Convention collective de la quincaillerie et des fournitures industrielles 2026 : grille des salaires et droits

Mise à jour : 30/09/2026 Convention collective IDCC 3243

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 3243. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Vendeur au comptoir d'une quincaillerie, magasinier d'un distributeur de fournitures industrielles, préparateur de commandes chez un négociant en fers et métaux, technico-commercial, chef d'agence ou directeur commercial : depuis le 1er août 2023, tous ces salariés relèvent d'une seule convention collective nationale des commerces de quincaillerie, fournitures industrielles, fers, métaux et équipement de la maison, numéro IDCC 3243. Signée le 24 novembre 2021 et étendue par arrêté du 5 juillet 2023, elle a remplacé les deux anciennes conventions de la branche, celle des employés et agents de maîtrise (IDCC 1383) et celle des cadres (IDCC 731).

C'est une convention de négoce, qui couvre aussi bien la vente aux professionnels, artisans et industriels, que la vente au détail dans les quincailleries de proximité. Elle a une particularité qui surprend souvent les salariés : elle ne prévoit pas de prime d'ancienneté mensuelle, mais une rémunération annuelle garantie, un plancher de salaire sur l'année qui augmente avec l'ancienneté et qui se vérifie chaque mois de décembre.

Vous trouverez ici la grille de l'avenant n° 3 du 22 janvier 2026, dont les cinq premiers échelons sont passés sous le SMIC le 1er juin 2026, la classification en neuf niveaux, le calcul de la rémunération annuelle garantie, un simulateur, puis la durée du travail, les jours fériés, les congés, la maladie, la rupture du contrat et le départ à la retraite. Ce que nous n'avons pas pu vérifier sur une source primaire est signalé dans une section dédiée.

Étape 0 : votre entreprise relève-t-elle de l'IDCC 3243 ?

L'article 1er vise les employeurs dont l'activité principale est le commerce de gros, le commerce de détail, l'intermédiaire du commerce ou la centrale d'achat non alimentaire en quincaillerie générale et équipement de l'habitat : outillage, fournitures industrielles, boulonnerie, tubes et métaux, plomberie, électricité, combustibles, quincaillerie d'ameublement, bricolage, décoration, ménage, jardinage et électroménager. Le texte liste les codes NAF concernés, souvent à titre partiel. Ces codes ne valent que présomption : c'est l'activité réellement exercée à titre principal qui décide.

Vous aviez l'IDCC 1383 ou 731 sur votre bulletin ?

C'est normal si votre contrat est antérieur à août 2023 : les employés et agents de maîtrise relevaient de l'IDCC 1383, les cadres de l'IDCC 731. Ces deux conventions ne sont plus en vigueur depuis le 1er août 2023. La convention applicable est désormais l'IDCC 3243, et votre bulletin devrait porter son intitulé. Les fiches historiques IDCC 1383 et IDCC 731 retracent ces anciens textes.

Votre activité principaleCode NAF habituelConvention
Négoce de gros de quincaillerie, de fournitures pour la plomberie et le chauffage46.74A, 46.74B (partiel)IDCC 3243
Négoce de métaux et produits sidérurgiques, de fournitures industrielles46.72Z, 46.69B (partiels)IDCC 3243
Gros de vaisselle, verrerie, produits d'entretien, articles ménagers46.44Z, 46.49Z (partiel)IDCC 3243
Quincaillerie de détail, arts ménagers, location d'outillage47.52A, 47.52B, 47.59B, 77.29Z (partiels)IDCC 3243
Grande surface de bricolage d'au moins 400 m², vente exclusive au grand public, six rayons47.52BIDCC 1606
Grande surface de bricolage : IDCC 1606 L'article 1er exclut les entreprises qui vendent exclusivement au grand public, sur au moins 400 m², en libre-service assisté, avec au moins six rayons : bois et découpe, outillage, quincaillerie, électricité, peinture, décoration. Elles relèvent de la convention du bricolage (IDCC 1606).
Grossiste généraliste : IDCC 573 Un grossiste dont l'essentiel du chiffre ne vient pas de la quincaillerie, de l'outillage ou des métaux relève en principe des commerces de gros (IDCC 573). Le négoce spécialisé en quincaillerie et fournitures industrielles a sa propre convention.
Négoce de matériaux de construction : IDCC 3216 Ciment, granulats, briques, bois de construction, isolants : un négoce dont c'est l'activité principale relève du négoce des matériaux de construction (IDCC 3216), même s'il vend aussi de la quincaillerie.
Fabricant d'outils ou de visserie : métallurgie La convention 3243 vise le commerce, pas la fabrication. Une entreprise qui fabrique à titre principal des outils, de la boulonnerie ou des pièces métalliques relève de la convention de la métallurgie (IDCC 3248). Pour une boutique d'arts de la table, de coutellerie ou de droguerie, la frontière avec les commerces de détail non alimentaires (IDCC 1517) se tranche sur l'activité principale.

Numéro, dates et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 3243. Le réflexe fiable reste la mention du bulletin de paie, qui doit indiquer l'intitulé de la convention applicable (article R. 3243-1 du code du travail). En cas de doute, l'outil trouver ma convention collective part de votre code NAF.

1. Une convention unique qui remplace les IDCC 1383 et 731 depuis 2023

Pendant près de quarante ans, la branche a fonctionné avec deux textes : la convention des cadres, signée le 23 juin 1971 et d'abord interrégionale, et la convention des employés et agents de maîtrise, signée le 3 juillet 1985. Une même entreprise appliquait donc deux conventions selon la catégorie de ses salariés. Le préambule de la convention du 24 novembre 2021 justifie la fusion par la volonté de mettre fin à cet « éparpillement conventionnel » et de disposer d'un socle unique, modernisé.

