Convention collective des industries charcutières 2026 : grille, primes et droits
Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 1586. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.
Opérateur de production en salaison, conducteur de ligne de tranchage, désosseur, préparateur de commandes en chambre froide, technicien de maintenance, chef d'équipe de cuisson : les salariés des usines de jambon, de saucisson, de pâtés et de plats cuisinés à base de viande relèvent de la convention collective nationale de l'industrie de la salaison, charcuterie en gros et conserves de viandes du 29 mars 1972, plus connue sous le nom de convention des industries charcutières et identifiée sous le numéro IDCC 1586.
C'est une convention ancienne, souvent mal résumée, parce que ses règles sont réparties entre plusieurs textes. Le texte de base de 1972 est complété par des annexes propres à chaque catégorie (ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise, cadres), et par un accord de mensualisation du 22 juin 1979, commun à plusieurs branches de l'agroalimentaire, d'où viennent la prime d'ancienneté et la prime annuelle. La branche, représentée côté employeurs par la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (FICT), a aussi absorbé en 2019 la convention de la boyauderie.
Cette page réunit la grille des salaires en vigueur depuis le 1er février 2026 et ce que la hausse du SMIC de juin a changé, la classification, les primes réellement prévues par les textes (ancienneté, prime annuelle, froid, pauses, nuit), la durée du travail, les congés, le maintien de salaire en cas de maladie, les préavis et l'indemnité de licenciement comparée au minimum légal. Chaque montant renvoie au texte publié sur Légifrance, et un simulateur permet de reconstituer votre minimum mensuel. Ce que nous n'avons pas pu vérifier est signalé dans une section dédiée.
Étape 0 : votre entreprise relève-t-elle de l'IDCC 1586 ?
L'article 1 de la convention vise deux secteurs : la préparation industrielle de produits et de plats préparés à base de viandes (charcuterie, salaisonnerie, conserves de viandes, charcuterie pâtissière), et le commerce de gros de charcuteries et de salaisons. Il exclut les conserves de foie gras, de gibier, de volaille, de lapin et d'escargots. Le critère décisif est l'activité principale réelle de l'employeur : le code NAF n'est qu'un indice.
Le réflexe fiable : votre bulletin de paie
L'employeur doit indiquer sur le bulletin l'intitulé de la convention collective applicable (article R. 3243-1 du code du travail). En cas de doute, c'est la mention à vérifier en premier. Pour la carte d'identité du numéro (brochure 3125, dates, état du texte), voir la fiche technique IDCC 1586.
Sommaire
- Une convention en plusieurs textes
- Classification : 10 niveaux, des postes cotés
- Grille des salaires 2026 et SMIC
- Prime d'ancienneté et prime annuelle
- Prime de froid, pauses et casse-croûte
- Simulateur de salaire minimum
- Nuit, dimanche, jours fériés, heures sup
- Congés d'ancienneté et familiaux
- Maladie, accident, prévoyance
- Période d'essai et préavis
- Licenciement et retraite
- Formation, santé et sécurité
- Ce que nous ne publions pas
- FAQ
- Sources officielles
1. Une convention en plusieurs textes : ce qu'il faut savoir pour la lire
La plupart des erreurs qui circulent sur cette convention viennent d'une lecture partielle. Le texte de base de 1972 contient les règles communes (ancienneté, congés, travail de nuit, préavis de principe), puis chaque catégorie a son annexe : l'annexe II pour les ouvriers, l'annexe III pour les employés, l'annexe IV pour les techniciens et agents de maîtrise (TAM) et l'annexe V pour les cadres. Une même question, par exemple la durée du préavis ou la prime de froid, a donc une réponse différente selon l'annexe.
S'y ajoute un texte extérieur à la convention, l'accord national de mensualisation du 22 juin 1979, signé dans plusieurs branches des industries agroalimentaires et étendu en 1980. Les annexes de la convention y renvoient expressément. C'est lui qui fixe la prime d'ancienneté, la prime annuelle, l'indemnisation des jours fériés et le socle du maintien de salaire en cas de maladie. Enfin, les salaires minima sont renégociés chaque année par un accord séparé.
- 29 mars 1972 — signature de la convention collective nationale de la salaison, charcuterie en gros et conserves de viandes, étendue par arrêté du 14 mai 1975.
- 22 juin 1979 — accord de mensualisation des industries agroalimentaires : prime d'ancienneté, prime annuelle, maladie, jours fériés.
- 7 décembre 1992 et 28 janvier 1993 — accords sur la classification des postes et sa méthode : les anciennes grilles par métier disparaissent.
- 12 novembre 2009 — refonte des périodes d'essai, des indemnités de licenciement et de départ à la retraite, contingent d'heures supplémentaires porté à 155 heures.
- 23 janvier 2019 — arrêté de fusion : la convention de la boyauderie (IDCC 1543) est rattachée à l'IDCC 1586.
