par an et par salarié ; les heures compensées intégralement en repos ne s'y imputent pas
Au-delà du contingentContrepartie obligatoire en repos de 50 % dans les ACI de 20 salariés au plus, 100 % au-delà, en journée ou demi-journée
Journée de travailAmplitude de 10 heures, portée à 12 heures dans le cadre de l'article L. 3121-15 et suivants ; repos de 12 heures consécutives entre deux journées ; pause de 20 minutes dès 6 heures
SemaineRépartition égale ou inégale jusqu'à 6 jours
Temps partielHeures complémentaires dans la limite du tiers de la durée du contrat, sans atteindre 35 heures ; priorité d'accès à un temps plein ; délai de prévenance de 7 jours ouvrés pour toute modification de la durée
Cadres autonomesForfait de 218 jours par an, sur accord écrit du salarié ; depuis l'avenant n° 39, il vise les emplois de coefficient 440 et plus qui ne suivent pas l'horaire collectif

Source : titre VII de la convention (sections 2, 4, 6 et 7) ; article 5 de l'avenant n° 39. Les heures complémentaires sont majorées selon l'article L. 3123-8 du code du travail : la mention « sans majoration » du texte de 2011 est dépassée.

L'accord de 2015 sur l'aménagement du temps de travail a été réécrit

L'accord de branche du 19 novembre 2015 relatif à l'aménagement du temps de travail a été modifié par un avenant n° 1 du 15 avril 2024 et par un avenant n° 2 du 30 septembre 2025. Selon son nouveau préambule, la branche renonce à fixer elle-même un régime d'annualisation, laissé à la négociation dans chaque structure, et réorganise le forfait annuel en jours. Nous n'avons pas pu lire ces textes sur une source primaire : à vérifier leurs taux et plafonds ne sont pas repris ici. Consultez le texte en vigueur sur Légifrance avant d'appliquer une annualisation ou un forfait.

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7. Congés et événements familiaux : un accord de 2021, deux lignes sous la loi

Les congés payés suivent entièrement le code du travail. Pour les événements familiaux, deux textes coexistent : le tableau du texte de base de 2011, peu généreux, et celui de l'accord de branche du 20 septembre 2021 relatif à l'égalité professionnelle, étendu en 2023 et applicable depuis le 1er mars 2023 « à défaut d'accord collectif d'entreprise ». C'est ce second tableau, plus favorable, qui fait référence. Les jours sont des jours ouvrés, assimilés à du temps de travail effectif et payés sans retenue, sauf pour l'enfant malade.

ÉvénementAccord de 2021Code du travailCe qui s'applique
Mariage ou PACS du salarié4 j ouvrés4 j4 j ouvrés
Mariage d'un enfant1 j ouvré1 j1 j ouvré
Naissance ou adoption3 j ouvrés3 j3 j ouvrés
Décès d'un enfant7 j ouvrés si moins de 25 ans ou lui-même parent ; 5 j au-delà12 j ; 14 j si moins de 25 ans ou lui-même parent12 ou 14 j (loi), plus le congé de deuil
Décès du conjoint, concubin, partenaire de PACS5 j ouvrés3 j5 j ouvrés (accord)
Décès d'un parent, beau-parent, frère ou sœur3 j ouvrés3 j3 j ouvrés
Décès d'un grand-parent1 j ouvré—1 j (accord)
Annonce du handicap d'un enfant2 j ouvrés10 j depuis le 14/06/2026 (handicap, pathologie chronique, cancer)10 j (loi)
Enfant malade de moins de 16 ans2 j rémunérés par an sur les 3 j légaux (sur 5 j si moins d'un an ou 3 enfants) ; 1 j rémunéré de plus pour un enfant de moins de 13 ans3 ou 5 j non rémunérésAccord
Hospitalisation d'un enfant de moins de 16 ans1 j rémunéré par jour d'hospitalisation, 5 j par an au plus—Accord
Rentrée scolaire, déménagement1 h (CE1 et au-delà) ou 2 h (maternelle, CP) le jour de la rentrée ; 1 j tous les 3 ans pour un déménagement—Accord

Source : accord du 20 septembre 2021 relatif à l'égalité professionnelle, article 2.3, étendu par arrêté du 3 février 2023 ; article L. 3142-4 du code du travail dans sa version en vigueur depuis le 14 juin 2026 (loi n° 2026-492 du 12 juin 2026), en jours ouvrables ; article L. 1225-61 pour l'enfant malade.

Comment lire le tableau

Quand l'accord est en dessous de la loi, c'est la loi qui s'applique, sans démarche particulière : pour le décès d'un enfant ou l'annonce de son handicap, le salarié a droit aux durées du code du travail. Quand l'accord est au-dessus, comme pour le décès du conjoint, il s'applique. Les couples pacsés et les concubins déclarés ont les mêmes droits que les couples mariés, pour toutes les dispositions de la convention.