2021
signature, 24 novembre
01/08/2023
entrée en vigueur
9
niveaux, de I à IX
2 en 1
IDCC 1383 et 731 remplacés
23 juin 1971 : convention des cadres (IDCC 731)D'abord interrégionale, étendue par arrêté du 13 juillet 1973.
3 juillet 1985 : convention des employés et agents de maîtrise (IDCC 1383)Étendue par arrêté du 29 avril 1986. Son dernier accord de salaires date du 24 janvier 2023.
24 novembre 2021 : signature de la convention uniqueTexte commun à toutes les catégories, avec sept annexes (classification, salaires, prévoyance, égalité, handicap, diversité, formation).
5 juillet 2023 : arrêté d'extensionPublié au Journal officiel du 13 juillet 2023, avec plusieurs réserves de conformité au code du travail.
1er août 2023 : entrée en vigueurPremier jour du mois suivant la publication de l'arrêté (article 3). Les IDCC 1383 et 731 cessent de s'appliquer.

La convention est étendue : elle s'impose à toutes les entreprises du champ, qu'elles adhèrent ou non à l'organisation patronale signataire, la Fédération française de la quincaillerie (FFQ). Ses avenants récents sont signés côté salariés par la CFTC CSFV, la FS CFDT et l'UNSA FCS, rejointes par la CGT FCS pour l'avenant de 2026 sur les congés payés.

Ce que la fusion ne pouvait pas faire perdre

Le préambule rappelle le maintien des garanties prévu par les articles L. 2261-13 et L. 2261-14 du code du travail, et l'article 7 précise que l'entrée en vigueur de la convention ne peut pas réduire les garanties de salaire dont les salariés bénéficiaient auparavant. Un salarié embauché sous l'IDCC 1383 ou 731 ne peut donc pas voir sa rémunération baisser du seul fait du changement de convention. L'article 3 précise en outre que le nouveau texte se substitue intégralement aux conventions et accords antérieurs de son champ.

Sources : conteneur de la convention IDCC 3243, texte de base du 24 novembre 2021 (préambule, articles 3 et 7) ; arrêté d'extension du 5 juillet 2023 (JORF du 13 juillet 2023) ; conteneurs IDCC 1383 et IDCC 731, marqués « non en vigueur » ; consultés le 30 septembre 2026.

2. Grille des salaires 2026 étendue : 25 minima, dont cinq rattrapés par le SMIC

La grille en vigueur est celle de l'avenant n° 3 du 22 janvier 2026 à l'annexe 2 « salaires minima hiérarchiques », étendu par arrêté du 8 avril 2026 publié au Journal officiel du 17 avril 2026. Son article 4 le rend applicable le premier jour du mois qui suit cette publication, soit le 1er mai 2026. Il fixe un salaire minimum mensuel brut pour chacun des 25 échelons : douze pour les employés (niveaux I à IV), six pour le personnel de maîtrise (V et VI), sept pour les cadres (VII, VIII et le niveau IX, à échelon unique).

La hausse par rapport à la grille précédente, celle de l'avenant n° 2 du 10 décembre 2024 applicable depuis le 1er avril 2025, est d'environ 1,1 % selon les échelons. Mais un mois après son entrée en vigueur, la grille a été rattrapée par la revalorisation du SMIC du 1er juin 2026, à 12,31 € de l'heure : les cinq premiers échelons, de I-1 à II-2, sont passés sous le minimum légal. L'avenant le prévoit lui-même : « aucun salaire ne peut être inférieur au Smic ». Pour ces salariés, c'est le SMIC mensuel de 1 867,02 € qui est dû. Au 30 septembre 2026, aucun avenant salarial n° 4 n'est publié sur Légifrance.

1 840 €
niveau I, échelon 1
4 753 €
niveau IX, cadre
5 sur 25
échelons sous le SMIC
+ 7,98 €
marge du II-3 sur le SMIC
NiveauÉchelonMinimum au 01/05/2026Soit par heure (calcul)Écart au SMIC mensuelAvenant n° 2 (01/04/2025)
I11 840 €
1 867,02 €*
12,13 €− 27,02 €1 820 €
21 845 €
1 867,02 €*
12,16 €− 22,02 €1 825 €
31 850 €
1 867,02 €*
12,20 €− 17,02 €1 830 €
II11 855 €
1 867,02 €*
12,23 €− 12,02 €1 835 €
21 865 €
1 867,02 €*
12,30 €− 2,02 €1 845 €
31 875 €12,36 €+ 7,98 €1 855 €
III11 886 €12,43 €+ 18,98 €1 865 €
21 896 €12,50 €+ 28,98 €1 875 €
31 906 €12,57 €+ 38,98 €1 885 €
IV11 916 €12,63 €+ 48,98 €1 895 €
21 936 €12,76 €+ 68,98 €1 915 €
31 956 €12,90 €+ 88,98 €1 935 €
NiveauÉchelonMinimum au 01/05/2026Soit par heure (calcul)Écart au SMIC mensuelAvenant n° 2 (01/04/2025)
V11 987 €13,10 €+ 119,98 €1 965 €
22 067 €13,63 €+ 199,98 €2 045 €
32 138 €14,10 €+ 270,98 €2 115 €
VI12 169 €14,30 €+ 301,98 €2 145 €
22 249 €14,83 €+ 381,98 €2 225 €
32 351 €15,50 €+ 483,98 €2 325 €
NiveauÉchelonMinimum au 01/05/2026Soit par heure (calcul)Écart au SMIC mensuelAvenant n° 2 (01/04/2025)
VII12 922 €19,27 €+ 1 054,98 €2 890 €
23 134 €20,66 €+ 1 266,98 €3 100 €
33 402 €22,43 €+ 1 534,98 €3 365 €
VIII13 579 €23,60 €+ 1 711,98 €3 540 €
23 763 €24,81 €+ 1 895,98 €3 722 €
33 979 €26,23 €+ 2 111,98 €3 936 €
IX—4 753 €31,34 €+ 2 885,98 €4 701 €