- 26 novembre 2025 — avenant n° 9 sur la prévoyance des non-cadres, en vigueur au 1er janvier 2026.
- 16 janvier 2026 — accord salaires : +1,20 % au 1er février 2026, étendu par arrêté du 14 avril 2026.
Et la boyauderie ?
Les salariés des anciennes entreprises de boyauderie relèvent désormais de l'IDCC 1586, branche de rattachement désignée par l'arrêté du 23 janvier 2019. Les textes récents de la branche, comme l'avenant prévoyance n° 9 de 2025, visent d'ailleurs explicitement les deux numéros. On lit parfois que la fusion aurait « harmonisé » le préavis ou l'ancienneté : nous n'avons trouvé aucun accord de ce type dans les textes publiés.
Source : convention collective nationale du 29 mars 1972 ; accord de mensualisation du 22 juin 1979 ; arrêté du 23 janvier 2019 portant fusion de champs conventionnels (JORF du 31 janvier 2019).
2. Classification : 10 niveaux et des postes cotés un par un
Depuis les accords de 1992 et 1993, la classification ne repose plus sur une liste de métiers associés à un coefficient. C'est le poste qui est classé, et non la personne qui l'occupe : chaque poste est analysé dans l'entreprise, à l'aide d'un guide d'entretien, puis coté sur sept critères classants (connaissances et technicité, temps nécessaire pour être opérationnel, etc.). Le total des points donne un coefficient, et le coefficient donne le niveau.
Conséquence pratique : deux salariés qui portent le même intitulé, « opérateur de conditionnement » par exemple, peuvent avoir des coefficients différents d'une usine à l'autre, selon le contenu réel du poste. Les listes de métiers avec un coefficient fixe que l'on trouve en ligne ne sont que des illustrations, sans valeur normative.
| Catégorie | Niveau | Coefficients | Exemples de postes typiques |
|---|---|---|---|
| Ouvriers et employés | I | 120 à 144 | Postes d'exécution simples, apprentissage rapide |
| II | 145 à 169 | Opérateurs de production ou de conditionnement | |
| III | 170 à 199 | Postes qualifiés : conduite de ligne, désossage, préparation technique | |
| Techniciens et agents de maîtrise | IV | 200 à 229 | Chefs d'équipe, techniciens qualité, de maintenance ou de laboratoire, agents de maîtrise d'atelier |
| V | 230 à 259 | ||
| VI | 260 à 299 | ||
| VII | 300 à 349 | ||
| Cadres | VIII | 350 à 399 | Responsables de production, de site, ingénieurs |
| IX | 400 à 599 | ||
| X | 600 à 700 |
Source : accord national du 7 décembre 1992 relatif à la classification des postes, article 4, et accord du 28 janvier 1993 relatif à la méthode, modifié par l'avenant n° 1 du 9 mars 2012 (conteneur IDCC 1586 sur Légifrance). La colonne « exemples » est indicative : elle ne figure pas dans les textes.
Polyvalence verticale
Aux niveaux I à III, le salarié qui tient un poste de coefficient supérieur en moyenne au moins 2 heures par jour est payé au coefficient le plus élevé.
Polyvalence horizontale
Le salarié qui maîtrise plusieurs postes de même niveau bénéficie d'une majoration personnelle de 10 points de coefficient.
Pour les métiers typiques de la branche, nos fiches détaillent missions, parcours et salaires constatés : conducteur de ligne agroalimentaire, conducteur de machine de conditionnement ou responsable sécurité sanitaire des aliments pour l'encadrement qualité.
3. Grille des salaires 2026 étendue
Les salaires minima de la branche sont fixés par l'accord du 16 janvier 2026, signé par la FICT et par FO, la CFTC, la CFE-CGC et la CFDT. Il augmente toute la grille de 1,20 % au 1er février 2026. Étendu par arrêté du 14 avril 2026, publié au Journal officiel du 17 avril, il s'impose à toutes les entreprises de la branche, adhérentes ou non de la FICT. Les montants sont des minima mensuels bruts pour 35 heures par semaine (151,67 heures par mois), exprimés avec une seule décimale, comme dans le texte.