8. Maladie, prévoyance, santé et formation

La convention ne prévoit pas de maintien de salaire propre en cas d'arrêt maladie : elle rappelle seulement qu'aucune mesure défavorable ne peut être liée à l'état de santé, tout en admettant un licenciement en cas d'absences répétées ou prolongées qui imposent un remplacement définitif. Le maintien de salaire est donc celui de l'article L. 1226-1 du code du travail, ouvert après un an d'ancienneté, et le régime de prévoyance de branche prend le relais des obligations minimales de l'employeur. Les accidents du travail et maladies professionnelles suivent les règles légales.

Prévoyance

Le titre IX, révisé par l'avenant n° 37 du 25 novembre 2025 et applicable au 1er janvier 2026, couvre le décès et l'invalidité absolue et définitive, la rente éducation, l'invalidité et l'incapacité de travail. Le capital décès est de 250 % du salaire brut annuel, quelle que soit la situation de famille.

Frais de santé

Un régime conventionnel existe depuis 2015. Il a été renégocié par un accord du 25 novembre 2025, complété par un avenant du 20 février 2026. Nous ne reprenons ni les cotisations ni les garanties, qui dépendent du contrat souscrit : consultez le texte en vigueur.

Formation

L'opérateur de compétences de la branche est Uniformation, OPCO de la cohésion sociale. L'avenant n° 39 organise un entretien d'évaluation tous les deux ans pour les permanents, distinct de l'entretien professionnel légal, et rappelle la possibilité d'une période probatoire en cas de promotion.

Source : titre VI, section 3, article 3 et titre IX de la convention ; avenant n° 37 du 25 novembre 2025 ; avenant n° 32 du 18 avril 2023 (capital décès) ; accord du 25 novembre 2025 relatif aux frais de santé ; article 5.1.7 de l'avenant n° 39. Un accord du 15 décembre 2025 porte sur les travailleurs en situation de handicap.

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9. Essai, préavis, licenciement : ce qui vaut pour les permanents

Les règles de rupture de la convention visent surtout les salariés en CDI, c'est-à-dire l'équipe permanente. Le texte de 2011 fixe une période d'essai assez longue, renouvelable, un préavis de licenciement plus favorable que la loi entre un et deux ans d'ancienneté, et une indemnité conventionnelle aujourd'hui dépassée par le barème légal. Pour le salarié en insertion, c'est le droit des contrats à durée déterminée qui s'applique : pas de préavis, rupture anticipée seulement dans les cas prévus par la loi et par l'article L. 5132-15-1.

CDIPériode d'essai
Employés2 mois, renouvelable une fois
Cadres4 mois, renouvelable une fois
Techniciens, agents de maîtriseNon visés par le texte

Le renouvellement est prévu par la convention, pour une durée au plus égale à la période initiale : il est donc possible, s'il est inscrit au contrat, conformément à l'article L. 1221-21. Le texte ne parle que des employés et des cadres ; pour les techniciens et agents de maîtrise, catégorie créée par l'avenant n° 39, la durée légale de l'article L. 1221-19 (3 mois au plus) sert de repère.

SituationPréavisFondement
Démission, employé ou technicien1 moisUsage retenu par la commission paritaire (interprétation du 3 avril 2019)
Démission, cadre3 moisMême interprétation
Licenciement, moins de 6 mois d'anciennetéAucun minimum légalArticle L. 1234-1
Licenciement, de 6 mois à 1 an1 moisArticle L. 1234-1
Licenciement, 1 an et plus2 moisConvention, titre VI section 3 article 2.3

Source : titre VI, section 3, articles 1er et 2 de la convention du 31 mars 2011 ; article L. 1234-1 du code du travail. La convention renvoie aux « durées légales » pour la démission ; la commission paritaire a retenu l'usage ci-dessus « en l'absence d'un meilleur accord entre les parties ».

L'indemnité de licenciement conventionnelle est d'un quart de mois par année d'ancienneté dès un an de présence, hors faute grave ou lourde. Un avenant de 2013 précise qu'elle ne s'applique que si elle reste plus favorable que l'indemnité légale. Depuis la réforme de 2017, ce n'est plus le cas : c'est le barème de l'article R. 1234-2 qui s'applique, dès 8 mois d'ancienneté (article L. 1234-9). La convention prévoit par ailleurs que le montant de l'indemnité est doublé en cas de licenciement pour inaptitude physique ; le code du travail impose déjà ce doublement lorsque l'inaptitude est d'origine professionnelle (article L. 1226-14).

Exemple : un accompagnateur socioprofessionnel licencié après 6 ans

Avec un salaire de référence de 2 300 € brut, il a droit à un préavis de 2 mois et à une indemnité légale de 6 × 1/4 = 1,5 mois de salaire, soit 3 450 €. Après 12 ans, le calcul devient 10 × 1/4 + 2 × 1/3 = 3,17 mois, soit 7 283,33 €. Pour vérifier votre cas, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement et le calculateur de préavis.

10. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

Un minimum conventionnel ne s'estime pas. Voici les points que nous n'avons pas pu vérifier sur une source primaire au 29 septembre 2026, et que nous préférons signaler plutôt que de chiffrer.