Source : avenant n° 3 du 22 janvier 2026 à l'annexe 2 « salaires minima hiérarchiques », articles 1er et 4, étendu par arrêté du 8 avril 2026 (JORF n° 0091 du 17 avril 2026) ; avenant n° 2 du 10 décembre 2024 (étendu par arrêté du 25 février 2025, JORF du 18 mars 2025) pour la dernière colonne ; grille lue deux fois le 30 septembre 2026, dans l'avenant et dans l'annexe 2 consolidée. L'annexe ne précise pas de base horaire : taux horaires calculés par nos soins sur 151,67 heures, pour un temps plein. * Échelons I-1 à II-2 : c'est le SMIC du 1er juin 2026 (12,31 €/h, 1 867,02 €/mois) qui est dû.

Minimum mensuel de chaque échelon (barres) et SMIC mensuel du 1er juin 2026 (ligne). Les cinq premières barres, en rose, passent sous la ligne ; l'écart entre employés et cadres saute au niveau VII.

Le graphique montre la forme très particulière de cette grille : les douze échelons employés tiennent dans un écart de 116 €, soit 6 % seulement entre le I-1 et le IV-3, alors que le passage de la maîtrise (VI-3, 2 351 €) au premier échelon cadre (VII-1, 2 922 €) représente à lui seul 571 €. Le tassement du bas de grille explique que chaque hausse du SMIC fasse basculer plusieurs échelons à la fois.

Exemple chiffré : un vendeur comptoir au niveau I, échelon 1

Un vendeur à temps plein classé I-1, dont le bulletin affiche encore 1 840 € de salaire de base, doit percevoir au moins 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026. L'écart est de 27,02 € brut par mois, soit 108,08 € pour les mois de juin à septembre 2026. Un rappel de salaire se réclame dans un délai de trois ans. Au II-3, à 1 875 €, la marge sur le SMIC n'est plus que de 7,98 € : la prochaine revalorisation légale pourrait suffire à la faire disparaître.

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3. Classification : neuf niveaux, trois catégories, trois échelons

La classification figure à l'annexe 1 de la convention. Elle a pour objet, selon son article 1er, de classer objectivement et de hiérarchiser de façon cohérente toutes les fonctions de la branche, en tenant compte de la diversité des entreprises et de la polyvalence des salariés. Son article 2 pose la structure : neuf niveaux répartis en trois catégories, qui correspondent aux trois familles de l'ancien système à deux conventions.

Employés : niveaux I à IV

Vente, magasin, logistique, administration. Ils relevaient autrefois de l'IDCC 1383. Les minima vont de 1 840 € à 1 956 €.

Personnel de maîtrise : V et VI

Encadrement de proximité et fonctions techniques qualifiées, également issus de l'IDCC 1383. De 1 987 € à 2 351 €.

Cadres : VII à IX

Anciennement couverts par l'IDCC 731. De 2 922 € au VII-1 à 4 753 € au niveau IX.

Pour les employés et le personnel de maîtrise, chaque niveau comporte trois échelons, que l'article 2 définit par le degré de maîtrise de l'emploi : le premier correspond à la connaissance de base de l'emploi, le deuxième à une pratique suffisante pour exécuter correctement les tâches, le troisième à une expérience étendue et à la polyvalence. La grille de salaires décline aussi trois échelons pour les niveaux cadres VII et VIII, et un seul montant pour le niveau IX.

ÉchelonCe que dit l'annexe 1, article 2En pratique
1Connaissance de base de l'emploiSalarié qui découvre le poste ou le métier
2Pratique suffisante pour une exécution correcte des tâchesSalarié autonome sur les tâches courantes du poste
3Expérience étendue et polyvalenceSalarié capable de tenir plusieurs postes ou de traiter les cas difficiles

Les niveaux eux-mêmes sont déterminés par des critères qui combinent la nature de l'activité, la complexité des tâches, l'étendue des responsabilités, l'autonomie et les connaissances requises. L'annexe impose que le classement du salarié figure sur son contrat de travail et sur son bulletin de paie, et elle interdit de se référer à des niveaux qui ne figurent pas dans la convention. L'article 28 du texte principal complète le dispositif : un salarié qui occupe temporairement, pendant au moins un mois, un emploi d'un niveau ou d'un échelon supérieur, perçoit une indemnité égale au moins à la différence entre les deux minima, et bénéficie ensuite d'une priorité pour le premier poste vacant de ce niveau.

« Magasinier = niveau II » : à vérifier sur votre propre fiche de poste

Nous ne publions pas de correspondance entre métiers et niveaux : le positionnement d'un magasinier cariste, d'un préparateur de commandes, d'un chauffeur-livreur ou d'un responsable de magasin et des stocks dépend du contenu réel de l'emploi dans l'entreprise, évalué selon les critères de l'annexe 1. Seul le niveau inscrit sur le contrat et le bulletin fait foi ; en cas de désaccord, la question relève de l'appréciation du juge.

Source : annexe 1, article 2 « méthodologie » ; article 28 de la convention (changements temporaires de catégorie, de niveau ou d'échelon), consultés le 30 septembre 2026.

4. La rémunération annuelle garantie : l'ancienneté payée une fois par an

La convention ne contient ni prime d'ancienneté mensuelle, ni treizième mois. À la place, l'article 4 de l'annexe 1, dans sa rédaction de l'avenant n° 1 du 23 mai 2024, crée une rémunération annuelle garantie (RAG) pour les salariés qui ont plus de trois ans d'ancienneté, quelle que soit leur catégorie. C'est un plancher annuel : ce que le salarié doit avoir perçu, au minimum, sur l'année civile.