| Niveau | Coef. | 2025 | Depuis le 01/02/2026 | Écart au SMIC (1 867,02 €) |
|---|---|---|---|---|
| I | 125 | 1 813,8 € | 1 835,6 € | −31,42 € |
| I | 130 | 1 819,1 € | 1 840,9 € | −26,12 € |
| I | 135 | 1 824,4 € | 1 846,3 € | −20,72 € |
| I | 140 | 1 830,6 € | 1 852,6 € | −14,42 € |
| II | 145 | 1 835,9 € | 1 857,9 € | −9,12 € |
| II | 150 | 1 841,2 € | 1 863,3 € | −3,72 € |
| II | 155 | 1 846,4 € | 1 868,6 € | +1,58 € |
| II | 160 | 1 858,0 € | 1 880,3 € | +13,28 € |
| II | 165 | 1 879,0 € | 1 901,5 € | +34,48 € |
| III | 170 | 1 889,4 € | 1 912,1 € | +45,08 € |
| III | 175 | 1 922,7 € | 1 945,8 € | +78,78 € |
| III | 180 | 1 955,0 € | 1 978,5 € | +111,48 € |
| III | 185 | 1 988,3 € | 2 012,2 € | +145,18 € |
| III | 190 | 2 019,5 € | 2 043,7 € | +176,68 € |
| III | 195 | 2 053,9 € | 2 078,5 € | +211,48 € |
| Niveau | Coefficients et minima depuis le 01/02/2026 |
|---|---|
| IV | 200 : 2 130,2 € · 205 : 2 151,3 € · 210 : 2 173,5 € · 215 : 2 197,7 € · 220 : 2 228,2 € · 225 : 2 265,1 € |
| V | 230 : 2 301,9 € · 235 : 2 338,9 € · 240 : 2 376,8 € · 245 : 2 412,6 € · 250 : 2 448,4 € · 255 : 2 486,4 € |
| VI | 260 : 2 525,4 € · 265 : 2 562,3 € · 270 : 2 601,3 € · 275 : 2 639,2 € · 280 : 2 677,2 € · 285 : 2 713,1 € · 290 : 2 753,1 € · 295 : 2 790,0 € |
| VII | 300 : 2 827,8 € · 305 : 2 864,8 € · 310 : 2 902,7 € · 315 : 2 941,8 € · 320 : 2 979,6 € · 325 : 3 017,6 € · 330 : 3 052,4 € · 335 : 3 092,4 € · 340 : 3 129,3 € · 345 : 3 168,3 € |
| Niveau | Coef. | 2025 | Depuis le 01/02/2026 |
|---|---|---|---|
| VIII | 350 | 3 280,3 € | 3 319,7 € |
| IX | 400 | 3 537,6 € | 3 580,1 € |
| X | 600 | 4 955,2 € | 5 014,7 € |
| X | 700 | 5 695,1 € | 5 763,4 € |
Au-dessus de 345, l'accord ne publie que ces quatre coefficients. Aucun minimum n'est fixé pour les coefficients intermédiaires (360 à 395, 410 à 595, 610 à 695).
Source : accord du 16 janvier 2026 relatif aux salaires minimaux conventionnels à compter du 1er février 2026, article 1er, étendu par arrêté du 14 avril 2026 (JORF du 17 avril 2026) ; grille 2025 : accord du 19 décembre 2024, étendu par arrêté du 17 mars 2025. Écarts au SMIC calculés par nos soins.
Ce que la hausse du SMIC de juin 2026 a changé
Au 1er février 2026, toute la grille dépassait le SMIC d'alors (1 823,03 €) : le coefficient 125 le devançait de 12,57 €, un écart que les négociateurs avaient visé. Le 1er juin 2026, le SMIC est passé à 12,31 € de l'heure, soit 1 867,02 € par mois. Six coefficients, de 125 à 150, se retrouvent depuis sous ce plancher, et le coefficient 155 ne le dépasse que de 1,58 €. Le graphique ci-dessous montre l'écart, coefficient par coefficient, pour les ouvriers et employés.
Coefficient 125 à 150 : c'est le SMIC qui s'applique
Un minimum conventionnel inférieur au SMIC ne peut pas être appliqué tel quel : l'employeur doit porter la rémunération au niveau du salaire minimum de croissance, soit 1 867,02 € bruts pour un temps plein. L'accord prévoit que les partenaires sociaux se réunissent « dans les meilleurs délais » si le SMIC dépasse le premier coefficient. À la fin septembre 2026, aucun nouvel accord salaires n'avait été publié. Attention : les primes calculées sur le minimum de la catégorie (ancienneté, froid, prime annuelle) restent assises sur le montant conventionnel.
4. Prime d'ancienneté et prime annuelle : deux primes venues de l'accord de 1979
La convention de 1972 définit l'ancienneté (présence continue dans l'entreprise, avec les périodes assimilées), mais ne contient pas de barème de prime. Celui-ci figure à l'article 13 de l'accord de mensualisation du 22 juin 1979, auquel les annexes de la convention renvoient. Le barème est simple : 3 points de pourcentage tous les trois ans, jusqu'à 15 % après quinze ans. On lit parfois sur le web un barème « 2 % à deux ans puis 1 % par an, plafonné à 12 % » : il ne correspond à aucun texte de la branche.
| Ancienneté | Taux | Progression | Montant au coefficient 170 (1 912,1 €) |
|---|---|---|---|
| Après 3 ans | 3 % | 57,36 € | |
| Après 6 ans | 6 % | 114,73 € | |
| Après 9 ans | 9 % | 172,09 € | |
| Après 12 ans | 12 % | 229,45 € | |
| Après 15 ans | 15 % | 286,82 € |
Source : accord du 22 juin 1979, article 13 « Prime d'ancienneté », en vigueur étendu, relu le 28 septembre 2026. Montants de la dernière colonne calculés par nos soins.