  • Le tableau officiel des minima de l'avenant n° 39, publié en image au Bulletin officiel : les montants de la section 2 sont calculés par nos soins à partir de la formule et des paliers du texte.
  • La valeur en euros d'un point d'expérience, que l'avenant ne précise pas expressément.
  • La période d'essai des techniciens et agents de maîtrise, que le texte de 2011 ne vise pas.
  • La portée exacte du doublement de l'indemnité pour inaptitude physique d'origine non professionnelle.
  • Le contenu chiffré de l'accord de 2015 sur le temps de travail dans sa rédaction de 2024 et 2025 : annualisation, forfait jours, compléments d'heures.
  • Les cotisations de prévoyance et de frais de santé, la franchise de l'incapacité de travail et le taux de la contribution conventionnelle de formation.
  • Un éventuel accord sur le déroulement de carrière des salariés polyvalents, que l'avenant n° 34 prévoyait de négocier avant le 1er janvier 2026.
  • Une nouvelle valeur du point : l'avenant n° 38 prévoit une réunion de suivi à partir de septembre 2026. Cette page sera mise à jour à la publication d'un nouvel avenant.

FAQ — Convention des ateliers et chantiers d'insertion

Les sept questions les plus posées sur l'IDCC 3016, avec des réponses datées du 29 septembre 2026.

La convention collective des ateliers et chantiers d'insertion renvoie à la loi : la rémunération minimale du salarié polyvalent, recruté en contrat à durée déterminée d'insertion, est le SMIC. Depuis le 1er juin 2026, le SMIC horaire brut est de 12,31 euros. Pour un contrat de 20 heures par semaine, durée minimale fixée par le code du travail sauf dérogation, cela représente 1 066,87 euros brut par mois ; pour 26 heures, 1 386,93 euros ; à temps plein, 1 867,02 euros.

L'avenant n° 39 du 25 novembre 2025, étendu par arrêté du 4 mai 2026, s'applique depuis le 1er juin 2026. Le salaire minimum d'un salarié permanent est égal à une valeur socle de 928 euros augmentée du coefficient de son emploi-repère multiplié par 4,04 euros, pour un temps plein. Les coefficients vont de 240 pour l'assistant technique, soit 1 897,60 euros, à 670 pour le directeur confirmé, soit 3 634,80 euros. L'encadrant technique, pédagogique et social est au coefficient 313, soit 2 192,52 euros. Les structures ont jusqu'à douze mois après l'extension pour appliquer la nouvelle classification.

L'article L5132-15-1 du code du travail fixe une durée hebdomadaire d'au moins 20 heures. Deux exceptions existent : lorsque le contrat le prévoit pour tenir compte des difficultés particulièrement importantes de la personne, ou en cas de cumul avec un autre contrat à temps partiel. La durée peut varier au cours du contrat sans dépasser la durée légale de 35 heures par semaine. Le CDDI dure au moins 4 mois et peut être renouvelé dans la limite de 24 mois, avec des prolongations possibles dans certains cas.

Non. La convention s'applique aux ateliers et chantiers d'insertion conventionnés par l'État au titre de l'article L5132-15 du code du travail, quelle que soit leur activité support. Mais les avenants récents et leurs arrêtés d'extension excluent les entités soumises à agrément au sens de l'article L314-6 du code de l'action sociale et des familles, c'est-à-dire les établissements et services sociaux et médico-sociaux privés à but non lucratif financés sur fonds publics, dont les accords collectifs sont soumis à agrément ministériel. Le bulletin de paie doit toujours mentionner la convention appliquée.

Pas sous la forme d'un pourcentage. Depuis l'avenant n° 39, les salariés permanents acquièrent 8 points d'expérience tous les deux ans passés dans la structure, versés sous forme de prime sur une ligne distincte du bulletin, et conservés en cas de passage dans un autre atelier et chantier d'insertion sur justificatif. Ils remplacent les anciens points d'ancienneté, dont les montants déjà acquis restent dus. Les salariés en insertion ne sont pas concernés. Le texte ne prévoit pas de 13e mois.

La convention accorde au salarié en CDI qui a au moins un an d'ancienneté un préavis minimum de 2 mois, plus favorable que le code du travail entre un et deux ans d'ancienneté. L'indemnité conventionnelle, un quart de mois par année, n'est plus avantageuse depuis 2017 : c'est l'indemnité légale qui s'applique, un quart de mois par année jusqu'à 10 ans et un tiers au-delà. Le salarié en insertion est en contrat à durée déterminée : son contrat ne peut être rompu avant le terme que dans les cas prévus par la loi.

L'accord de branche du 20 septembre 2021 accorde 5 jours ouvrés pour le décès du conjoint, du concubin ou du partenaire de PACS, 3 jours ouvrés pour un parent, un beau-parent, un frère ou une sœur et 1 jour pour un grand-parent. Pour le décès d'un enfant, il prévoit 7 ou 5 jours ouvrés, en dessous du code du travail qui impose 12 jours ouvrables, et 14 si l'enfant avait moins de 25 ans ou était lui-même parent : c'est la loi qui s'applique. Même chose pour l'annonce du handicap d'un enfant : 10 jours légaux depuis le 14 juin 2026, contre 2 jours dans l'accord.

Sources officielles

Toutes les valeurs de cette page ont été vérifiées le 29 septembre 2026 sur les documents suivants :

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