Pour un salarié à temps plein présent toute l'année, le texte la fixe ainsi : « minimum conventionnel mensuel × 12 mois majoré de 2 % et augmenté de » 3 % après 3 ans d'ancienneté, 6 % après 6 ans, 9 % après 9 ans, 12 % après 12 ans et 15 % après 15 ans. Le même article fixe un second plancher, calculé sur le SMIC : les salaires versés sur l'année ne peuvent pas être inférieurs au SMIC « majoré des mêmes pourcentages que ci-dessus (2 % augmentés de 3 % ou 6 % ou 9 % ou 12 % ou 15 %) ». La majoration totale est donc de 5 % à 3 ans, et monte jusqu'à 17 % à 15 ans.

AnciennetéMajoration totaleRAG au niveau III-2 (1 896 €)RAG au niveau V-1 (1 987 €)RAG au niveau VII-1 (2 922 €)
Moins de 3 ansPas de RAG———
3 ans+ 5 %23 889,60 €25 036,20 €36 817,20 €
6 ans+ 8 %24 572,16 €25 751,52 €37 869,12 €
9 ans+ 11 %25 254,72 €26 466,84 €38 921,04 €
12 ans+ 14 %25 937,28 €27 182,16 €39 972,96 €
15 ans et plus+ 17 %26 619,84 €27 897,48 €41 024,88 €

Source : annexe 1, article 4 « rémunération annuelle garantie pour les salariés ayant plus de trois ans d'ancienneté », dans sa rédaction de l'avenant n° 1 du 23 mai 2024, consulté le 30 septembre 2026. Montants calculés par nos soins sur la grille du 1er mai 2026, pour une année complète à temps plein.

Ce qui compte, ce qui ne compte pas

La comparaison se fait une fois par an, en décembre. Si le total perçu sur l'année est inférieur à la RAG, l'employeur verse un complément de salaire. Le montant est proratisé pour un temps partiel, pour une année incomplète (embauche ou départ en cours d'année) et en cas de changement de niveau ou d'échelon en cours d'année.

Exclus de la comparaison

Remboursements de frais professionnels, heures supplémentaires et complémentaires et leurs majorations, majorations de nuit, de dimanche et de jour férié, sommes versées au titre de l'intéressement et de la participation, indemnités de précarité et compensatrices de congés payés des contrats à durée déterminée.

Inclus

Toutes les autres sommes perçues au cours de l'année : salaire de base, primes et gratifications prévues par le contrat ou par un usage de l'entreprise, ainsi que les indemnités journalières et prestations de prévoyance perçues pendant un arrêt, selon le texte.

L'ancienneté retenue est celle de l'article 27 : la durée écoulée depuis l'entrée au service du même employeur, en déduisant les suspensions du contrat, sauf celles que la loi ou la convention assimilent à du travail effectif (congés payés, accident du travail et maladie professionnelle, maternité, paternité, formation, moitié du congé parental, entre autres). Les absences pour maladie non professionnelle ne comptent pas dans l'ancienneté.

Exemple chiffré : un magasinier au niveau III-2 avec 7 ans d'ancienneté

Avec 7 ans d'ancienneté, le palier applicable est celui de 6 ans : 2 % + 6 % = 8 %. Sa RAG vaut 1 896 € × 12 × 1,08 = 24 572,16 €. S'il n'a perçu que son salaire minimum, soit 22 752 € sur l'année, l'employeur lui doit en décembre un complément de 1 820,16 € brut. S'il a touché une prime de fin d'année de son entreprise ou des primes sur objectifs, elles s'imputent sur ce complément ; ses heures supplémentaires, elles, ne s'imputent pas.

Le plancher calculé sur le SMIC prend le relais en bas de grille

Pour un salarié classé I-1 avec 4 ans d'ancienneté, la RAG calculée sur la grille vaut 1 840 € × 12 × 1,05 = 23 184 €. Mais le plancher calculé sur le SMIC de 1 867,02 € donne 22 404,24 € × 1,05 = 23 524,45 € sur une année complète : c'est ce montant, plus élevé, qui doit être atteint. En 2026, le SMIC ayant changé le 1er juin et la grille le 1er mai, le calcul exact de l'année se fait mois par mois, au prorata de chaque période.

5. Simulateur : votre minimum mensuel et votre rémunération annuelle garantie

Choisissez votre niveau et votre échelon, votre ancienneté dans l'entreprise et votre durée de travail. Le simulateur applique la grille de l'avenant n° 3, place le SMIC en plancher pour les échelons I-1 à II-2, puis calcule la rémunération annuelle garantie sur une année complète, avec le plancher SMIC majoré. Il chiffre aussi, si vous le souhaitez, les heures travaillées un jour férié, majorées de 100 %.

Minimum conventionnel — avenant n° 3, grille du 01/05/2026

Votre minimum brut du mois
—

Constantes du 30/09/2026 : grille de l'avenant n° 3 (effet 01/05/2026) ; SMIC 12,31 €/h depuis le 01/06/2026 ; rémunération annuelle garantie de l'annexe 1, article 4 (plus de 3 ans d'ancienneté, 2 % augmentés de 3 à 15 %), calculée sur une année complète aux valeurs actuelles et proratisée pour un temps partiel ; jour férié travaillé majoré de 100 % (article 48) ; net estimé avec un coefficient de 0,78. Résultat indicatif. Pour un calcul plus fin, utilisez la calculatrice brut / net.

Le simulateur ne remplace pas le calcul de décembre fait par l'employeur, qui additionne les sommes réellement versées sur l'année et tient compte des changements de grille, de SMIC ou d'échelon. Pour vérifier le minimum de votre branche à partir d'un autre outil, le comparateur de salaire minimum conventionnel reprend les minima de plusieurs conventions.