Trois règles d'application comptent. La prime se calcule sur le salaire minimum garanti de la catégorie, pas sur votre salaire réel : un salarié payé au-dessus de la grille ne touche pas plus. Elle s'adapte à l'horaire de travail (un temps partiel la réduit, des heures supplémentaires l'augmentent, majorations comprises). Enfin, elle doit apparaître sur une ligne distincte du bulletin de paie : si elle est fondue dans le salaire de base, demandez le détail. Son application aux cadres n'est pas précisée dans les textes que nous avons consultés.
La prime annuelle : l'équivalent d'un 13e mois sur le minimum
L'article 14 du même accord prévoit une prime annuelle égale à 100 % du salaire minimum garanti de la catégorie, due à partir d'un an d'ancienneté. Elle est calculée au prorata du temps de travail effectif, les congés payés étant assimilés à du travail, et peut être versée en une ou plusieurs fois. Le salarié qui quitte l'entreprise en cours d'année perçoit la fraction acquise. Elle n'est donc pas « laissée aux accords d'entreprise » comme on le lit parfois : c'est un droit de branche, que l'entreprise peut seulement améliorer. Comme pour la prime d'ancienneté, son application aux cadres n'est pas précisée dans les textes consultés.
Exemple chiffré : un conducteur de ligne au coefficient 170, 10 ans d'ancienneté
- Minimum conventionnel mensuel : 1 912,1 € brut pour 35 heures.
- Prime d'ancienneté au palier de 9 ans : 9 % × 1 912,1 € = 172,09 € par mois.
- Prime annuelle : 1 912,1 € sur l'année, pour une année complète de présence.
- Minimum annuel garanti : (1 912,1 + 172,09) × 12 + 1 912,1 = 26 922,38 € brut, hors heures supplémentaires et primes de poste.
Calcul fait par nos soins sur la grille du 1er février 2026. Pour convertir en net, utilisez la calculatrice brut / net, et pour lisser la prime annuelle sur l'année, le calculateur de 13e mois.
5. Prime de froid, pauses payées et casse-croûte de nuit
Le froid est la contrainte quotidienne de la branche : découpe, tranchage, conditionnement et stockage se font dans des ateliers réfrigérés, parfois en chambre froide négative. La convention le compense par une prime exprimée en pourcentage du minimum de la catégorie, pour les seules heures effectuées de manière continue au froid. Le barème des ouvriers dépend de la température ; celui des techniciens et agents de maîtrise, créé en 2016, est unique.
Sous −5 °C
du minimum de la catégorie, pour les heures concernées (ouvriers).
De −5 °C à +3 °C
du minimum de la catégorie (ouvriers).
De +3 °C à +10 °C
du minimum de la catégorie (ouvriers) ; 4 % aussi pour les TAM à 10 °C ou moins.
Aucun texte de branche ne prévoit de prime de froid pour les employés ni pour les cadres. Pour les TAM, la prime de 4 % n'est pas cumulable avec une mesure d'entreprise équivalente. La convention ne fixe en revanche ni durée de travail réduite ni pause chiffrée propre au froid : ces protections relèvent de l'évaluation des risques de l'employeur, détaillée dans notre article sur le travail au froid négatif et les obligations de l'employeur.
Exemple : un ouvrier au coefficient 160 dans un atelier à 2 °C
Toute sa journée se déroule dans la plage de −5 °C à +3 °C. Sa prime de froid est de 8 % × 1 880,3 € = 150,42 € par mois. S'il a 9 ans d'ancienneté, il perçoit aussi 9 % × 1 880,3 € = 169,23 € de prime d'ancienneté. Son minimum mensuel atteint alors 2 199,95 € brut, soit environ 1 716 € net à titre d'estimation (coefficient de 0,78, qui varie selon la mutuelle et la prévoyance).
Pause casse-croûte payée
Pour les ouvriers en horaire ininterrompu : 30 minutes payées à partir de 8 heures de travail, 20 minutes entre 7 et 8 heures (annexe II, article 5).
Panier de nuit
Après au moins 4 heures consécutives de nuit : 15 minutes de pause payée et un casse-croûte fourni, ou une indemnité égale à 1,5 fois le taux horaire de base du manœuvre ordinaire de l'entreprise (article 50).
Deux idées reçues à écarter. Il n'existe pas de prime de production ou de rendement de branche : elles ont été intégrées dans les salaires à la fin de 1975. Et la convention ne chiffre aucune prime d'habillage : les contreparties au temps d'habillage et de déshabillage, obligatoires quand la tenue est imposée et se revêt sur le lieu de travail, se négocient dans l'entreprise. Les techniciens et agents de maîtrise en déplacement ont enfin une indemnité égale à 4 fois le minimum garanti pour un petit déplacement et 14 fois pour un grand déplacement.