6. Durée du travail, heures supplémentaires, nuit, jours fériés et dimanche

L'article 29 renvoie à la durée légale du travail, 35 heures par semaine, et les articles 30 à 33 organisent les façons d'y déroger. Dans un négoce où l'activité suit les chantiers, la saison du jardinage ou les commandes des industriels, la convention prévoit à la fois un contingent d'heures supplémentaires élevé et la possibilité de répartir les horaires sur plusieurs semaines.

RègleCe que prévoit la conventionArticle
Contingent annuel d'heures supplémentaires240 heures, à défaut d'accord d'entreprise ou d'établissement fixant un autre contingent, après information du CSE30
Majoration des heures supplémentaires25 % pour les huit premières, 50 % au-delà ; paiement remplaçable en tout ou partie par un repos équivalent30
Répartition sur plusieurs semainesPériode au plus égale au semestre, de 28 à 42 heures par semaine ; au-delà de 42 heures, heures supplémentaires31
ProgrammationSemaine par semaine, affichée ou communiquée ; modification au moins 3 jours à l'avance, 24 heures en cas d'imprévu31
Forfait annuel en jours218 jours, journée de solidarité incluse ; 225 jours au plus en cas de renonciation à des repos ; amplitude de 13 heures, 11 heures de repos quotidien, 6 jours au plus par semaine, droit à la déconnexion32
Jour férié travaillé (hors 1er mai)Majoration de salaire de 100 %48 A
Travail exceptionnel de nuit, 21 h - 6 hMajoration de 25 % pour un salarié qui n'est pas travailleur de nuit ; non cumulable avec la majoration de jour férié48 B

Sources : articles 29 à 33, 39 et 48 « majorations diverses » de la convention ; article 30, heures supplémentaires, consultés le 30 septembre 2026.

Les taux de 25 % et 50 % sont ceux que la loi applique à défaut d'accord (article L. 3121-36). Le contingent de 240 heures est en revanche plus élevé que le contingent réglementaire de 220 heures qui s'applique en l'absence d'accord (articles L. 3121-30 et D. 3121-24). Au-delà du contingent, les heures ouvrent droit à une contrepartie obligatoire en repos. Le simulateur d'heures supplémentaires applique ces majorations.

Jours fériés : 100 % de majoration, sans perte de salaire quand ils sont chômés

L'article 39 reprend la liste légale des onze jours fériés et précise que leur chômage n'a pas d'incidence sur la rémunération. Le travail d'un jour férié autre que le 1er mai est majoré de 100 % par l'article 48. Le 1er mai garde son régime propre : s'il est travaillé dans un établissement qui ne peut interrompre son activité, le salarié perçoit une indemnité égale à son salaire du jour, en plus de celui-ci (article L. 3133-6).

Exemple chiffré : 7 heures un 14 juillet, au niveau IV-2

Le minimum du IV-2, 1 936 €, correspond à 12,76 € de l'heure. Sept heures travaillées un jour férié donnent 89,35 € de salaire et 89,35 € de majoration, soit 178,70 € brut. Ces heures n'entrent pas dans la comparaison avec la rémunération annuelle garantie : la majoration de jour férié en est expressément exclue.

Nuit et dimanche

La majoration de 25 % de l'article 48 ne vise que le travail exceptionnel entre 21 heures et 6 heures d'un salarié qui ne répond pas à la définition du travailleur de nuit (article L. 3122-5). Pour les travailleurs de nuit réguliers, les contreparties relèvent des règles légales et de l'accord d'entreprise. Nous n'avons trouvé, dans les articles lus, aucune majoration conventionnelle du dimanche : le repos hebdomadaire est donné le dimanche (article L. 3132-3) et, en cas de dérogation, les contreparties sont celles prévues par la loi pour la dérogation utilisée. Le calculateur d'heures majorées de nuit et de dimanche chiffre ces situations.

Temps partiel

L'article 33, réécrit par l'avenant n° 1 du 23 mai 2024, renvoie aux articles L. 3123-1 et suivants du code du travail. La mise en place d'horaires à temps partiel est précédée d'une consultation du CSE, ou d'une information de l'inspection du travail en l'absence de représentants. Un salarié peut aussi demander un temps partiel par lettre recommandée : l'employeur a un mois pour répondre et doit motiver un refus par des raisons objectives. Le contrat est écrit et mentionne la qualification, la rémunération, la durée, sa répartition et la limite des heures complémentaires. La durée minimale légale de 24 heures par semaine s'applique sauf dérogation (article L. 3123-27).

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7. Congés payés, congés d'ancienneté et événements familiaux

L'article 34, entièrement réécrit par l'avenant n° 4 du 5 mars 2026, reprend le droit commun : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur, dans la limite de 30 jours ouvrables par an (article L. 3141-3), sur une période de référence du 1er juin au 31 mai. Le congé principal se prend entre le 1er mai et le 31 octobre ; l'employeur fixe l'ordre des départs après avis du CSE, en tenant compte de la situation de famille et de l'ancienneté, et communique les dates au moins deux mois avant le départ.

Cet avenant a été signé par l'ensemble des organisations de la branche et un avis d'extension a été publié en avril 2026 extension non confirmée : tant que l'arrêté n'est pas paru, il ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes de l'organisation signataire. Le congé principal doit comporter une période continue de 12 à 24 jours ouvrables ; le fractionnement à l'initiative de l'employeur ouvre 2 jours supplémentaires lorsque 6 jours au moins sont pris hors période, et 1 jour lorsqu'il en reste 3 à 5.

+ 1 jour
après 15 ans d'ancienneté
+ 2 jours
après 20 ans
+ 3 jours
après 25 ans
+ 1 jour
par trimestre en sous-sol

L'article 35 ajoute un congé supplémentaire d'ancienneté, apprécié au 1er juin de chaque année, qui ne s'accole pas au congé principal sauf accord de l'entreprise et n'ouvre pas de jours de fractionnement. L'article 36 accorde un jour de congé de plus par période de trois mois passés en permanence en sous-sol, aux salariés qui comptent un an d'ancienneté. Les sites qui annoncent « 25 jours de congés » ou un bonus « à 10 ans » dans cette branche se trompent : ce ne sont pas les règles du texte en vigueur.

Événements familiaux : deux durées sous la loi

L'article 37 accorde, sur justificatif, des autorisations d'absence sans perte de salaire, en jours ouvrables consécutifs, assimilées à du travail effectif pour le calcul des congés payés. Plusieurs lignes sont plus favorables que la loi. Deux sont aujourd'hui en dessous de l'article L. 3142-4 du code du travail, modifié par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 : c'est alors la durée légale qui s'applique.

ÉvénementConvention (art. 37)Code du travail (L. 3142-4)Ce qui s'applique
Mariage ou PACS du salarié5 jours4 joursConvention
Mariage d'un enfant2 jours1 jourConvention
Naissance ou arrivée d'un enfant en vue d'adoption3 jours3 joursIdentique
Décès d'un enfant5 jours, 7 jours ouvrés dans certains cas12 jours, 14 si l'enfant avait moins de 25 ans ou était lui-même parentLa loi
Décès du conjoint, du partenaire de PACS, du concubin5 jours3 joursConvention
Décès du père, de la mère, d'un frère, d'une sœur, d'un beau-parent3 jours3 joursIdentique
Décès d'un petit-enfant3 joursRienConvention
Décès des grands-parents1 jourRienConvention
Annonce du handicap d'un enfant2 jours10 jours depuis le 14 juin 2026 (handicap, pathologie chronique, cancer)La loi
Déménagement1 jour tous les 5 ans, après 6 mois d'anciennetéRienConvention

Sources : article 34, avenant n° 4 du 5 mars 2026 ; article 35, article 36 et article 37 de la convention ; article L. 3142-4 du code du travail modifié par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 ; consultés le 30 septembre 2026.

Lorsque le décès exige un déplacement de plus de 300 kilomètres, le salarié peut obtenir un jour d'absence supplémentaire, non rémunéré. Pour le décès d'un enfant de moins de 25 ans, le texte réserve en outre le congé de deuil prévu par la loi, qui s'ajoute aux jours d'absence. Le simulateur de congés payés aide à décompter les jours acquis.

8. Maladie, accident et prévoyance : un maintien de salaire plus favorable que la loi

L'article 45, réécrit par l'avenant n° 1 du 23 mai 2024, est l'un des points forts de la convention. Il complète les indemnités journalières de la sécurité sociale dès un an d'ancienneté pour les employés et agents de maîtrise et dès six mois pour les cadres, à condition de prévenir l'employeur au plus vite, de justifier l'arrêt dans les 48 heures et d'être pris en charge par la sécurité sociale. Le complément est versé sous déduction des indemnités journalières et de la part des prestations de prévoyance financée par l'employeur.

Trois jours de carence au lieu de sept

Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'indemnisation commence dès le premier jour. Dans les autres cas, la convention applique le délai de carence de la sécurité sociale, soit trois jours, et le supprime en cas d'hospitalisation de plus d'un jour. Le régime légal de l'article L. 1226-1 et de ses décrets d'application prévoit, lui, sept jours de carence. L'accident de trajet est traité comme une maladie non professionnelle.

AnciennetéÀ 90 % du salaire brutPuis à 66,66 % du salaire brut
Après 1 an30 jours30 jours
Après 3 ans60 jours—
Après 6 ans60 jours40 jours
Après 9 ans90 jours—
Après 11 ans90 jours30 jours
Après 20 ans90 jours90 jours
AnciennetéÀ 100 % du salaire netPuis
Après 6 mois30 jours—
Après 1 an30 jours30 jours à 66,66 %
Après 2 ans90 jours—
Après 3 ans90 jours30 jours à 75 %
Après 9 ans90 jours60 jours à 75 %
Après 12 ans90 jours90 jours à 75 %
Après 15 ans90 jours150 jours à 75 %

Source : article 45, maladie, accident et maternité, dans sa rédaction de l'avenant n° 1 du 23 mai 2024, consulté le 30 septembre 2026.

Les durées s'apprécient par année civile : si plusieurs arrêts sont indemnisés dans l'année, leur total ne peut dépasser les limites du tableau, et un arrêt à cheval sur deux années ne donne pas droit à plus. L'ancienneté se mesure au premier jour d'absence. Le cumul des indemnités ne peut pas conduire à verser plus que le salaire net que le salarié aurait perçu en travaillant. Par comparaison, le barème légal accorde 30 jours à 90 % puis 30 jours aux deux tiers après un an, et dix jours de plus par période de cinq ans : un employé de 6 ans d'ancienneté a droit à 100 jours indemnisés par la convention, contre 80 par la loi. Le simulateur d'indemnités journalières donne la part versée par la sécurité sociale.

Prévoyance et frais de santé

Prévoyance des non-cadres

L'annexe 3 institue un régime de prévoyance complémentaire obligatoire pour les salariés non cadres (niveaux I à VI). Ses taux et garanties ne sont pas reproduits ici : consultez le texte de l'annexe en vigueur ou la notice de l'organisme assureur de votre entreprise.

Frais de santé

Nous n'avons pas trouvé d'accord de branche sur les frais de santé. L'obligation légale s'applique : l'employeur doit proposer à ses salariés une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié.