Source : convention du 29 mars 1972, annexe II « Ouvriers » articles 5, 13 et 13 bis, article 50 d), annexe IV article 8 ; avenant du 8 mars 2016 (annexe IV article 12), sur le conteneur IDCC 1586. Exemples calculés par nos soins.
6. Simulateur : votre minimum mensuel dans l'industrie charcutière
Choisissez votre coefficient, votre ancienneté et, le cas échéant, la plage de température dans laquelle vous travaillez. Le simulateur applique la grille du 1er février 2026, le plancher du SMIC, la prime d'ancienneté de 3 à 15 % et la prime de froid de votre catégorie, au prorata de la part de vos heures passées au froid et de votre temps de travail. Il donne aussi votre prime annuelle et une estimation du net.
Minimum mensuel brut — grille du 1er février 2026
Constantes du 28/09/2026 : grille de l'accord du 16/01/2026 (effet 01/02/2026, étendu le 14/04/2026) ; SMIC 1 867,02 € au 01/06/2026 ; prime d'ancienneté et prime annuelle : accord du 22/06/1979, art. 13 et 14 ; prime de froid : annexe II art. 13 (ouvriers), annexe IV art. 12 (TAM). Net estimé avec un coefficient de 0,78. Résultat indicatif, hors heures supplémentaires, nuit et primes d'entreprise.
7. Nuit, dimanche, jours fériés et heures supplémentaires
Les usines de charcuterie tournent souvent en deux ou trois équipes, avec des postes qui commencent avant l'aube pour livrer la grande distribution. La convention fixe ses propres majorations pour la nuit et le dimanche ; pour la durée du travail et les heures supplémentaires, elle renvoie pour l'essentiel à la loi et à des accords de branche successifs, dont le dernier, du 12 novembre 2009, fixe le contingent annuel.
| Situation | Règle de branche | Texte |
|---|---|---|
| Heures de nuit habituelles (21 h à 6 h) | +20 % du taux horaire | Art. 50 (accord du 29/04/2002) |
| Heures de nuit exceptionnelles | +40 % | Art. 50 |
| Travailleur de nuit à temps complet | 1 semaine de repos compensateur par an (au prorata sinon) | Art. 50 |
| Dimanche travaillé exceptionnellement | +50 %, cumulable avec la majoration d'heures supplémentaires | Art. 49 |
| Jour férié travaillé | Repos compensateur sans perte de salaire, de préférence à une majoration | Art. 49 |
| Contingent d'heures supplémentaires | 155 heures par an | Accord du 12/11/2009 |
Est travailleur de nuit, au sens de la branche, le salarié qui accomplit au moins deux fois par semaine au moins trois heures dans la période de nuit, ou au moins 300 heures de nuit sur douze mois. Sa durée de travail est limitée à 8 heures par nuit (10 heures par dérogation) et à 40 heures en moyenne sur douze semaines, sans plus de cinq nuits consécutives. Les heures supplémentaires suivent les majorations légales de 25 % puis 50 % (article L. 3121-36) : l'article 48 de la convention, qui parle encore de majorations « au-delà de 39 heures », date d'avant les 35 heures et ne doit plus être lu comme une règle actuelle.
Exemple : 10 heures de nuit habituelle au coefficient 180
Taux horaire minimum : 1 978,5 € ÷ 151,67 h = 13,04 €. La majoration de 20 % représente 2,61 € par heure, soit 26,09 € pour 10 heures, en plus du salaire de base. Les mêmes heures effectuées de nuit à titre exceptionnel seraient majorées de 40 %, soit 52,18 €. Pour votre cas, le simulateur d'heures de nuit et le calculateur de majorations nuit et dimanche font le calcul sur votre taux réel.
Les jours fériés chômés sont payés sans condition de présence la veille ou le lendemain (accord de 1979, article 7). Le 1er mai suit la règle légale : s'il est travaillé, il est payé double. Pour les heures au-delà de 35 heures, le calculateur d'heures supplémentaires applique les taux et l'exonération fiscale.
Source : convention du 29 mars 1972, articles 48, 49 et 50 (rédaction de l'accord du 29 avril 2002) ; accord du 12 novembre 2009, article 1er ; accord du 22 juin 1979, article 7.
8. Congés : ancienneté, fractionnement et événements familiaux face à la loi
Aux cinq semaines de congés payés légaux, la convention ajoute des jours d'ancienneté : 1 jour après 15 ans, 2 jours après 20 ans et 3 jours après 25 ans (article 55). Elle accorde aussi des jours de fractionnement : 2 jours ouvrables si au moins 6 jours sont pris en dehors de la période légale, 1 jour pour 3 à 5 jours, la cinquième semaine n'étant pas comptée (article 56).
Pour les événements familiaux, le texte a été réécrit en 2018, avant les réformes de 2020, 2023 et 2026 qui ont allongé plusieurs congés légaux. La règle est simple : quand la convention est moins favorable que l'article L. 3142-4 du code du travail, c'est la loi qui s'applique.
| Événement | Convention (art. 63) | Code du travail | Ce qui s'applique |
|---|---|---|---|
| Mariage ou PACS du salarié | 4 jours, 1 semaine après 1 an de présence | 4 jours | Convention après 1 an |
| Mariage d'un enfant | 1 jour | 1 jour | Identique |
| Naissance ou adoption | 3 jours | 3 jours | Identique |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS, concubin | 5 jours | 3 jours | Convention |
| Décès d'un enfant | 5 jours | 12 jours, 14 si l'enfant avait moins de 25 ans, + congé de deuil | Loi |
| Décès du père, de la mère, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur | 3 jours | 3 jours | Identique |
| Décès d'un grand-parent, beau-frère, belle-sœur | 1 jour après 1 an de présence | Rien | Convention |
| Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant | 2 jours | 10 jours depuis le 14 juin 2026 | Loi |
Source : convention, article 63 (avenant du 30 janvier 2018), articles 54, 55 et 56 ; article L. 3142-4 du code du travail, modifié par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026.
L'article 54 prévoit aussi, pour un enfant malade de moins de 16 ans, 10 jours d'absence par an, non payés sauf pour le parent isolé chef de famille, indemnisé à 50 % du brut, et 3 jours par an payés à 100 % en cas d'hospitalisation d'un enfant. Tous ces congés comptent comme du travail effectif pour le calcul des congés payés.
9. Maladie et accident : un maintien de salaire qui s'allonge avec l'ancienneté
En cas d'arrêt de travail, la branche complète les indemnités journalières de la Sécurité sociale au-delà du minimum légal. Pour les ouvriers et les employés, le régime vient de l'accord de 1979, modifié par un accord du 5 décembre 2012 : 90 % de la rémunération brute pendant une première période, puis 75 %, sous déduction des indemnités journalières et sans dépasser le net qu'aurait perçu le salarié en travaillant. Les durées augmentent avec l'ancienneté.
| Ancienneté | Maladie sans hospitalisation (à partir du 8e jour) | Maladie avec hospitalisation (dès la prise en charge Sécurité sociale, 6 mois d'ancienneté) |
|---|---|---|
| Jusqu'à 10 ans | 45 j à 90 % + 105 j à 75 % | 45 j à 90 % + 135 j à 75 % |
| 11 à 15 ans | 50 j + 100 j | 50 j + 130 j |
| 16 à 20 ans | 60 j + 90 j | 60 j + 120 j |
| 21 à 25 ans | 70 j + 80 j | 70 j + 110 j |
| 26 à 30 ans | 80 j + 80 j | 80 j + 100 j |
| 31 ans et plus | 90 j + 90 j | 90 j + 90 j |
Source : accord du 22 juin 1979, article 8, modifié pour la branche par l'accord du 5 décembre 2012 (annexe II article 15, annexe III article 7). Sans hospitalisation, l'ancienneté minimale est d'un an.
Techniciens et agents de maîtrise
Après 1 an de présence : 1 mois à plein tarif puis 1 mois à demi-tarif, sous déduction des indemnités journalières et de la prévoyance. Le régime des ouvriers s'applique s'il est plus favorable (annexe IV, article 9).
Cadres
Après 2 ans : 3 mois à plein tarif puis 3 mois à demi-tarif, chaque période augmentant d'un mois par tranche de 5 ans, jusqu'à 6 mois. Avec un an d'ancienneté, les montants sont réduits de moitié (annexe V, article 7).
Un accident de trajet ouvre droit à 150 jours à 90 % dès 6 mois d'ancienneté, et l'accident du travail à 180 jours à 90 %. Pour estimer vos indemnités journalières, voir le simulateur d'arrêt maladie ; pour le délai avant indemnisation, le calcul des jours de carence.
Prévoyance et mutuelle
Les non-cadres bénéficient d'un régime de prévoyance de branche, redéfini par l'avenant n° 9 du 26 novembre 2025, en vigueur au 1er janvier 2026 : cotisation de 1,04 % du salaire (tranches A et B), partagée à parts égales, pour un capital décès de 300 % du salaire de référence, une rente éducation, l'incapacité de travail et l'invalidité. Les cadres ont un régime propre depuis un accord du 3 novembre 2025, modifié en avril 2026. L'entreprise choisit librement son assureur : l'ancienne désignation d'un organisme unique n'a plus d'effet. Il n'existe pas de régime frais de santé de branche : c'est la mutuelle d'entreprise obligatoire du droit commun qui s'applique.
| Garantie (non-cadres) | Taux total | Employeur | Salarié |
|---|---|---|---|
| Décès et invalidité absolue | 0,22 % | 0,17 % | 0,05 % |
| Rente éducation | 0,08 % | 0,04 % | 0,04 % |
| Incapacité de travail | 0,33 % | — | 0,33 % |
| Invalidité | 0,41 % | 0,31 % | 0,10 % |
| Total | 1,04 % | 0,52 % | 0,52 % |
Source : avenant n° 9 du 26 novembre 2025 à l'accord prévoyance du 6 octobre 2006, étendu par arrêté du 18 mars 2026 (conteneur IDCC 1586).