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9. Période d'essai, préavis et indemnité de licenciement

La convention de 2021 a aligné la rupture du contrat sur le code du travail tout en conservant quelques règles plus protectrices héritées des anciens textes : un renouvellement de l'essai limité, des heures de recherche d'emploi, un préavis de démission plus long pour les employés très anciens. Son indemnité de licenciement, en revanche, reprend exactement le barème légal.

Période d'essai : durées légales, renouvellement limité à la moitié

L'article 26 fixe les durées maximales à deux mois pour les employés, trois mois pour les agents de maîtrise et quatre mois pour les cadres, soit les plafonds de l'article L. 1221-19. L'essai et son renouvellement ne se présument pas : ils doivent figurer dans le contrat. Le renouvellement n'est possible qu'une fois, par accord écrit pendant la période initiale, et pour une durée au plus égale à la moitié de celle-ci, alors que la loi admettrait un doublement (article L. 1221-21). Un apprenti embauché en CDI dans la même entreprise ne peut pas se voir imposer d'essai, sauf si l'emploi exige des compétences différentes.

CatégorieEssai maximalRenouvellement maximalTotal possible
Employés (I à IV)2 mois1 mois3 mois
Agents de maîtrise (V, VI)3 mois1 mois et demi4 mois et demi
Cadres (VII à IX)4 mois2 mois6 mois

Le délai de prévenance reprend celui des articles L. 1221-25 et L. 1221-26 : pour l'employeur, 24 heures en deçà de 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et un mois, 2 semaines après un mois, un mois après trois mois ; pour le salarié, 24 heures en deçà de 8 jours, 48 heures ensuite. La convention ajoute un droit propre : pendant un délai de prévenance exécuté d'au moins un mois, le salarié peut s'absenter deux heures par jour travaillé pour chercher un emploi, sans perte de salaire.

Préavis de démission et de licenciement

CatégorieLicenciementDémission
Employés (I à IV)1 mois jusqu'à 2 ans d'ancienneté, 2 mois après1 mois jusqu'à 20 ans d'ancienneté, 2 mois après
Agents de maîtrise (V, VI)2 mois2 mois
Cadres (VII à IX)3 mois3 mois

Pour un employé licencié, le préavis est au moins égal à celui de l'article L. 1234-1, et plus favorable avant six mois d'ancienneté, que la loi ne couvre pas. Pour les agents de maîtrise, il est plus long que la loi jusqu'à deux ans d'ancienneté et égal ensuite ; pour les cadres, il est toujours plus long. En cas de faute grave ou lourde, il n'est pas dû. Si l'employeur dispense le salarié d'exécuter son préavis, il lui verse une indemnité égale à la rémunération qu'il aurait perçue, sans avancer la date de fin du contrat. Un salarié licencié qui retrouve un emploi pendant son préavis peut partir plus tôt, d'un commun accord, sans pénalité.

Pendant le préavis qui suit un licenciement, le salarié peut s'absenter deux heures par jour ouvré pour chercher un emploi, sans réduction de salaire, au prorata pour un temps partiel. Les heures peuvent être bloquées par semaine, par mois ou en fin de préavis d'un commun accord ; à défaut, elles se prennent en fin de journée, jusqu'à ce que le salarié ait retrouvé un emploi. Le calculateur de préavis donne la date de fin.

Indemnité de licenciement : le barème légal

L'article 42 accorde, dès huit mois d'ancienneté et sauf faute grave ou lourde, un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans et un tiers de mois par année au-delà, en tenant compte des mois de service accomplis au-delà des années pleines. Le salaire de référence est le plus avantageux entre le douzième des douze derniers mois et le tiers des trois derniers. C'est exactement le barème de l'article R. 1234-2 : la convention n'apporte rien de plus, mais rien de moins. En cas de licenciement économique, l'article 41 impose de tenir compte, pour l'ordre des départs, des qualités professionnelles, des charges de famille, de l'ancienneté et de la situation des salariés dont la réinsertion est difficile.

Exemple chiffré : 12 ans d'ancienneté, salaire de référence de 2 100 €

Dix premières années : 10 × 1/4 × 2 100 € = 5 250 €. Deux années au-delà : 2 × 1/3 × 2 100 € = 1 400 €. Total : 6 650 €, identique à l'indemnité légale. Le calculateur d'indemnité de licenciement applique ce barème au mois près.

Sources : article 26, période d'essai ; article 40, préavis ; article 41 (licenciement collectif) ; article 42, indemnité de licenciement ; consultés le 30 septembre 2026. Exemple calculé par nos soins.

10. Départ et mise à la retraite : un barème de départ plus généreux que la loi

À l'inverse de l'indemnité de licenciement, l'indemnité de départ volontaire à la retraite de l'article 44, réécrit par l'avenant n° 1 du 23 mai 2024, dépasse nettement le minimum légal de l'article L. 1237-9. Elle est due dès cinq ans d'ancienneté, quand la loi attend dix ans, et elle atteint cinq mois de salaire après quarante ans. Le départ volontaire ne constitue pas une démission.

AnciennetéConvention (art. 44)Minimum légal
5 ans0,5 moisRien
10 ans1,5 mois0,5 mois
15 ans2 mois1 mois
20 ans3 mois1,5 mois
30 ans4 mois2 mois
40 ans5 mois2 mois

Le salarié prévient l'employeur par lettre recommandée ou remise contre récépissé, en respectant un préavis d'un mois jusqu'à vingt ans d'ancienneté et de deux mois au-delà pour les employés ; d'un mois jusqu'à deux ans et de deux mois à partir de deux ans pour les agents de maîtrise et les cadres. Le salaire de référence est celui de l'indemnité de licenciement. L'indemnité est payée dans le mois du départ ; au-delà de deux mois de salaire, elle peut être versée en deux fois au plus, le premier versement étant d'au moins deux mois.