10. Période d'essai et préavis : des durées propres à chaque annexe
Les périodes d'essai ont été revues par l'accord du 12 novembre 2009, qui a aussi supprimé l'ancienne règle générale de renouvellement. Elles restent plus courtes que les maxima légaux de l'article L. 1221-19 pour les ouvriers et employés, et leur renouvellement suppose un accord écrit du salarié.
| Catégorie | Période d'essai | Renouvellement |
|---|---|---|
| Ouvriers | 1 mois | Non prévu |
| Employés | 1 mois | Non prévu |
| TAM (niveaux IV à VII) | 2 mois | Oui, par écrit, 4 mois au total |
| Cadres | 3 mois | Une fois, par écrit, 6 mois au total |
Quand l'employeur met fin à l'essai d'un technicien, d'un agent de maîtrise ou d'un cadre, il doit prévenir 2 semaines à l'avance après un mois de présence et 1 mois après trois mois.
Après l'essai, le préavis dépend de la catégorie et, pour les ouvriers et employés, de l'ancienneté. En cas de licenciement, il ne peut jamais être inférieur au minimum légal d'un mois entre six mois et deux ans d'ancienneté, et de deux mois au-delà.
| Catégorie | Démission | Licenciement |
|---|---|---|
| Ouvriers, coefficients 120 à 135 | 8 jours avant 6 mois, 15 jours ensuite | 8 jours avant 6 mois, 15 jours ensuite ; au moins 1 mois dès 6 mois et 2 mois après 2 ans (minimum légal) |
| Ouvriers au-delà du coefficient 135 | 1 mois | 1 mois ; 2 mois après 2 ans |
| Employés | 1 mois en principe | 1 mois ; 2 mois après 2 ans |
| TAM niveau IV | Consultez le texte en vigueur | 2 mois après 2 ans de présence |
| TAM niveaux V et VI | 2 mois | 2 mois |
| TAM niveau VII | 3 mois | 3 mois |
| Cadres | 3 mois au moins | 3 mois au moins ; 6 mois en cas de mise à la retraite |
Deux heures par jour pour chercher un emploi
Pendant le préavis, le salarié dispose de 2 heures par jour pour chercher un emploi, jusqu'à ce qu'il en ait trouvé un (article 44). Les heures sont fixées alternativement par le salarié et par l'employeur, et peuvent être groupées, en principe en une journée par semaine. Elles sont rémunérées, sauf en cas de démission. Les cadres bénéficient de la même règle. Le calculateur de préavis donne votre date de fin de contrat.
Source : annexes II (articles 2 et 9), III (articles 2 et 4), IV (articles 2 et 5) et V (articles 2, 11 et 13) de la convention, dans leur rédaction de l'accord du 12 novembre 2009 et de l'avenant du 6 octobre 2006 ; article 44 ; accord du 22 juin 1979, article 11.
11. Indemnité de licenciement et départ à la retraite : le barème de branche face au légal
C'est le point où la convention est le plus souvent présentée à contresens. Pour les ouvriers, employés et agents de maîtrise, le barème conventionnel (1/5 de mois de salaire par année d'ancienneté, plus 2/15 de mois par année au-delà de dix ans) est moins favorable que l'indemnité légale de l'article R. 1234-2, qui accorde 1/4 de mois par année jusqu'à dix ans puis 1/3 au-delà. Comme le salarié perçoit toujours le montant le plus élevé, c'est en pratique l'indemnité légale qui s'applique aux non-cadres.
Pour les cadres, c'est l'inverse : dès trois ans d'ancienneté dans la catégorie, le barème de l'annexe V accorde 4/10 de mois par année jusqu'à quinze ans, puis 6/10 de mois par année au-delà, dans la limite de 12 mois, sur la base de la moyenne des 24 derniers mois. Entre un et trois ans d'ancienneté cadre, le taux est de 1/5 de mois par année.
| Cas | Barème de branche | Indemnité légale | Montant dû |
|---|---|---|---|
| Ouvrier, 8 ans, salaire de référence 2 100 € | 8 × 1/5 = 1,6 mois, soit 3 360 € | 8 × 1/4 = 2 mois, soit 4 200 € | Légal : 4 200 € |
| Cadre, 12 ans, 4 000 € | 12 × 4/10 = 4,8 mois, soit 19 200 € | 3,17 mois, soit 12 667 € | Branche : 19 200 € |
| Cadre, 20 ans, 4 500 € | 15 × 4/10 + 5 × 6/10 = 9 mois, soit 40 500 € | 5,83 mois, soit 26 250 € | Branche : 40 500 € |
Source : annexes II (article 11), III (article 5), IV (article 6) et V (article 12), rédaction de l'accord du 12 novembre 2009 ; accord du 22 juin 1979, article 12, auquel ces barèmes se substituent. Exemples calculés par nos soins. Pour votre cas, voir le simulateur d'indemnité de licenciement.
Départ et mise à la retraite
En cas de départ volontaire à la retraite, les ouvriers, employés et agents de maîtrise perçoivent 1/20 de mois par année entre un et quatre ans, puis 1/10 de mois par année à partir de cinq ans : c'est plus que le minimum légal, qui n'accorde qu'un demi-mois après dix ans. Un salarié qui part avec dix ans d'ancienneté reçoit ainsi un mois de salaire au lieu d'un demi-mois. Les cadres ont 1/10 de mois par année jusqu'à dix ans, puis la moitié de l'indemnité de licenciement, dans la limite de 7 mois.
En cas de mise à la retraite par l'employeur, l'indemnité est égale à l'indemnité de licenciement, et l'indemnité légale reste le plancher. Un procès-verbal d'interprétation du 9 février 2026 précise que l'indemnité de départ à la retraite ne se cumule pas avec l'indemnité de licenciement et ne la remplace pas, même si elle est plus favorable.
12. Formation, santé et sécurité : ce que prévoit la branche
L'opérateur de compétences de la branche est OCAPIAT, qui finance l'apprentissage et le plan de développement des compétences des entreprises de moins de 50 salariés. Une commission paritaire de l'emploi et de la formation (CPNEFP), créée en 2008, pilote les certificats de qualification professionnelle (CQP) de branche, dont OCAPIAT présente un CQP d'ouvrier qualifié du travail des viandes en industries charcutières.
CQP de branche
Créés par l'accord du 15 juin 1995, modifié en 2003, pour reconnaître les qualifications acquises en atelier.
Santé et sécurité
Un avenant du 18 mai 2004 porte sur l'évaluation des risques et la prévention des troubles musculosquelettiques, premier risque des postes de découpe.
Violences sexistes et sexuelles
Accord de branche du 12 septembre 2025 sur la prévention et le traitement des violences sexistes et sexuelles au travail.
Le froid n'ouvre pas de points au compte pénibilité
Le froid ne fait pas partie des six facteurs du compte professionnel de prévention depuis 2017 : travailler en chambre froide ne génère donc pas de points, contrairement au travail de nuit ou en équipes successives alternantes, qui restent des facteurs retenus au-delà de certains seuils. Dans la branche, le froid est compensé par la seule prime de la section 5.
13. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi
Une valeur qui n'a pas pu être vérifiée dans un texte officiel n'apparaît pas sur cette page. À la date de mise à jour, plusieurs points restent dans ce cas : si l'un d'eux vous concerne, consultez le texte en vigueur sur Légifrance ou interrogez votre service des ressources humaines ou vos représentants du personnel.
- La durée du préavis de démission des agents de maîtrise de niveau IV, que l'annexe IV ne précise pas.
- L'application de la prime d'ancienneté et de la prime annuelle aux cadres, que l'accord de 1979 ne tranche pas explicitement.
- Le libellé des critères classants 3 à 7 de l'avenant du 9 mars 2012.
- Les taux du régime de prévoyance des cadres modifié par l'avenant n° 1 du 16 avril 2026.
- Une éventuelle négociation salariale ouverte après la hausse du SMIC de juin 2026 : aucun texte n'avait été publié fin septembre.
Nous avons aussi écarté des affirmations fréquentes mais fausses : une prime d'ancienneté plafonnée à 12 %, un « article 74 bis » sur la prime annuelle qui n'existe pas, une date d'accord salaires au « 16 février 2026 » (l'accord est du 16 janvier), et des montants à deux décimales qui sont des recalculs de sites tiers.
FAQ — Convention des industries charcutières
Sources officielles
Textes consultés sur Légifrance et code.travail.gouv.fr le 28 septembre 2026.
- Convention collective nationale de l'industrie de la salaison, charcuterie en gros et conserves de viandes du 29 mars 1972 (IDCC 1586, brochure 3125) — texte de base, annexes II à V, accords de classification, prévoyance et temps de travail
- Accord du 16 janvier 2026 relatif aux salaires minimaux conventionnels, étendu par arrêté du 14 avril 2026 (JORF du 17 avril 2026)
- Accord du 19 décembre 2024 relatif aux salaires (grille 2025)
- Accord national de mensualisation du 22 juin 1979 — articles 7, 8, 11, 12, 13 et 14
- Arrêté du 23 janvier 2019 portant fusion de champs conventionnels (boyauderie)
- Fiche de la convention sur code.travail.gouv.fr
- Article L. 3142-4 du code du travail (congés pour événements familiaux)
- Revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 (12,31 € de l'heure)