Exemple chiffré : départ après 22 ans, salaire de référence de 2 000 €

Avec 22 ans d'ancienneté, le palier conventionnel est celui de 20 ans : 3 mois, soit 6 000 €. Le barème légal donnerait 1,5 mois, soit 3 000 €. L'indemnité de départ volontaire est soumise à cotisations et à l'impôt sur le revenu comme un salaire.

La mise à la retraite à l'initiative de l'employeur, dans les conditions de l'article L. 1237-5, n'est pas un licenciement (article 43). L'employeur respecte le préavis de licenciement de l'article 40 et verse une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement. Elle n'est possible d'office qu'à partir de 70 ans ; avant, entre l'âge du taux plein automatique et 70 ans, elle suppose l'accord du salarié.

Sources : article 43 et article 44, départ volontaire à la retraite (avenant n° 1 du 23 mai 2024) ; articles L. 1237-5 et L. 1237-9 du code du travail ; consultés le 30 septembre 2026. Exemple calculé par nos soins.

11. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

Une page de convention collective n'a de valeur que si chaque chiffre peut être retrouvé dans un texte officiel. Plusieurs informations qui circulent sur cette branche n'ont pas pu être confirmées sur une source primaire au 30 septembre 2026 ; nous préférons les signaler plutôt que de les écrire.

Non publié

  • Numéro de brochure du Journal officiel : non trouvé ; consultez la fiche technique IDCC 3243.
  • Effectifs de la branche (nombre d'entreprises et de salariés) : chiffres divergents selon les sources, aucun chiffre officiel relu.
  • Correspondance entre métiers et niveaux : dépend du poste réel ; consultez votre contrat et votre bulletin.
  • Taux et garanties de la prévoyance des non-cadres (annexe 3) : non reproduits.
  • Arrêté d'extension de l'avenant n° 4 du 5 mars 2026 sur les congés payés : non paru à notre connaissance au 30 septembre 2026.
  • Prime d'ancienneté mensuelle, treizième mois, prime de vacances : absents du texte en vigueur ; l'ancienneté joue par la rémunération annuelle garantie.
  • Congé pour enfant malade et autres dispositions de l'article 38 : non relus pour cette page ; consultez la version en vigueur.
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FAQ — Convention collective de la quincaillerie et des fournitures industrielles

Les sept questions les plus posées sur la convention 3243, avec des réponses datées du 30 septembre 2026.

Celle de l'avenant n° 3 du 22 janvier 2026, étendu par arrêté du 8 avril 2026 et applicable depuis le 1er mai 2026. Les minima mensuels bruts vont de 1 840 € (employé, niveau I, échelon 1) à 1 956 € (niveau IV, échelon 3) pour les employés, de 1 987 € à 2 351 € pour le personnel de maîtrise (niveaux V et VI) et de 2 922 € à 4 753 € pour les cadres (niveaux VII à IX). Depuis la hausse du SMIC du 1er juin 2026, les cinq premiers échelons, de I-1 à II-2, sont sous le minimum légal : c'est le SMIC, 1 867,02 € pour un temps plein, qui leur est dû.

Non. La convention collective nationale du 24 novembre 2021, IDCC 3243, étendue par arrêté du 5 juillet 2023, les remplace depuis le 1er août 2023. Elle réunit dans un seul texte les employés et agents de maîtrise, qui relevaient de l'IDCC 1383, et les cadres, qui relevaient de l'IDCC 731. Son article 7 interdit que ce changement réduise les garanties de salaire antérieures.

Pas sous la forme d'une prime mensuelle. L'ancienneté joue à travers la rémunération annuelle garantie : à partir de 3 ans, le salarié doit percevoir sur l'année au moins douze fois le minimum de son échelon, majoré de 2 % et augmenté de 3 % après 3 ans, 6 % après 6 ans, 9 % après 9 ans, 12 % après 12 ans et 15 % après 15 ans. La comparaison se fait en décembre et l'employeur verse un complément si nécessaire.

L'article 40 fixe le préavis de démission à un mois pour les employés jusqu'à vingt ans d'ancienneté et à deux mois au-delà, à deux mois pour les agents de maîtrise et à trois mois pour les cadres. En cas de licenciement, il est d'un mois jusqu'à deux ans d'ancienneté et de deux mois au-delà pour les employés, de deux mois pour les agents de maîtrise et de trois mois pour les cadres.

L'article 26 fixe des durées maximales de deux mois pour les employés, trois mois pour les agents de maîtrise et quatre mois pour les cadres. L'essai doit être prévu par le contrat et ne peut être renouvelé qu'une fois, pour une durée au plus égale à la moitié de la période initiale, si le contrat le permet et avec l'accord écrit des deux parties.

L'article 37 accorde 5 jours ouvrables pour le mariage ou le PACS du salarié, 2 jours pour le mariage d'un enfant, 3 jours pour une naissance, 3 jours pour le décès du père, de la mère, d'un frère, d'une sœur, des beaux-parents ou d'un petit-enfant et 1 jour pour celui des grands-parents. Pour le décès d'un enfant et l'annonce du handicap d'un enfant, la convention est en dessous de la loi : ce sont les durées de l'article L. 3142-4 du code du travail qui s'appliquent, 12 ou 14 jours pour le décès et 10 jours pour l'annonce depuis le 14 juin 2026.

En cas de départ volontaire, l'article 44 prévoit 0,5 mois de salaire après 5 ans d'ancienneté, 1,5 mois après 10 ans, 2 mois après 15 ans, 3 mois après 20 ans, 4 mois après 30 ans et 5 mois après 40 ans. C'est plus que le minimum légal, qui n'est dû qu'à partir de 10 ans. En cas de mise à la retraite par l'employeur, l'indemnité est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement.

Sources officielles

Toutes les valeurs de cette page ont été relues le 30 septembre 2026 sur les documents suivants :

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